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Charles VENAULT (1806-188)

[470]. VENAULT, Charles-Joseph, originaire d'Anché (Vienne), naquit le 2 septembre 1806. Après son ordination qui eut lieu le 28 mai 1831, il exerça le ministère pendant onze ans dans son diocèse. Il était curé de Saint-Benoît (Vienne), lorsqu'il quitta cette paroisse pour entrer au Séminaire des M.-E. le 31 août 1842. Le 19 décembre suivant, on l'envoyait en Mandchourie, et Mgr Verrolles le chargeait du nord de cette mission.
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    [470]. VENAULT, Charles-Joseph, originaire d’Anché (Vienne), naquit le 2 septembre 1806. Après son ordination qui eut lieu le 28 mai 1831, il exerça le ministère pendant onze ans dans son diocèse. Il était curé de Saint-Benoît (Vienne), lorsqu’il quitta cette paroisse pour entrer au Séminaire des M.-E. le 31 août 1842.

    Le 19 décembre suivant, on l’envoyait en Mandchourie, et Mgr Verrolles le chargeait du nord de cette mission.

    En 1849, il dut interrompre ses travaux apostoliques, afin de se mettre à la recherche de M. de la Brunière parti pour l’extrême nord, et dont on n’avait pas de nouvelles depuis longtemps. Après un périlleux voyage de deux ans, Venault ne retrouva que la tombe du missionnaire qui avait été massacré par les Kilimis. De retour dans son district, il habita successivement Ache-heu, et Ieou-kia-touen, à neuf lieues de Ghirin, où ses prédications ne furent pas sans résultats.

    Après l’expédition anglo-française en Chine, la liberté religieuse ayant été inscrite dans le traité de 1860, il en profita pour explorer le nord du pays jusqu’aux bouches du Saghalien. Il espérait pouvoir fonder quelques chrétientés dans la région appartenant à la Chine, et être utile aux Polonais exilés dans le territoire soumis aux Russes. Il s’arrêta à Khabarovka pendant que son compagnon, Franclet, poussait jusqu’à Nikolaïef. Ce voyage n’eut pas l’utilité qu’on attendait­ ; les tribus des bords de l’Oussouri se montrèrent hostiles à la prédication de l’Evangile, et les autorités russes refusèrent aux missionnaires le droit de rester en Sibérie. Venault revint dans son district de Ouang-hou-tse-ouo-pong, qui comptait alors environ 400 chrétiens, et que ravageait le choléra­ ; il se multiplia auprès des malades.

    Vers 1865, on lui confia le vaste district qui s’étend de la grande muraille jusqu’au fleuve Leao­ ; quoique ses forces eussent diminué, il l’administra seul pendant neuf ans. Il acheta un terrain à Siao-hei-chan, et y construisit un oratoire et un orphelinat dont la première supérieure fut Madeleine Ting. On disait qu’il faisait des miracles, et sa réputation empêcha plus d’une fois les païens de nuire aux chrétiens. En 1873, son district ayant été divisé, il conserva sous sa direction la partie de An-sin-tai. L’âge n’arrêtait pas son ardeur, et il restait toujours très dur pour lui-même. Un jour, comme il allait administrer un malade, sa mule le renversa et il se démit l’épaule droite­ ; il continua sa route, et ce fut seulement deux mois plus tard qu’il consentit à se laisser soigner. En 1881, à l’occasion du cinquantième anniversaire de son ordination, il fut nommé provicaire par Mgr Dubail. Il assista au synode de Cha-ling en 1882. Il mourut le 12 janvier 1884, à An-sin-tai.

     

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1874 (déc.), p. 2­ ; 1876, p. 3­ ; 1881, pp. 5, 6­ ; 1882, p. 4­ ; 1897, p. 16­ ; 1903, p. 70.

    A. P. F., xxiv, 1852, pp. 118, 127, 131,

    M. C., xiii, 1881, p. 532.

    — Sem. rel. Poitiers, 1864, p. 588­ ; 1881, p. 771­ ; 1884, pp. 270, 360, 416, 564­ ; 1907, p. 484.

    — Bull. Soc. Géog. [Paris], 4° sér., iv, 1852, Voyage dans la Mandchourie septentrionale, p. 109.

    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Mgr Verrolles et la miss., pp. 164, 261 et suiv.

    • Numéro : 470
    • Pays : Chine
    • Année : 1842