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Adolphe UNTERLEIDNER (1879-1923)

[2742] UNTERLEIDNER Adolphe, Joseph Missionnaire Cambodge ------------------- Adolphe, Joseph UNTERLEIDNER naquit le 6 septembre 1879, à Dinsheim, diocèse de Strasbourg, alors Basse-Alsace (Allemagne), aujourd'hui département du Bas-Rhin (France). Il était le benjamin d'une famille de quatre garçons. Claudius, l'un de ses frères était assomptioniste, et fut un professeur éminent. Après ses études primaires à Dinsheim, Adolphe se dirigea, pour le cycle secondaire, vers l'école apostolique de Clairmarais, dans le Pas-de-Calais
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    Adolphe, Joseph UNTERLEIDNER naquit le 6 septembre 1879, à Dinsheim, diocèse de Strasbourg, alors Basse-Alsace (Allemagne), aujourd'hui département du Bas-Rhin (France). Il était le benjamin d'une famille de quatre garçons. Claudius, l'un de ses frères était assomptioniste, et fut un professeur éminent. Après ses études primaires à Dinsheim, Adolphe se dirigea, pour le cycle secondaire, vers l'école apostolique de Clairmarais, dans le Pas-de-Calais

    Le 8 octobre 1899, il entra, laïque, au séminaire des Missions Etrangères où il fut remarqué par sa gaieté presque exubérante, franche et de bon aloi. Tonsuré le 21 septembre 1900, minoré le 21 septembre 1901, sous-diacre le 28 septembre 1902, diacre le 7 mars 1903, ordonné prêtre le 21 juin 1903, il reçut sa destination  pour le vicariat apostolique du Cambodge qu'il partit rejoindre le 5 août 1903.

    Arrivé dans sa mission, Mgr. Bouchut l'envoya d'abord à Soairieng (Trabek) chez M. Chouffot, où il commença l'étude de la langue viêtnamienne en 1903, et durant quelques mois de 1904; il alla ensuite à Banam, chez M. Pianet pour se perfectionner en langue et faire sa formation pastorale. Il y passa le reste de l'année 1904. Doué d'une excellente mémoire, et travailleur, M. Unterleidner fit de rapides progrès.

    En 1904, le district de Soairieng (Trabek) fut divisé en deux; la partie est fut confiée à M.Unterleidner qui établit sa résidence à Prasaut (Lot-sut). Cette chrétienté avait été fondée en 1901 par M. Chouffot, missionnaire à Soairieng. Le premier chef de ce nouveau district chercha d'abord un terrain assez vaste, à la lisière du village pour y regrouper ses chrétiens, y bâtir une église et une résidence.Il administra les postes suivants: Talok, fondé vers 1879, Kompot, Telok, Bungtrai,  chrétientés déjà anciennes qui se trouvaient à l'extrémité de l'ancien district de Soairieng et qu'il visitait, monté sur un célèbre cheval dénommé  "Bataille".

    Au milieu de l'année 1908, l'important district de Nanggu devint vacant du fait du départ pour la France de M.Conte, son titulaire qui ne pouvait plus en assurer la direction en raison de ses infirmités. Mgr. Bouchut confia ce territoire à M.Unterleidner. Ce district comprenait alors les chrétientés suivantes: Nanggu, Dong-Xuc, Tham-Buon, Thi-dam, Cai-Dam, Chac-ca-dao, Can-say. Nanggu, la chrétienté centrale, sur les bords du fleuve, située entre Chaudoc et Long-Xuyên, comptait 819 catholiques en 1910. Ils vivaient pauvrement de la pêche. M.Unterleidner s'informa des espèces de riz cultivées dans les régions voisines, puis il transforma en rizières l'immense plaine inoccupée et  laissée en friche qui s'étendait sur les lisières de cette chrétienté. Il entreprit de reconstruire l'église, sa fierté, qui fut bénite en février 1920. En 1911, à Chac-Ca-Dao, sur les bords du fleuve, il éleva une chapelle.

    Le 16 novembre 1919, M.Conte mourut à Long-Xuyên. M. Unterleidner fut également chargé de ce poste qui était un lieu de passage pour les missionnaires. Il y construisit une résidence digne, en rapport avec l'importance de ce chef-lieu.

    Travailleur, M.Unterleidner chercha à donner un mieux-être à ses ouailles, mais il eût aussi le souci de former des chrétiens instruits et fervents. Avec ses confrères, il était le coq gaulois qui réveille, stimule, dissipe la nuit et la tristesse: "gallo canente, spes redit". Doué d'une voix souple et forte, il était souvent mis à contribution, lors des rencontres et des réunions. Fier de ses origines, il lui arrivait de manifester son amour et son attachement très forts pour son Alsace natale,

    Ayant toujours été en bonne santé, il lui fut difficile d'accepter la maladie. Il négligea de traiter à temps son foie malade..En mars 1923, on le transporta à la clinique Angier à Saïgon où son état s'améliora en raison des bons soins qu'il y reçut. Cependant, malgré sa robuste constitution, il ne put résister aux progrès de sa maladie de foie. Le lundi 4 juin 1923, à 1 heure du matin, après une longue agonie, il mourut  à la clinique Angier à Saigon. Il fut inhumé au cimetière du tombeau d'Adran, à côté de son confrère M. Brun.

     

    Références biographiques

    AME 1903 p. 378. 1904 p. 267. 1912 p. 131. 1913 p. 260. 264. 304. 1923 p. 159.

    CR 1903 p. 307. 1904 p. 204. 1905 p. 192. 1906 p. 183. 1911 p. 185. 1914 p. 101. 102. 1916 p. 114. 1917 p. 111. 1920 p. 60. 1923 p. 125. 253. 1924 p. 96. 171. 1936 p. 163.

    BME 1923 p. 324. 390. 450. 527. 742. 1955 p. 825.

    EC1 N°  40.

    • Numéro : 2742
    • Pays : Cambodge
    • Année : 1903