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Albert Charles THOUVENIN (1904-1984)

[3429]. THOUVENIN Albert (1904-1984) né le 28 avril 1904 à Nancy (M.-et-M.), admis au Séminaire des M.-E. en 1929, ordonné prêtre le 20 décembre 1930, partit le 20 avril 1931 pour la mission de Pakhoi. Il étudia le chinois dans la presqu'île de Lei-chow, puis fut chargé en 1934 de la paroisse de Topi. En 1945, il quitta Topi pour Lei-chow, puis, en 1949, il fut nommé procureur de la mission à Pakhoi. Expulsé de Chine en 1952, il fut ensuite professeur au séminaire de Saïgon jusquen 1956, puis au petit séminaire de Phnom-penh jusquen 1970.
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    [3429]  THOUVENIN Albert, Charles, François, est né le 28 avril 1904, dans la paroisse de la Cathédrale à Nancy (Meurthe et Moselle). Il fit ses études primaires à l'école libre de Nancy, et ses études secondaires au Petit Séminaire de Bosserville. Il entra au Grand Séminaire de Nancy et, après avoir reçu la tonsure, entra aux Missions Étrangères le 10 septembre 1929. Il fut ordonné prêtre le 20 décembre 1930 et partit le 20 avril 1931 pour la Mission de Pakhoi.

     

    Cette Mission avait été créée en 1924, par division de la Mission de Canton. Il fut envoyé dans la presqu'île de Lei-chow, pour apprendre le chinois et se former au ministère parmi les Chinois. Cette presqu'île s'avance loin dans la mer, presque jusqu'à l'île de Hainan, et est habitée par des Chinois qui parlent un dialecte particulier et sont ainsi isolés du reste de la Chine. C'est une région où sévit le paludisme, et qui est souvent visitée par les brigands. Le Père Thouvenin passa là une vingtaine d'années.

     

    Au bout de trois ans, l'évêque lui confia la paroisse de Topi, où il restera 11 ans, de 1934 à 1945. Il développa cette paroisse, où le nombre des chrétiens augmenta de 600 à 1.500 au bout de onze ans, grâce au dévouement. Il fit des tournées régulières dans les villages, préparant les catéchumènes au baptême, visitant les malades et formant des catéchistes pour l'instruction religieuse des enfants. Il bâtit, à Topi même, une belle église qui fut bénie le 19 avril 1936 par le Père Jégo, délégué de l'évêque.

     

    En 1940, les bombardements japonais vinrent jeter la terreur dans le pays et les bâtiments de la Mission ainsi que l'église furent détruits. Mais le Père Thouvenin et son vicaire le jeune Père Devos, se remirent courageusement au travail, et, tout en continuant leur ministère apostolique, firent les réparations nécessaires aux bâtiments.

     

    En 1945, le Père Thouvenin quitta Topi pour Lei-chow. Dans le chef-lieu de la préfecture, il exerça son ministère jusqu'en avril 1948. C'est alors qu'après 17 ans de mission, il prit un congé en France. Quand il revint en 1949, il fut nommé Procureur de la Mission de Pakhoi. Les ennuis ne tardèrent pas à venir, avec l'arrivée des Communistes. Ceux-ci l'accusèrent d'avoir tué quantité d'enfants de l'orphelinat et ils lui ordonnèrent d'exhumer les corps de ces enfants, qui évidemment n'avaient jamais été tués par lui, mais enterrés dans le cimetière après une mort naturelle. Les Communistes finirent par l'expulser de Chine et il partit pour Hongkong le 2 novembre 1952. Il se reposa pendant quelques semaines et partit pour l'Indochine. Il arriva à Saïgon où il fut affecté au Petit Séminaire, comme professeur de français. Il ne resta là que trois ans de 1953 à 1956, car l'évêque dut confier ce séminaire au clergé vietnamien. Alors, le Père Thouvenin partit pour le Cambodge. À Phnom-Penh, où il fut accueilli comme professeur au Petit Séminaire, il enseigna le latin, le français et la géographie pendant treize ans. Il aimait rendre service et allait ici ou là dire des Messes dans les paroisses, et pendant les vacances il alla souvent visiter des confrères, plus ou moins éloignés de la capitale, ce qui leur faisait grand plaisir.

     

    En 1970, la situation politique se dégrada très sérieusement au Cambodge et le Séminaire fut fermé. Le Père Thouvenin n'eut plus d'autre solution que de rentrer en France, où il arriva le 15 juin 1970.

     

    Il trouva un poste à l'Institution Saint Paul à Roanne, où on le chargea de la surveillance des élèves et de l'instruction religieuse. Mais en 1974, se sentant fatigué, il demanda son admission dans notre maison de retraite de Lauris, dans le Vaucluse. Au cours des dix ans qu'il passa là, il souffrit d'un cancer à la gorge. Il dut être hospitalisé à la clinique St Roch de Cavaillon; c'est là qu'il expira le 11 avril 1984. Le 13 avril, juste quelques jours avant ses 80 ans, il fut inhumé dans le cimetière de Lauris, en présence de sa famille et de ses confrères.

     

    Le Père Thouvenin eut à affronter beaucoup d'ennuis et beaucoup de souffrances au cours de sa vie missionnaire. Il a porté sa croix jusqu'à la porte du Ciel. Il donna toujours l'exemple d'une grande foi et d'un grand courage.

     

     

     

    Références bio-bibliographiques

    AME 1931 p. 91. 138. photo p. 140.

    CR 1931 p. 192. 275. 1932 p. 144. 1933 p. 115. 1934 p. 106. 1935 p. 106. 1937 p. 105. 1938 p. 106. 1940 p. 61. 1949 p. 69. 1961 p. 56. 1962 p. 69. 1963 p. 79. 1965 p. 85. 1966 p. 108. 1967 p. 77.

    BME 1929 p. 576. 1931 photo p. 465. 1932 p. 133. 1934 p. 871. photo p. 710. 1936 p. 483. 896. 1937 p. 50. photo p. 32. 1939 p. 132. 1940 p. 346. 495. 692. 708. photo p. 513. 1941 p. 46. 622. 1948 p. 42. 43. 46. 185. 315. 318. 1949 p. 181. 182. 305. 436. 644. 780. 1950 p. 629. 1951 p. 123. 1952 p. 770. 1953 p. 61. 413. 484. 1954 p. 910. 1956 p. 1006. 1090. 1957 p. 261. 782. 968. 1960 p. 469.

    EPI 1962 p. 91. 797.

    ECM 1945 p. 224.

    EC1 N°  179. 216. 220. 462. 529. 534. 605. 606. 624. 714. 719. 755. 757.

    EC2 N°  10P309. 32P187. 33/C2. 34P243. 57P302. 103P23. 104P52. 105P84. 106P114. 142P216. 185/C2.

     

    • Numéro : 3429
    • Pays : Chine Vietnam Cambodge
    • Année : 1931