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Philippe VERCHÈRE (1838-1898)

[823]. VERCHÈRE, Jean-Marie-Philippe, né le 22 décembre 1838 à Chauffailles (Saône-et-Loire), entra laïque au Séminaire des M.-E. le 23 février 1860. Prêtre le 20 décembre 1862, il partit le 16 mars 1863 pour la mission du Kouang-tong et Kouang-si. Il débuta à Canton, où il surveilla les travaux de la cathédrale. Il avait à diriger 600 à 700 ouvriers, les moins faciles de Canton. Après plusieurs années de travail incessant, il demanda un district : \ Je ne puis pas être maçon toute ma vie, dit-il à son supérieur."
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    [823]. VERCHÈRE, Jean-Marie-Philippe, né le 22 décembre 1838 à Chauffailles (Saône-et-Loire), entra laïque au Séminaire des M.-E. le 23 février 1860. Prêtre le 20 décembre 1862, il partit le 16 mars 1863 pour la mission du Kouang-tong et Kouang-si. Il débuta à Canton, où il surveilla les travaux de la cathédrale. Il avait à diriger 600 à 700 ouvriers, les moins faciles de Canton. Après plusieurs années de travail incessant, il demanda un district­ : « Je ne puis pas être maçon toute ma vie, dit-il à son supérieur. — Oui, mon cher Père, lui répondit gracieusement Mgr Guillemin, on vous donnera un district­ ; vous l’avez bien gagné. »

    Il fut envoyé à Taï-yung à 4 000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Il devait y demeurer plus de 30 ans. De là il rayonnait dans les environs­ ; ses courses sont restées légendaires. Quelquefois la nuit le surprenait dans les montagnes­ ; il s’endormait alors où il se trouvait, dans les rizières, sur un rocher, près d’un précipice, en se recommandant à la Providence­ ; le lendemain matin il reprenait tranquillement son chemin. « C’était, a écrit Mgr Chausse, le missionnaire le plus original et le plus dévoué à ses chrétiens que j’aie jamais connu. » Il travailla très activement et eut parfois maille à partir avec les païens.

    En 1867, il avait été retenu prisonnier pendant plus de 15 jours­ ; il avait fait l’admiration de tous par sa patience et son endurance à supporter les privations­ ; il dut en partie sa délivrance à l’intervention du consul anglais de Swatow. Il convertit un assez grand nombre d’infidèles, si bien que dans la région qu’il avait commencé à évangéliser en 1866 ou 1867, il y eut, après 25 ans, six ou sept districts. Il mourut d’un cancer, au sanatorium de Béthanie à Hong-kong, le 9 février 1898.

     

    Notes bio-bibliographiques.

    C.-R., 1874 (déc.), p. 14­ ; 1875, p. 25­ ; 1883, p. 31­ ; 1884, p. 86­ ; 1886, p. 71­ ; 1887, p. 119­ ; 1892, p. 144­ ; 1893, p. 149­ ; 1894, p. 161­ ; 1896, p. 152­ ; 1897, p. 114.

    A. P. F., xl, 1868, Arrestation et délivrance d’un missionnaire français, p. 424­ ; Ib., p. 438.

    M. C., i, 1868, p. 78­ ; xviii, 1886, Retour des missionnaires dans le Kouang-tong, pp. 15, 33, 46.

    B. O. P., 1892, Mœurs et coutumes dans le Kouang-tong, p. 590­ ; 1893, Mœurs et coutumes (suite), pp. 686, 746­ ; 1894, Mœurs et coutumes (fin), p. 86. — Sem. rel. Autun, 1882, p. 989.

    Hist. des relat. de Chine, Tab. alph. — Les miss. cath. franç., iii, p. 286.

    • Numéro : 823
    • Pays : Chine
    • Année : 1863