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Alexis TESSIER (1841-1901)

[913]. TESSIER, Alexis, né le 4 juillet 1841 au Guédéniau (Maine-et-Loire), baptisé à La Lande-Chasles, fit ses études au collège de Combrée, et entra laïque au Séminaire des M.-E. le 2 octobre 1863. Il reçut le sacerdoce le 26 mai 1866, et partit le 15 juillet suivant pour le Tonkin méridional. Il étudia la langue à Trang-nua et fut ensuite placé à Ke-dong. En 1868, la région étant troublée, il fut obligé de se retirer à Xa-doai ; il en repartit au mois d'août de la même année et s'établit à Du-loc.
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    [913]. TESSIER, Alexis, né le 4 juillet 1841 au Guédéniau (Maine-et-Loire), baptisé à La Lande-Chasles, fit ses études au collège de Combrée, et entra laïque au Séminaire des M.-E. le 2 octobre 1863. Il reçut le sacerdoce le 26 mai 1866, et partit le 15 juillet suivant pour le Tonkin méridional. Il étudia la langue à Trang-nua et fut ensuite placé à Ke-dong. En 1868, la région étant troublée, il fut obligé de se retirer à Xa-doai­ ; il en repartit au mois d’août de la même année et s’établit à Du-loc. Le 2 octobre 1870, il passa à Qui-chinh, d’où il administra le district de Nganca­ ; puis, on lui confia l’orphelinat de Saint-Nicolas d’abord placé à une petite distance de Huong-phuong (Bo-chinh), et transféré dans cette résidence en 1873. Il gouverna plusieurs fois le district pendant l’absence de Mgr Croc qui en était le chef ordinaire.

    En 1874, après l’expédition de F. Garnier, les païens saccageant les chrétientés, il fut envoyé à Saïgon pour demander assistance au gouverneur de Cochinchine.

    De 1876 à 1880, il administra successivement les districts de Hoi-yen, Quinh-luu et le Bo-chinh. Très épuisé, il lui fallut passer un an au sanatorium de Hong-kong, puis repartir en France.

    En février 1885, il était de retour à Xa-doai­ ; il travailla alors au procès des martyrs. Quelques mois plus tard, quand les troupes françaises occupèrent Vinh, il devint leur aumônier, en même temps que l’interprète du commandant, et rendit de nombreux services à nos compatriotes ainsi qu’aux chrétiens indigènes.

    Le calme revenu, il fut chargé, en février 1888, de relever le séminaire ruiné durant les troubles­ ; il y fut supérieur, économe et professeur de théologie pendant six ans.

    Retombé malade, il alla chercher des soins au sanatorium de Béthanie à Hong-kong, et retourna au Tonkin méridional en novembre 1899. Incapable de reprendre ses travaux au séminaire, il se fixa à Vinh, et y mourut le 3 mars 1901. Selon son désir, on l’inhuma à Xa-doai. Il était doué d’un caractère ferme, d’une intelligence prompte, et commandait facilement.

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1885, p. 78­ ; 1887, p. 229­ ; 1888, p. 124­ ; 1890, p. 112­ ; 1904, p. 148.

    A. P. F., li, 1879, p. 458.

    M. C., vi, 1874, La persécution, p. 233­ ; vii, 1875, p. 475­ ; xi, 1879, La famine, p. 365­ ; xviii, 1886, p. 37­ ; xix, 1887, p. 566­ ; xxi, 1889, Mort de M. Pédémon, p. 84­ ; xxiv, 1892, Le séminaire, p. 97­ ; xxxiii, 1901, p. 287.

    Sem. rel. Angers, 1890, p. 1113­ ; 1893, p. 572­ ; 1894, p. 856. — Œuv. Prop. Foi, Angers, comp.-rend., 1868, p. 9­ ; 1872-74, p. 16­; 1876, pp. 7, 18­ ; 1878-80, pp. 3, 14, 30.

    Les miss. angev., p. 105.

    Portrait.

    M. C., xxxiii, 1901, p. 287. — Les miss. angev., p. 105.

    • Numéro : 913
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1866