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François THIRION (1824-1892)

[628]. THIRION, François-Joseph, vint au monde le 25 octobre 1824 à Heuilley-le-Grand (Haute-Marne). Ordonné prêtre le 24 juin 1850, il fut directeur de la maîtrise à Langres, jusqu'à ce qu'il entrât au Séminaire des M.-E., le 16 septembre 1851. Il fut envoyé à Pondichéry le 20 août 1852. Nommé professeur au collège colonial, il institua dans la ville de Pondichéry l'œuvre des Conférences Saint-Vincent de Paul, et, pour soulager plus complètement les malheureux, un comité des Dames de la Miséricorde.
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    [628]. THIRION, François-Joseph, vint au monde le 25 octobre 1824 à Heuilley-le-Grand (Haute-Marne). Ordonné prêtre le 24 juin 1850, il fut directeur de la maîtrise à Langres, jusqu’à ce qu’il entrât au Séminaire des M.-E., le 16 septembre 1851.

    Il fut envoyé à Pondichéry le 20 août 1852. Nommé professeur au collège colonial, il institua dans la ville de Pondichéry l’œuvre des Conférences Saint-Vincent de Paul, et, pour soulager plus complètement les malheureux, un comité des Dames de la Miséricorde.

    Vicaire à Vadouguerpatti en 1855, et à Salem en 1856, il fut en 1858 chargé du district de Covilour-Darmaboury, composé de plus de 4 000 chrétiens. Quoique l’administration en fût très difficile, il y demeura pendant 30 ans et le rendit florissant.

    Très au courant des usages du pays, et connaissant à fond la psychologie des Indiens, très équitable, et toujours prêt à se dévouer, il rendit de nombreux services en réglant les différends, et en apaisant les querelles. Il acquit ainsi une grande autorité comme arbitre dans la région­ ; parmi les chrétiens, il ne fut pas moins réputé comme guide spirituel. On vantait sa générosité, car il employait en aumônes presque toutes ses ressources personnelles­ ; il soutint largement la Congrégation des Sœurs indigènes du Saint et Immaculé Cœur de Marie. Mgr Laouënan lui confiait volontiers la formation de jeunes missionnaires, ce dont il s’acquittait fort bien.

    En 1888, il passa dans le district d’Akkravaram. En 1890, ses forces étant épuisées, il se vit contraint au repos­ ; le 10 juillet 1892, il s’éteignit à Bangalore.

    Notes bio-bibliographiques.

    — A. S.-E., xxix, 1878, p. 22. — Sem. rel. Langres, 1873, p. 298­ ; 1892, p. 501­ ; 1893, pp. 245, 269, 292, 328­ ; 1900, Notice, pp. 528, 541, 557, 579, 598, 614, 630, 646, 659.

    Hist. miss. Inde, Tab. alph.

    • Numéro : 628
    • Pays : Inde
    • Année : 1852