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Jean VÉRINAUD (1926-1987)

[3878]. VÉRINAUD Jean (1926-1987) né le 8 janvier 1926 à Segré (M.-et-L.), admis au Séminaire des M.-E. en 1945, fut or-donné prêtre le 29 mai 1949, et partit pour la mission de Pondichéry le 22 septembre 1950. A-près létude du tamoul, il fut envoyé à Erayur, puis, en 1952 à Tindivanam ; en 1953 à Va-dalur ; en 1955 à Villipuram: il fit alors l'adaptation en tamoul des Psaumes de Gélineau. En 1960 il fut nommé curé de Neyvely, puis, en 1968, nommé directeur diocésain de l'Action catholique, mais, en 1969, il dut regagner la France pour raison de santé.
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    [3878] VERINAUD Jean, naquit le 8 janvier 1926 à Segré, dans le diocèse d'Angers. Il fit ses études primaires à l'école Saint Joseph à Segré. En 1936, il entra au Collège de Combrée pour ses études secondaires. En 1943, après sa philosophie à Combrée, il voulait rentrer aux Missions Etrangères, mais suivit les conseils de l'aumônier et entra au Grand Séminaire d'Angers pour y mûrir sa vocation. Le 25 mars 1945, il fit sa demande d'entrée aux Missions Etrangères, et arriva au Séminaire de Bièvres le 1er octobre 1945. Ordonné prêtre le 29 mai 1949, il fut d'abord envoyé comme professeur à notre Juvénat de Beaupréau, pour l'année scolaire 1949-1950. Il reçut sa destination pour la Mission de Pondichéry et partit le 22 septembre 1950.

     

    Il dut passer trois mois à Pondichéry, en attendant son visa pour l'Inde indépendante. Dans ce comptoir français, il se mit à l'étude du tamoul. Quand il obtint son visa, il s'en alla à Cuddalore, en territoire de l'Union indienne, pour y attendre des ordres ultérieurs. Il reçut son affectation pour la Paroisse d'Erayur, où il s'initia au ministère sous la direction de son curé, le Père Noël. Le Père Noël découvrit vite les aptitudes musicales de son vicaire. A l'aide d'un vieux livre, le Père Vérinaud put se lancer dans la voie de la musique carnatique indienne. Il devint un expert en cette matière et rendit de bons services, en particulier à la liturgie indienne du Sud de l'Inde.

     

    En 1952-1953, il va passer une année scolaire à Tindivanam, centre catéchétique et école normale de catéchistes, fondé par le Père Gavan Duffy (MEP). Sous la direction du Père Becker, le Père Vérinaud trouve là un milieu favorable à sa formation musicale. Il apprend aux enfants de nouveaux cantiques qu'il a composés en tamoul. En particulier, les complies en tamoul, le samedi soir, eurent beaucoup de succès. Il distribua aux élèves des instruments de musique indienne. Ainsi, son ardeur allait peu à peu obliger le clergé indien à découvrir les richesses de cette musique indienne, afin de s'en servir pour leur apostolat.

     

    Il fut alors transféré à Vadalur, un immense territoire au Sud de l'Inde, le grenier à riz du pays tamoul. Dans l'une de ses dessertes, à Uluthur, il termina la construction d'une église inachevée, qui fut bénite le 26 juillet 1955. Mais le climat humide de Vadalur ne lui convenait pas et il commença à avoir des phlébites. Alors, on lui donna la Paroisse de Villipuram. C'est là qu'il fit l'adaptation en tamoul des Psaumes de Gélineau, qui sont encore chantés aujourd'hui. Au mois d'octobre 1959, il fut obligé de quitter Villipuram pour aller se soigner en France. De retour en Inde en 1960, il fut nommé curé de Neyvely, où se mettait en place un grand complexe industriel pour l'exploitation de lignite. Il eut la charge de 7.000 chrétiens. Dans la paroisse, on parlait de nombreuses langues : tamoul, telugu, hindi, malayalam, sans compter les étrangers : ingénieurs venus de France, d'Allemagne, d'Italie et même de Russie. Il divisa sa paroisse par quartiers et constitua un fichier pour chaque groupe. Il installa des catéchistes bénévoles, fonda l'ACO et la JOC, et même une société de crédit, qui rendit de grands services à ceux dont le salaire était bas.

     

    Il fut le premier à célébrer dès 1963 la Messe en tamoul, en vrai précurseur de Vatican II, qui allait s'ouvrir seulement en 1964. Il organisa des messes du soir dans divers quartiers, ce qui était une innovation à cette époque. Dans son compte-rendu de 1967, il écrivait : "Pour 8.500 chrétiens, la paroisse comprend 3 prêtres et 5 catéchismes officiels. La liturgie est organisée autour de la Messe. Les évangiles sont imprimés en tamoul. Une salle de lecture et une bibliothèque paroissiale existent, et il y a même une salle pour le cinéma. On compte plusieurs groupes d'Action catholique."

     

    En 1968, il est délégué à l'Assemblée générale de la Société. Aussitôt revenu de France à Pondichéry, il est nommé directeur diocésain de l'Action catholique. Mais, toujours ses jambes, ses varices le font souffrir : il est hospitalisé à l'hôpital américain de Vellore. Mais, il est finalement obligé de retourner en France. Il y restera jusqu'à sa mort, de 1969 à 1987. Nommé au service de la formation permanente, il se fit animateur de sessions, conférencier, et est très apprécié pour son intelligence et la clarté de ses idées. A cette même époque, il devient aumônier des Clarisses de l'avenue de Saxe. Puis il donne sa démission pour devenir archiviste, au moment où le Père Guennou prit sa retraite et demanda un successeur. Il se familiarise vite avec ce trésor que constituent nos vieilles archives. Il reçoit les chercheurs et les guide dans leur travail. Il rédige des articles bien documentés pour des revues hautement spécialisées. Sa contribution au livre "Lumière sur la Corée", au moment de la canonisation des martyrs de Corée, est très importante. Puis, à l'occasion du centenaire de notre maison de prêtres âgés de Montbeton, près de Montauban, il publie une très belle brochure sur l'histoire de cette maison.

     

    On était inquiet sur l'état de sa santé. Il travailla jusqu'au bout, et on le trouva mort dans sa chambre de la rue du Bac, le 15 février 1987. Il avait dû mourir dans son sommeil. Ce missionnaire angevin, d'une personnalité très forte, se dévoua entièrement à l'oeuvres des Missions.

     

     

    Références biographiques

    CR 1950 p. 135. 1955 p. 69. 1957 p. 79. 1958 p. 79. 1960 p. 80. 1963 p. 109. 1964 p. 68. 1965 p. 133. 1966 p. 174. 175. 1967 p. 120-124. 1969 p. 139. 168. 141. 1974-76 p. 238. 239. 240. 242. AG80-82. p. 31. 36. AG80-83. p. 7. AG80-85. p. 290.

    EDA N° 10 p. 4.

    BME 1950 p. 276. 1951 p. 147. 1952 p. 639. 763. 1953 p. 742. 793. 1954 p. 1133. 1955 p. 117. 297. 558. 565. 793. 795. 1957 p. 238. 526. 651. 655. 733. note p. 939. 1958 p. 86. 882. 883. 1959 p. 878. 1070. 1960 p. 641. 1961 p. 125 (art.).

    EPI 1962 p. 501. 502. 1963 p. 722-724. 1965 p. 558. 1969 p. 613. 1970 p. 19 (art.). 159. 164. 287. 491. 635. 1971 p. 103.

    Enc. PdM.  9P1A. - 12P3, 4.

    R. MEP.  1963 N° 130 p. 18.

    Hir 195.

    EC1 N° 439. 666. 679.

    EC2 1P22. 4P122. 5P150sq. 6P161. 7P193. 10P289. 11P341. 11P343. 12P359. 15P13. 23/C2 p. 259. 26P5. 33P196. 34P249. 48P21. 49P45. 54P197. 63/C2. p. 146. 64/C2 p. 182. 66P235. 73/C2. 75P165. 79P303. 86P177. 90P305. 95P114. 98P215. 103P23. 105P83. 106P114. 11P257. 115P61. 123P316. 167P297. 166P283. 167P301. 170P411. 169. 379. 170P411. 171P440. 172P477. 182P91. 175P545. 178P667. 179P 699. 180P28. 187P236. 188P284. 194P124. 195P159. 198P237. 201P284. 216/C2. 217P129. 222P315. 226P90. 227P122. 228P154.

     

    • Numéro : 3878
    • Pays : Inde
    • Année : 1950