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Joseph VERMOREL (1860-1937)

VERMOREL Joseph (1860 - 1937) [1748] VERMOREL Joseph est né le 28 mars 1860 à Saint-Clément-de-Vers, canton de Monsol (Rhône), au diocèse de Lyon, fils de François et de Jeanne-Marie Vermorel, dont il était le seizième et dernier enfant.
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    [1748]  VERMOREL Joseph est né le 28 mars 1860 à Saint-Clément-de-Vers, canton de Monsol (Rhône), au diocèse de Lyon, fils de François et de Jeanne-Marie Vermorel, dont il était le seizième et dernier enfant.

     

    Il fait ses études classiques sous la direction du Père Chevrier, le fondateur du Prado, qu'il ne cessera de vénérer et d'imiter durant toute sa vie. Après avoir fait sa philosophie au Séminaire d'Alix, il est admis au Séminaire des Missions Étrangères, mais avant d'y entrer minoré en septembre 1885, il passe deux ans avec le Père Chevrier. Ordonné prêtre le 24 septembre 1887 et destiné à la Corée, il part de Paris le 2 novembre de cette année et arrive à Séoul le 14 janvier 1888.

     

    Après quelques mois d'étude de la langue à Séoul, il est envoyé au sud-ouest de la Corée, dans la province du Chon-la septentrional. Il arrive juste à temps aux environs de Kosan, très exactement dans l'arrondissement de Wan-ju et dans le canton de Oun-ju, au lieu dit Pai-jai ou Pai-ti, pour administrer les derniers sacrements au Père Lafourcade qui est très malade et qui va décéder le 11 juillet 1888 après seulement 17 mois de séjour en Corée. Le Père Vermorel va s'établir dans le canton de Keum-san de l'arrondissement de Kim-jé, dans un hameau qui s'appelle aussi Pai-jai, un trou de montagne où vivent cachés quelques familles chrétiennes et où le confort matériel est des plus rudimentaires. Ce sera pendant cinq ans son pied-à-terre, et il en gardera un excellent souvenir.

     

    En 1893, le Père Vermorel est appelé à succéder au Père Liouville, décédé le 26 avril, comme professeur au Grand Séminaire de Yong-san à Séoul, et y reste jusqu'en 1896.

     

    En 1896-1897, le Père Vermorel est à Won-san, dans le nord-est du pays où il remplace le Père Bret qui, à la suite d'un incident qui a excité contre lui une partie de la population du lieu, s'est éloigné temporairement de son poste.

     

    En 1897, le Père Vermorel retrouve la province du Chon-la septentrional, mais Mgr. Mutel lui demande de s'établir dans un lieu moins excentrique et plus peuplé que le village "perdu" où il a séjourné de 1888 à 1893. Il s'établit provisoirement au centre de la plaine située au nord-ouest de la province à Andaidong, dans le canton de Yong-an de l'arrondissement d'Ik-san. De sa misérable paillote, il porte ses regards sur les environs et, au bout de quelques mois, il peut acheter une vaste maison dont le propriétaire a été ruiné lors de l'insurrection Tong-hak de 1894-1895. Il réaménage cette maison en fonction des besoins de la mission, puis il peut acquérir une colline sur laquelle il construira église, presbytère, écoles et autres dépendances : c'est le poste de Napaoui, qui doit tout au Père Vermorel et qui se trouve tout près de la rive du fleuve où Mgr. Ferréol, le Père Daveluy et le jeune prêtre coréen André Kim avaient abordé à leur arrivée en Corée en 1845.

     

    Mais entre-temps, en 1899, le Père Vermorel et plusieurs de ses chrétiens avaient eu à subir des violences de la part d'un groupe de païens, restés attachés aux idées répandues par le pouvoir en place trente ou quarante ans plus tôt pour persécuter l'Église, et il avait même dû demander la protection des autorités de la sous-préfecture.

     

    Lorsqu'il avait de l'argent, le Père Vermorel l'employait à acheter des maisons et des terrains proches de sa résidence pour les distribuer ensuite aux chrétiens nécessiteux des villages de montagne et dont la plupart étaient des descendants de victimes des persécutions du milieu du siècle. Le Père Vermorel transforme ainsi plusieurs villages païens en villages chrétiens.

     

    En 1911, il devient membre du nouveau vicariat apostolique de Taegu et en est nommé provicaire, mais il reste à Napaoui.

     

    En 1918, il doit aller subir une intervention chirurgicale à Pékin : ce sera la seule fois qu'il ait quitté la Corée de toute sa vie de missionnaire.

     

    En 1919, il quitte sa paroisse de Napaoui et la province du Chon-la pour devenir curé de la cathédrale de Taegu, succédant en cela au Père A. Robert qui a pris sa retraite, et pour administrer le vicariat durant la "visite ad limina" que Mgr. Demange doit faire en 1920. Le Père Saucet lui succède à Napaoui.

     

    En 1928, le vicaire apostolique, Mgr. Demange, est sérieusement malade et doit s'absenter de Taegu pour aller se faire soigner à Shanghai. (Il devra d'ailleurs aller jusqu'en France et sera absent plus de deux ans). Le Père Vermorel a demandé la nomination d'un provicaire plus jeune que lui pour diriger la mission entre-temps, et c'est le Père Mousset qui est nommé à cette charge. Quant au Père Vermorel, il reste curé de la cathédrale, mais devient "provicaire honoraire". L'année précédente, il est devenu directeur-éditeur du "Bulletin Catholique", un mensuel que rédige un groupe de jeunes paroissiens et qui deviendra en 1931 le bulletin officiel du vicariat apostolique de Taegu.

     

    En 1931, le Père Vermorel démissionne de la charge de la paroisse cathédrale pour laisser la place à plus jeune que lui, et c'est le Père Peschel qui lui succède. Le Père Vermorel devient alors aumônier des religieuses de St Paul de Chartres et des oeuvres dont elles s'occupent à Taegu, notamment un orphelinat. Il devient aussi "président du comité de soutien" au "Bulletin catholique diocésain". Il sera exemplaire dans sa charge d'aumônier, ne cessant ses catéchismes et ses confessions que deux semaines avant sa mort, quand il ne put plus quitter sa chambre.

     

    Conservant jusqu'à la fin toutes ses facultés, toujours gai et reconnaissant pour les moindres attentions qu'on a... pour lui, le Père Vermorel s'achemine paisiblement vers la fin de sa vie, précisant la veille de sa mort qu' "il n'en a plus pour longtemps" et, le matin même après s'être confessé, qu' "il ne passera pas ici la prochaine nuit". Il expire pendant qu'il fait son action de grâces pour le viatique qu'il vient de recevoir, dans la matinée du 31 mai 1937. Il est inhumé au cimetière de l'évêché de Taegu le 2 juin 1937.

     

     

     

    Références biographiques

     

    AME 1898 p. 231. 1899 p. 229. 1903 p. 47. 1911 p. 213. 214. 1937 p. 190.

    CR 1887 p. 196. 1888 p. 266. 1889 p. 17. 1890 p. 17. 1891 p. 22. 1892 p. 267. 1893 p. 30. 1895 p. 44. 1896 p. 19. 1897 p. 28. 1898 p. 31. 32. 1899 p. 62. 1901 p. 67. 1909 p. 48. 1910 p. 42. 1912 p. 58. 1914 p. 29. 30. 1915 p. 240. 1916 p. 47. 1917 p. 29. 1918 p. 19. 1919 p. 25. 1920 p. 18. 116. 1921 p. 31. 1922 p. 32. 33. 191. 192. 1923 p. 34. 1924 p. 30. 1925 p. 32. 1926 p. 24. 25. 1928 p. 31. 1929 p. 47. 1930 p. 43. 44. 1931 p. 45. 1932 p. 52. 1934 p. 37. 1937 p. 33. 234. 283.

    BME 1922 p. 543. 1923 photo p. 463. 1926 p. 109. 179. 195. 1927 p. 628. 688. 1928 p. 622. 1931 p. 217. 1932 p. 360. 1933 p. 923. 1934 p. 263. 1935 p. 499. 573. 723. 1937 p. 501. 1955 p. 1081.

    EC1 N°  359.

    • Numéro : 1748
    • Pays : Corée
    • Année : 1887