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Joseph VAXELAIRE (1914-1962)

[3649] VAXELAIRE Joseph, Emile est né le 25 juillet 1914 à La Bresse (Vosges), admis au Sé-minaire des M.-E. en 1932, ordonné prêtre le 29 juin 1941, fut affecté à la mission de Thanh-hoa, mais en raison de la guerre ne put rejoindre son poste quen 1946. Il venait darriver à Thanh-hoa, lorsquil fut arrêté et emmené en captivité à Vinh avec les autres missionnaires. Libéré en 1952, il fut rapatrié en France, puis reçut une nouvelle affectation pour le Cambodge.
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    Joseph, Emile VAXELAIRE naquit le 25 juillet 1914, dans une famille d'origine rurale, à la Bresse, grosse bourgade de la région montagneuse des Vosges, dans le diocèse de St. Dié, département des Vosges. Quelques jours plus tard, son père fut mobilisé; Joseph ne le connut qu'au printemps de 1919, et il eût du mal à s'adapter à sa présence.

     

    Habitant une maison assez éloignée du bourg, il ne commença ses études primaires que vers l'âge de six ans, à l'école libre de la Besse. Il s'y révéla excellent élève, travailleur, personnel, réfléchi. A douze ans, après avoir obtenu son certificat d'études primaires, il prit des leçons de latin chez un vicaire de sa paroisse. En 1928, il entra en quatrième au petit séminaire de Mattaincourt, où pendant trois ans il se maintint à la tête de sa classe. En 1931, il fit sa réthorique à Autrey. En juin 1932, le baccalauréat couronna ses études secondaires. Dès cette époque, il chercha à s'aguerrir à la fatigue par de longues marches à pied, de difficiles randonnées à bicyclette, l'effort physique et une vie rude, dans le but de mieux servir les autres.

     

    En 1932, il se heurta à une vive opposition de Mgr.Marmottin, son évêque, auquel il avait fait part de son intention de partir au séminaire des Missions Etrangères. Grâce à l'intervention de Mgr. de Guébriant, cette permission lui fut accordée, et il arriva laïque à Bièvres le 15 septembre 1932. En 1935, sur sa demande, il partit au Liban pour y faire son service militaire, en qualité de professeur. Il y passa deux ans, puis rentra au séminaire de la rue du bac. Sous-diacre le 29 juin 1939, mobilisé dans le train quelques mois plus tard, bien qu'ayant demandé à plusieurs reprises, mais en vain, à servir dans l'infanterie à la place d'un père de famille, il échappa à la captivité; en septembre 1940, il revint au séminaire, reçut le diaconat le 8 mars 1941, et fut ordonné prêtre le 29 juin 1941.

     

    Agrégé à la Société des Missions Etrangères le 15 septembre 1941, en raison de la guerre, M.Vaxelaire empéché temporairement de rejoindre le vicariat apostolique de Thanh-Hoa, fut nommé professeur au petit séminaire de la Société à Beaupréau,.sous le supériorat de M. Davias-Baudrit qui lui confia l'enseignement du français-latin-grec en troisième, et selon les besoins, les mathématiques en seconde. Excellent professeur, devenu spécialiste en grec, il se montra toujours agréable confrère. Chaque samedi après-midi, il partait à Bégrolle, gros bourg à sept kms de Beaupréau, pour y remplir les fonctions de vicaire. Pendant l'occupation du petit séminaire en 1942-43, il se mit à la disposition du curé de Notre-Dame de Beaupréau, puis, les locaux ayant été rendus, il reprit l'enseignement au petit séminaire, d'octobre 1943 à juillet 1946. Le 14 septembre 1946, il partit rejoindre sa mission de Thanh-Hoa.

     

    M. Vaxelaire arriva à Hanoï le 13 octobre suivant; M.Gouin vint le chercher et tous deux parvinrent à Thanh-Hoa le 6 novembre 1946. Ils y trouvèrent, les confrères de la mission concentrés à l'évêché, dans l'attente de jours meilleurs. Mais le 26 décembre 1946, M. Vaxelaire et douze autres confrères furent amenés à Vinh, prisonniers.des "Viêtminh"en guerre contre la France. Au début de cet internement, M. Vaxelaire se mit à l'étude de la langue viêtnamienne se servant principalement de   livres, mais tout contact avec la population étant interdit, il fit peu de progrès. Il se lança alors dans la culture du jardin potager où il excella. Chaque année, il confectionnait environ trois mille rames de haricots. Les policiers viêtminh virent en lui un "héros du travail". Mais à la souffrance de cette captivité s'ajoutèrent des problèmes sérieux de santé: violentes crises de paludisme, maux de tête, de dents, et M. Vaxelaire n'acceptait pas qu'on s'occupât de lui. Libéré le 12 août 1952, avec neuf de ses confrères de Thanh-Hoa, et rapatrié par avion il arriva en France le 21 septembre 1952.

     

    Affecté à la mission de Phnom-Penh, en janvier 1953, il s'embarqua le 20 mars suivant à bord du Félix Roussel, et dès son arrivée il se remit courageusemnt à l'étude du viêtnamien; il fit un stage pratique chez M.P.Martin sur la rive gauche du Mékong. A la rentrée scolaire de 1954, il fut nommé professeur au petit séminaire de Phnom-Penh pour enseigner les humanités. En 1955, à la fin de l'année scolaire, son larynx fragile l'obligeant à arrêter l'enseignement, Il fut nommé curé de Kratié succédant à M. Girodet, décédé. Mais en janvier 1957, en raison de son état de santé, il dût être évacué sur Phnom-Penh. Ayant retrouvé une partie de ses forces, Mgr. Raballand le chargea de la communauté chrétienne de Thanh-Mâu, avec ses trois dessertes sur la rive droite du Mékong, en face de Krauchmar. Il avait du mal à percevoir les fermages des quelques rizières de la chrétienté, les élèves fréquentaient irrégulièrement l'école, et ne s'acquittaient pas des faibles frais de scolarité. Peu soucieux des conseils de prudence et de modération, sa santé resta défectueuse.

     

    En 1961, M. Vaxelaire partit en congé régulier et arriva en France le 22 mai 1961; de retour à Phnom-Penh le 11 novembre 1961, il rejoignit son poste de Thanh-Mâu, où il travailla jusqu'à l'épuisement de ses forces. Lors de la retraite commune à Phnom-Penh, au début de juin 1962, bien que se sentant très fatigué, il refusa de consulter un docteur, et rentra chez lui. Le 11 Juin 1962, se plaignant de maux de tête et de troubles de la vue, il fut hospitalisé à la Fondation Calmette à Phnom-Penh. A cause des conseils pressants des médecins, il accepta de rentrer en France. Il arriva à Paris, le 23 juillet 1962.

     

    Le 27 juillet 1962, il fut hospitalisé à St.Joseph. Suite à une forte poussée de fièvre, et à des troubles de mémoire, le docteur traitant le dirigea, le 8 août 1962, sur l'hôpital Tenon. Deux jours plus tard, il fut transporté à l'hôpital Lariboisière et mis dans le service du Dr. Houdard, un des plus grands neurologues de Paris. Fin août, on l'amena, un peu soulagé, à l'hôpital Pasteur. Dès les premiers jours de septembre 1962, il eût une nouvelle crise de fièvre, avec délires, et violentes douleurs de tête. Le 23 septembre 1962, il fut conduit d'urgence à la clinique du Dr.Mazars à Courbevoie. C'est là qu'il s'éteignit au matin du 26 septembre 1962.

     

    Ses obsèques furent célébrées à la rue du Bac, le 29 septembre 1962, présidées par M. Audigou, assisté de MM.Trimaille et Ramousse, en présence de deux de ses frères, prêtres du diocèse de St Dié. Mgr. Raballand donna l'absoute.

     

     

     

    Références bibliographiques

     

    CR 1947 p. 123. 1961 p. 57. 1962 p. 70.

    BME 1948 p. 100. 101. 127. 1952 p. 647. 706. photo p. 690. 1953 p. 120. 413. 588. 901. 1954 p. 797. 1027. 1955 p. 906. 1956 p. 74. 1957 p. 174. 639. 969. 1961 p. 596.

    EPI 05/1963 notice 437. 1962 p. 92. 98. 948.

    R. MEP 1962 N° 121 p. 51.

    EC1 N°  250. 410. 429. 431. 446. 448. 462. 524. 525. 531. 536. 617. 706. 70. 721.

     

     

     

    • Numéro : 3649
    • Pays : Vietnam Cambodge
    • Année : 1946