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Bénigne VACHET (1641-1720)

[31]. VACHET, Bénigne, naquit le 31 octobre 1641 dans la paroisse Notre-Dame à Dijon (Côte-d'Or). Il eut le désir d'être bénédictin, fut clerc chez un procureur, faillit être soldat, et finalement entra au séminaire de Dijon. Pendant qu'il s'y trouvait, il entendit parler de M. de Bourges, qui traversait cette ville, et des M.-E. ; il résolut d'entrer dans cette Société récemment fondée, et passa quelque temps au Séminaire des M.-E.
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    VACHET Bénigne (1641-1720), naquit le 31 octobre 1641 à Dijon. Après son ordination sacerdotale en décembre 1668, il entra au Séminaire des Missions Étrangères et partit le 13 février suivant pour le Siam. Il y resta jusqu’en 1673, et fut chargé par Mgr Lambert de la Motte de porter des présents au Chua de Cochinchine, Hien-Vuong. Il s’installa ensuite à Faïfo. Vers 1680, il regagna le Siam, puis revint en Cochinchine, et assista au synode de Faïfo en 1682. De retour au Siam, il fut chargé d’accompagner la deuxième ambassade siamoise envoyée en France en 1684. Il repartit avec les ambassadeurs siamois en 1685, et revint avec la troisième ambassade en 1686. Il passa le reste de sa vie au Séminaire des Missions Étrangères, où il mourut  le 19 janvier 1720.

     

     

    Portrait par Courtaulin (1675) Vol.734 p. 28

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    Date d’ordination approximative Dijon, église de la paroisse Notre-Dame, “le mesme jour 31 d’octobre 1641 a esté baptizé Benigne fils d’honorable Jehan Vachet dit Le Bourguignon, me estuviste de Mgr le Prince, et d’honeste Etiennette Le Liepvre. A esté parrein, Benigne, fils de feu Me Isaac Febvret, advocat au Parlement et mareine damoiselle Denise Clemenceau femme de Mr. Alexandre Rapin, docteur en médecine".

    C’est dans la ferveur d’une veille de fête religieuse -la capitale bourguignonne s’apprêtait à honorer Saint Bénigne, son martyr des temps évangéliques- que le petit Bénigne Vachet vint opportunément au monde et se vit reçu dans la communauté des croyants. Consciencieusement, on porta sur le registre de la paroisse les noms des père, mère, parrain et marraine, pieusement unis autour du nouveau-né. Une compagnie plutôt honorable… Le petit Bénigne n’avait apparemment pas un sort ingrat.

     

    Bénigne Vachet, Mémoires pour servir à l’histoire des Missions et aux archives du Séminaire de Paris, T. I, vol. 110a, p. 2, AMEP. Une transcription du début de ces Mémoires... a été proposée par Jean-Joseph Rousseille dans Annales de la Congrégation des Missions-Étrangères. Mémoires de Bénigne Vachet, missionnaire apostolique, “Mémoires pour servir à l’histoire des Missions et aux archives du Séminaire de Paris”, éd. par J.-J. Rousseille, Paris, imprimerie Victor Goupy, 1865. Cette transcription s’étend jusqu’au chapitre 12e, “Voyage de M. l’évêque d’Héliopolis avec l’histoire de son second retour en France”, pp. 282. Les citations qui suivent proviennent toutes, jusqu’à nouvel avis, des pages suivantes de ces Mémoires..., considérant que jusque pour l’année 1668, ils constituent la source unique d’informations biographiques (courte autobiographie de Vachet).

     

    Bénigne Vachet, Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique de la mission de Cochinchine, vol. 729, AMEP, p. 113. Une transcription partielle de cet ouvrage a été présentée par L. Cadière sous le titre de Mémoire sur la Cochinchine, de Bénigne Vachet, Extrait du bulletin de la Commission archéologique de l’Indochine, Paris, 1913. Cette transcription (107 pp.) ne concerne que le livre premier (“Du royaume de Cochinchine” pp. 1-107) des Mémoires (…) de Cochinchine. (Seconde partie, “De la mission de Cochinchine” pp.107 à la fin).

    • Numéro : 31
    • Pays : Thailande
    • Année : 1669