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Jean-Louis THORAL (1845-1881)

[1042]. THORAL, Jean-Louis, né le 5 décembre 1845 à Nandax (Loire), fit ses études au petit séminaire de Saint-Jodard. Il entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 19 octobre 1867, reçut le sacerdoce le 28 octobre 1869, et partit le 18 janvier 1870 pour le Tonkin occidental. Il y administra plusieurs chrétientés, et convertit un certain nombre de païens dans le district de Ninh-binh. En 1879-1880, il instruisit ou fit instruire plus de 1 000 néophytes.
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    [1042]. THORAL, Jean-Louis, né le 5 décembre 1845 à Nandax (Loire), fit ses études au petit séminaire de Saint-Jodard. Il entra tonsuré au Séminaire des M.-E. le 19 octobre 1867, reçut le sacerdoce le 28 octobre 1869, et partit le 18 janvier 1870 pour le Tonkin occidental. Il y administra plusieurs chrétientés, et convertit un certain nombre de païens dans le district de Ninh-binh. En 1879-1880, il instruisit ou fit instruire plus de 1 000 néophytes.

    Au début de 1880, Mgr Puginier le chargea de collaborer à la fondation de la mission des Chau-Laos, au nord-ouest de la province de Thanh-hoa. Energique et zélé, à peine eut-il appris la langue qu’il se prodigua, mais fut bientôt atteint de la fièvre des bois et réduit à l’extrémité. Les missionnaires voisins, étant aussi malades que lui, ne purent aller à son secours.

    Quand il sentit ses forces l’abandonner complètement, il dit à son catéchiste­ : « Il serait bien consolant pour moi d’avoir un prêtre pour m’assister, et je serais bien heureux de recevoir les sacrements­ ; mais j’en ai fait le sacrifice au bon Dieu, et j’ai eu soin de garder mon âme pure de péché. » Puis, il s’étendit sur sa natte, fit un grand signe de croix, croisa les bras sur sa poitrine et expira. C’était vers le 15 novembre 1881, à Ban-chao. M. Thoral est un des très rares missionnaires de la Société des M.-E. morts sans l’assistance d’un prêtre.

    À son sujet Mgr Puginier a écrit­ : « J’avais dit plusieurs fois, sans cependant vouloir prophétiser, que le P. Thoral ne mourrait pas comme les autres missionnaires, mais qu’il mourrait d’une manière extraordinaire. Maintenant qu’il a passé à la vie éternelle, je puis répéter, sans blesser son humilité, ce qu’il m’a dit à différentes reprises en me parlant de la conversion des infidèles, pour laquelle il avait certainement une grâce particulière­ : “Pour mon compte, disait-il, je ne serais pas effrayé de mourir sans sacrements, et je consentirais volontiers à être privé d’un prêtre à mes derniers moments, si cela doit être utile au salut des âmes.” Ce n’était certainement en lui ni jactance, ni mépris des choses saintes­ ; mais il se sentait dans l’amitié de Dieu, et il était pénétré d’un zèle immense pour le salut de ses semblables. »

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1876, p. 23­ ; 1881, pp. 63, 120.

    M. C., xi, 1879, p. 405.

    A. M.E., 1903, p. 359.

    • Numéro : 1042
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1870