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Marie VILLAUME (1858-1900)

[1488]. VILLAUME, Marie-Louis-de-Gonzague, né le 15 février 1858 dans la paroisse Belmont-sur-Buttant, commune de Vervezelle (Vosges), fit ses études dans un des petits séminaires et au grand séminaire du diocèse de Saint-Dié. Il entra minoré au Séminaire des M.-E. le 3 septembre 1878, fut ordonné prêtre le 12 mars 1881, et partit le 4 mai suivant pour la Cochinchine orientale. Il fut chargé en 1882 du district de Phan-rang, qui comprenait toute la province du Binh-thuan, et où aucun missionnaire n'avait encore résidé.
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    [1488]. VILLAUME, Marie-Louis-de-Gonzague, né le 15 février 1858 dans la paroisse Belmont-sur-Buttant, commune de Vervezelle (Vosges), fit ses études dans un des petits séminaires et au grand séminaire du diocèse de Saint-Dié. Il entra minoré au Séminaire des M.-E. le 3 septembre 1878, fut ordonné prêtre le 12 mars 1881, et partit le 4 mai suivant pour la Cochinchine orientale. Il fut chargé en 1882 du district de Phan-rang, qui comprenait toute la province du Binh-thuan, et où aucun missionnaire n’avait encore résidé. Obligé de fuir lors des massacres de 1885, et accompagné des chrétiens qu’il voulait sauver, il traversa, au prix de bien des fatigues, les forêts qui s’étendent entre le Binh-thuan et l’arrondissement de Ba-ria­ ; il écrivit un récit intéressant de son voyage.

    Retourné dans son district dès que la paix le lui permit, il y travailla au bien spirituel et au bien matériel des populations. En 1887, il fit redresser l’ancien canal de Nha-trang, afin d’augmenter l’irrigation d’une vallée voisine­ ; en 1889, il améliora par une digue le canal de Rung-cam­ ; et, en 1890, il remplaça le vieux barrage de Nha-trang.

    D’autre part, il créa tout un ensemble de rizières, dont le résultat fut tel qu’un inspecteur des colonies appela son auteur, dans un rapport officiel, « le meilleur colon de l’Annam ». Avec le concours d’un Français, il entreprit un nouveau travail d’irrigation, plus considérable et plus difficile que les précédents, afin de fertiliser le haut de la vallée du Song-cai. Les travaux touchaient à leur fin, lorsque, le 6 septembre 1900, le missionnaire se noya en les examinant, près de la digue de Nha-trang. Sa mort fut une grande perte pour tout le pays et pour la mission. Ses restes reposent dans l’église de Dinh-thuy (Binh-thuan).

     

    Bibliographie

    — Un souvenir de la persécution dans la mission de Cochinchine orientale. — Imprimerie Gustave Picquoin, 51, rue de Lille, Paris, 1889, in-8, pp. 61.

    Notes bio-bibliographiques

    C.R., 1887, p. 145­ ; 1888, p. 132­ ; 1889, p. 152­ ; 1890, p. 124­ ; 1891, p. 152­ ; 1894, p. 207­ ; 1895, p. 205­ ; 1896, p. 200.

    — Miss. Quinhon. Mém., 1905, pp. 151, 165­ ; 1906, p. 51­ ; 1907, pp. iii, 1, [2] et suiv., 5, [18], [20]. — Sem. rel. Saint-Dié, 1884, pp. 167, 182, 201­ ; 1885, p. 698­ ; 1887, p. 23­ ; 1900, pp. 669, 732­ ; Ib., Notice, p. 784. — L’Univers, 1885, Lettre du 19 sept. 1885.

    Au pays Moï, pp. 202 et suiv.

    • Numéro : 1488
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1881