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Marie Honoré TISSIER (1864-1919)

[ 1945 ] TISSIER Marie-Honoré Missionnaire Cochinchine Orientale - Quinhon -------- [1945] Marie-Honoré TISSIER naquit le 07 Novembre 1864, à CUSEY, diocèse de LANGRES, département de la Haute-Marne. Issu d'une famille modeste,, il se fit d'abord ouvrier, et travailla sous les ordres d'un patron jusqu'à ce que fût assuré l'avenir de ses frères et soeurs. A la mort de sa mère, en 1883, il commença l'étude du latin au presbytère de sa paroisse. En Janvier 1884, à vingt ans, il entra à la maitrise de LANGRES.
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    [1945] Marie-Honoré TISSIER  naquit le 07 Novembre  1864, à CUSEY,  diocèse de LANGRES, département de la Haute-Marne. Issu d'une famille modeste,, il se fit d'abord ouvrier, et travailla sous les ordres d'un patron jusqu'à ce que fût assuré l'avenir de ses frères et soeurs.  A la mort de sa mère, en 1883, il commença l'étude du latin au presbytère de sa paroisse. En Janvier 1884, à vingt ans, il entra  à la maitrise de LANGRES.

     

    Le 14 Février  1888, il arriva tonsuré au Séminaire des Missions Etrangères. Travailleur opiniâtre, il réussit, au cours de ses études théologiques, à se maintenir dans une bonne moyenne. Minoré le O2 mars 1889, sous-diacre le  01 Mars 1890, diacre le 28 Septembre 1890, il fut ordonné prêtre  le 21 Février 1891, et célébra sa première messe  dans la  chapelle de l'Immaculée-Conception au Séminaire e Bièvres. Destiné à la Mission de la COCHINCHINE ORIENTALE (Quinhon), il quitta Paris le 15 Avril 1891, s'embarqua à MARSEILLE le 19 Avril 1891,  et arriva à QUINHON  le 23 Mai  1891.

     

    Son arrivée produisit un petit effet sensationnel. que l'arrivant  renforça avec humour dans un "faire-part" où il avouait son âge, et recommandait  le dit "Honoré-Marie TISSIER aux prières de tous ses confrères". Il était déjà un homme mûr. Il fut envoyé  à DIEM-DIEU, pour y étudier la langue viêtnamienne, puis à  KIEN-DONG, annexe de la paroisse de DAI-AN , pour y faire ses premières armes.  D'un caractère tenace, d'une constitution robuste, il fournit un travail opiniâtre, et fut apte au ministère actif.

     

    En Janvier  1892, M.TISSIER  fut nommé vicaire de M. MAILLARD, et placé à AN-NGAI, paroisse formée d'anciens chrétiens. Il se perfectionna en langue,et en connaissance des us et coutumes du pays, s'adaptant aux exigences variées du ministère apostolique. Esprit observateur, curieux de tout, aimant questionner, il recueillit des renseignements précieux  en matière de plantations.

     

    En Mars  1893, il fut envoyé à NHATRANG où les ruines de 1885, n'étaient que partiellement relevées dans une ou deux chrétientés. Il sût obtenir des aides importantes. En moins  de quatre ans, deux vastes églises en maçonnerie faisaient l'orgueil des chrétiens de CHO-MOI et  de BINH-CANG. Il  préparait des matériaux pour élever une autre église à HA-DUA, quand on lui confia la direction du  district  de TRUNG-SON, au nord de la province de QUANG-NGAI.

     

    En  août  1897, il arriva dans ce nouveau poste. Il y trouva des chrétiens âpres au travail, vivant dans une région aride. Un an après son arrivée; ce fut la famine, suite à la perte successive des récoltes. Alors, Il se fit quêteur, et contrairement à toute attente, il reçut des aides importantes dont il fit profiter tous les affamés, chrétiens ou non. Avec patience, s'adaptant à ses auditeurs, écoutant requêtes et demandes,il forma à la vie chrétienne de nombreux catéchumènes,sans négliger  les anciens chrétiens. Il eût aussi le souci de créer des ressources sur place. Près du poste central de TRUNG-SON, M. TISSIER mit en valeur les collines environnantes, planta du thé, des canneliers, des jacquiers. Les résultats ne furent pas toujours ceux que l'on avait espéré, mais il reçut félicitations, primes d'encouragement de la part de l'Administration, pour ce travail acharné au profit de toute  la population. .

     

    En Janvier  1914, M. TISSIER prit la direction du district  de BA-NGOC, au sud de la province du QUANG-NGAI. Il y trouvait un millier et demi de chrétiens dispersés en seize chrétientés. Son vicaire  se trouvant à quelques vingt kms de là, il dût  assumer à lui seul l'administration du centre paroissial et des deux tiers des annexes. il continua  son labeur d'apôtre zélé, gardant ses habitudes de vie pauvre. Toujours prêt à rendre service, défenseur des pauvres, il s'occupa des affaires des soldats mobilisés en France. Il fonda la nouvelle chrétienté de LUONG-NONG.

     

    M.TISSIER  s'inquiéta peu  des premières atteintes de la maladie, en 1917 et en 1918. Cédant  enfin  aux  ordres de son Evêque et du médecin, il se résigna  à s'embarquer pour HONG-KONG. Les soins reçus à l'Hôpital des Soeurs de St. Paul ne produisirent pas les améliorations espérées. On le dirigea vers la France,mais.arrivé à  SAIGON, on dût le débarquer et l'hospitaliser à la clinique du Docteur Angier.

     

    Il fut assisté par M.DELIGNON, Provicaire de la Mission de Saigon, qui était aussi son compatriote et ami. Il s'endormit dans la paix du Seigneur,doucement à midi,  le 12 Mai 1919. La cérémonie des obsèques eût lieu au Séminaire. Mgr. QUINTON donna l'absoute, M POYET fit la levée du corps et M. DUBULLE présida la cérémonie dernière.

     

     

    Références biographiques

    AME 1919-20 p. 192.

    CR 1891 p. 239. 1894 p. 207. 1895 p. 206. 1898 p. 166. 1899 p. 190. 1903 p. 130. 131. 1910 p. 177. 1914 p. 86. 1916 p. 166. 1917 p. 95. 1919 p. 76. 216.

     

     

     


     

    • Numéro : 1945
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1891