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Jean de VERTHAMON (1700-?)

[178]. VERTHAMON (DE), Jean-Hyacinthe, naquit à Limoges (Haute-Vienne) le 20 mars 1700. Il était seigneur de Chatendaud, commune de Boisseuil, près de Limoges, et y possédait une chapelle domestique. Il fut le dernier de la branche des Verthamon-Chatendaud. Il signait Chatandeau de Verthamon. D'aucuns disent qu'il fut officier, d'autres qu'il étudia le droit. Il fut ordonné diacre à Limoges, le 2 avril 1740, par Mgr du Coëtlosquet. Vers la même époque, son parent, Samuel Guillaume de Verthamon de Chavagnac, évêque de Luçon, le nomma archidiacre de Pareds.
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    [178]. VERTHAMON (DE), Jean-Hyacinthe, naquit à Limoges (Haute-Vienne) le 20 mars 1700. Il était seigneur de Chatendaud, commune de Boisseuil, près de Limoges, et y possédait une chapelle domestique. Il fut le dernier de la branche des Verthamon-Chatendaud. Il signait Chatandeau de Verthamon. D’aucuns disent qu’il fut officier, d’autres qu’il étudia le droit. Il fut ordonné diacre à Limoges, le 2 avril 1740, par Mgr du Coëtlosquet. Vers la même époque, son parent, Samuel Guillaume de Verthamon de Chavagnac, évêque de Luçon, le nomma archidiacre de Pareds.
    En 1741, il entra au Séminaire des M.-E., et en 1742, partit pour l’Extrême-Orient avec sa destination pour le Tonkin. À Macao, le procureur, J.-B. Maigrot, le dirigea sur le Se-tchoan où il arriva en 1745. De Martiliat le déclare « un homme de grand esprit, de solide piété, possédant un esprit juste et une probité d’or, mais n’ayant que peu d’estime pour les Chinois. » Son âge l’empêcha d’apprendre aisément la langue. Il ne sortit guère de Tchen-tou jusqu’à la persécution qui l’en chassa, en 1746. Il se rendit alors à Tchong-king avec de Martiliat­ ; celui-ci, partant pour Macao le 1er septembre 1746, nomma (1746 et non 1747) provicaire de Verthamon qui regagna Tchen-tou, mais n’y resta pas longtemps, car il rejoignit de Martiliat à Macao et revint avec lui en Europe.
    Le 28 novembre 1748, le Conseil du Séminaire le pria d’aller à Rome remplir les fonctions de procureur pendant deux ou trois ans­ ; il accepta. Durant son séjour à la procure, il s’occupa principalement des affaires, alors fort embrouillées, des missions de Cochinchine et du Tonkin­ ; il obtint, en 1751, des décrets pour la division des districts (Voir REYDELLET), et fit déclarer nulles plusieurs des décisions du visiteur, Hilaire de Jésus, évêque de Coricée. Il revint en France en 1752, et quitta la Société. Il passa l’année 1753 au Séminaire des M.-E. en qualité de pensionnaire.
    Notes bio-bibliographiques

    A. M.E., 1910 De Macao à Tchen-tou en 1745, p. 129.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Journ. d’A. Ly. Tab. alph. — Les miss. cath. franç., iii, pp. 236, 239.
    • Numéro : 178
    • Pays : Chine
    • Année : 1742