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Charles VOGEL (1878-1958)

[2570]. VOGEL Charles (1878-1958) né le 3 no-vembre 1878 à Bisch-willer (Haut-Rhin), admis au Séminaire des M.-E. le 14 septembre 1897, ordonné prêtre le 23 juin 1901, partit le 24 juillet 1901 pour la mission de Kouang-Tong. Il étudia dabord le cantonais à Canton, tout en donnant des cours au Sémi-naire, puis le hakka, pendant sept ans, à Laolong, enfin le hoklo, pendant quatre ans, à Chao-chew où il fut envoyé en 1910. En 1915, il fut nommé procureur de la mission.
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    VOGEL Charles (Mgr.) est né le 3 novembre 1878 à Bischweier (-wihr, -willer), canton de Andolsheim (Haut-Rhin), dans le diocèse de Strasbourg. Il fit ses études au Petit Séminaire de Zillisheim, puis à la Petite Communauté d'Issy. Entré laïc au Séminaire des Missions Étrangères le 14 septembre 1897, il est tonsuré le 3 octobre 1898, minoré le 23 septembre 1899, sous-diacre le 22 septembre 1900, diacre le 2 mars 1901, prêtre le 23 juin 1901 et partit le 24 juillet 1901 pour la Mission de Kouang-Tong.

     

    Dans ses trois premiers postes, il aura l'occasion d'apprendre les trois principaux dialectes de la province : pendant deux ans, le Cantonais à Canton, tout en donnant des cours au Séminaire, puis le Hacka, pendant sept ans, à Laolong (en pays Hacka), enfin le Hoklo, pendant quatre ans, à Chaochew où il fut nommé en 1910.

     

    Après la division de la Mission du Kouagn-Tong et la formation du vicariat apostolique de Swatow, en 1914, Mgr. Rayssac l'appelle auprès de lui dans cette ville comme procureur en 1915.  A la procure se joint bientôt la charge de la paroisse. Il mena à bien la construction de l'évêché-procure-presbytère, bâtiment de trois étages en ciment armé, qui résista au tremblement de terre (1918) et au typhon et raz de marée de 1922, qui fit 100.000 victimes, et pour lesquelles le Père Vogel se dévoua dans le Comité international de secours aux sinistrés. En 1919, Mgr. de Guébriant l'amène comme secrétaire dans sa visite apostolique à travers la Chine.

     

    Comme procureur, il fut toujours hospitalier et accueillant pour ses confrères; comme curé, il se montra fidèle à la prédication, aux catéchismes et au confessional. Il institua une Conférence de Saint Vincent de Paul et une Société de Saint Thomas, pour la formation spirituelle et apostolique des adultes. Il développa les écoles. Provicaire en 1928, il fut nommé coadjuteur en 1934, sacré en 1935, et devint la même année vicaire apostolique de Swatow, par la démission de Mgr. Rayssac, et évêque résidentiel en 1946.

     

    Comme chef de mission, il donnera tous ses soins à l'oeuvre des vocations et des séminaires, à la formation de son clergé par des conférences et une documentation appropriée, par des sessions théologiques et pastorales, par des études universitaires pour les meilleurs. Lors de sa formation, la mission n'avait que huit prêtres indigènes, elle en compte quarante à l'arrivée des communistes : ils seront la consolation de leur évêque par leur indéfectible fidélité au Saint Siège, en préférant la prison et la mort au schisme.

     

    Il donna une grande impulsion aux écoles primaires et secondaires. Il multiplia les paroisses et les oeuvres paroissiales dans les ville principales, surtout à Swatow. Malgré les difficultés et les dangers suscités presque constamment par les brigandages, les guerres civiles et l'occupation japonaise, l'évangélisation a toujours progressé. Mais en 1949, ce fut le régime communiste. Mgr. Vogel prit nettement position contre les trois autonomies, telles qu'elles étaient présentées par les "rouges". Ce fut la persécution : des prêtres, des religieuses et des chrétiens furent arrêtés; l'évêque fut chassé de son évêché et dut se retirer à l'hôpital, où il vécut isolé de ses prêtres et de ses fidèles, en attendant d'être expulsé de Chine, en décembre 1952.`

     

    Il arriva en France le 3 avril 1953 et se retira à Montbeton. Lorsqu'il eut l'occasion de parler, il le fit pour rappeler aux Français la situation pitoyable des chrétiens de Chine et du peuple chinois, ainsi que le vrai visage du communisme. Ses pensées, ses prières et ses souffrances étaient pour sa mission. Il s'éteignit à Montbeton le 13 avril 1958. Ceux qui l'ont connu gardent le souvenir de sa bonté et de son dévouement.

     

     

     

    Références biographiques

    AME 1901 p. 267. 1914 p. 126. 1931 p. 23. 1937 p. 205-212. 1938 p. 270. 1939 p. 35.

    CR 1901 p. 126. 277. 1902 p. 143. 1907 p. 149. 1909 p. 133. 134. 1911 p. 111. 1912 p. 163. 1913 p. 159. 164. 1916 p. 93. 1918 p. 53. 1920 p. 138. 1922 p. 73. 1923 p. 90. 1924 p. 70. 1925 p. 78. 79. 1929 p. 113. 114. 1931 p. 126. 1935 p. 95. 1936 p. 94. 98. 284. 1937 p. 96. 1939 p. 92. 1948 p. 53. 1949 p. 643. 1951 p. 31. 1958 p. 91. 94.

    BME 1924 photo p. 115. 1931 p. 530. 773. 1932 p. 293. 311. 375. 1935 p. 55. 434. 435. 665. 805. photo p. 358. 381. 1936 p. 203. 290. 822. 1937 p. 873. photo p. 224. 229. 301. 508. 1939 p. 274. 420. 502. 507. 1940 p. 493. 1941 p. 181. 716. photo p. 211. 266. 1950 p. 577. 1951 p. 374. 438. 511. 1952 p. 56. 422. 501. 770. 1953 p. 120. 414. 1955 p. 566. 663. 1012. 1956 p. 808. 1957 p. 573. 574. 1958 p. 280. 558. photo p. 832.

    ECM N°  mai 1942 p. 58. 1942 p. 105. 106. 1943 p. 351. 380. 1945 p. 158. 159. 223. 224. 252.

    EC1 N° 222. 237. 238. 449. 484. 531. 537. 578. 579. 633. 639.

    • Numéro : 2570
    • Pays : Chine
    • Année : 1901