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Henri TESSON (1865-1933)

TESSON Henri (1865 - 1933) [1875] TESSON Henri, Victor, naquit le 20 juillet 1865 à Saint Julien sur Sarthe, dans le diocèse de Séez, en Normandie. Il est entré aux Missions Etrangères le 7 octobre 1886. Ordonné prêtre le 21 septembre 1889, il partit pour la Mission de Pondichéry le 11 décembre 1889. Il resta à Pondichéry une dizaine d'années, comme professeur au Collège colonial (qui est devenu Collège français). En 1900, l'évêque l'envoie dans la Paroisse d'Erayur, où il sera vicaire pendant de longues années.
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    [1875] TESSON Henri, Victor, naquit le 20 juillet 1865 à Saint Julien sur Sarthe, dans le diocèse de Séez, en Normandie. Il est entré aux Missions Etrangères le 7 octobre 1886. Ordonné prêtre le 21 septembre 1889, il partit pour la Mission de Pondichéry le 11 décembre 1889.

     

    Il resta à Pondichéry une dizaine d'années, comme professeur au Collège colonial (qui est devenu Collège français). En 1900, l'évêque l'envoie dans la Paroisse d'Erayur, où il sera vicaire pendant de longues années.

     

    Vers la fin de sa vie, il est envoyé à Karikal (comptoir français au Sud de Pondichéry). Il y a là une belle paroisse, mais il est nommé directeur de l'école paroissiale, et fait office de prêtre auxiliaire pour le curé. Sa condescendance pour les bambins de l'école fait l'admiration des parents. À Karikal, tout le monde aimait le cher M. Tesson, toujours prêt à rendre service aux petits comme aux grands. Il se montre toujours d'une grande charité, oubliant sa personne, aimant surtout secourir les pauvres et les miséreux. Comme prêtre, il était exemplaire dans sa régularité à tous ses exercices de piété, à commencer par la Messe, qu'il célébrait de très bon matin, avec beaucoup de dévotion.

     

    Pendant de longues années, il eût à souffrir de son estomac délicat. Vint s'ajouter la tuberculose. Il doit alors retourner en France pour se soigner. Il arrive à Montbeton en mai 1932. Au cours d'un voyage pour aller revoir son pays natal en Normandie, il passa par Paris et consulte quelques bons docteurs : tous sont unanimes à déclarer que sa tuberculose pulmonaire est trop avancée, pour qu'il y ait quelque espoir de guérison.

     

    Après un séjour dans sa famille, il revient à Montbeton. Il est victime de plusieurs crises d'hémophtysie et doit garder la chambre. Jusqu'au 15 décembre, il eut la joie de célébrer la Messe, et quand il ne put plus se tenir debout, il continua quand même à faire ses dévotions et à réciter son bréviaire.

     

    Son état s'aggrava, et le 25 janvier 1933, il reçut le sacrement des malades, vécut encore deux mois, endurant son mal avec patience et résignation. Le 18 mars 1933, il expira tout doucement, rendant sa belle âme à Dieu. Ce vrai missionnaire, rempli d'humilité et mettant en pratique le "Ama nesciri et pro nhilo reputari" fut un exemple de charité, par l'action, la prière et la souffrance.

     

    Références biographiques

    AME 1890 p. 104. 1933 p. 156.

    CR 1889 p. 255. 1904 p. 249. 369. 1911 p. 235. 1914 p. 125. 1916 p. 162. 164. 1919 p. 168. 228. 1920 p. 76. 1922 p. 150. 1933 p. 256. 336.

    BME 1924 p. 338. 1932 p. 559. 724. 969. 1933 p. 564.

    EC1 N° 245. 248. 253. 264.

    • Numéro : 1875
    • Pays : Inde
    • Année : 1889