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Alphonse TARBÈS (1838-1888)

[819]. TARBÈS, Alphonse-Jean, né le 19 octobre 1838 à Lourdes (Hautes-Pyrénées), fit ses études classiques au petit séminaire de Saint-Pé, et entra laïque au Séminaire des M.-E. le 28 octobre 1859. Prêtre le 20 décembre 1862, il fut envoyé le 16 mars 1863 à Pondichéry. Après avoir été professeur au petit séminaire, et pendant sept ans au collège colonial, il devint vicaire à Karikal. En 1873, il administra le district de Tirouvadi, et celui de Kandamangalam et de Cuddalore (old town).
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    [819]. TARBÈS, Alphonse-Jean, né le 19 octobre 1838 à Lourdes (Hautes-Pyrénées), fit ses études classiques au petit séminaire de Saint-Pé, et entra laïque au Séminaire des M.-E. le 28 octobre 1859. Prêtre le 20 décembre 1862, il fut envoyé le 16 mars 1863 à Pondichéry. Après avoir été professeur au petit séminaire, et pendant sept ans au collège colonial, il devint vicaire à Karikal. En 1873, il administra le district de Tirouvadi, et celui de Kandamangalam et de Cuddalore (old town).

    En 1875 ou 1876, on lui confia la direction de l’institution Saint-Joseph, fondée à Cuddalore, afin de préparer les jeunes gens aux emplois administratifs. Il se donna de tout son cœur à cette œuvre éminemment utile­ ; comme c’était un esprit judicieux, et que son tact et sa prudence égalaient son ardeur, il ne tarda pas à la faire prospérer. Les élèves affluèrent dans de telles proportions qu’il fallut organiser une annexe à Tiroupapalayour. En 1884, l’école Saint-Joseph comptait 800 élèves­ ; le gouvernement anglais la reconnut comme collège, l’affilia à l’Université de Madras, et supprima le collège qu’il avait entretenu jusqu’alors à Cuddalore.

    Le missionnaire organisa ensuite, dans la même ville, une école normale destinée à initier aux méthodes d’instruction anglaise les religieuses indigènes de la Congrégation du Saint et Immaculé Cœur de Marie, de Pondichéry. Ses efforts aboutirent pleinement, en dépit des difficultés du début. Il agrandissait les bâtiments de cette école, et élevait une chapelle dans le collège de Cuddalore, quand la mort l’enleva le 5 mai 1888. Il se trouvait alors à Pondichéry où il venait d’arriver.

    Il jouissait de l’estime générale, et le gouvernement l’avait appelé à prendre place parmi les examinateurs des collèges de la présidence de Madras.

    Notes bio-bibliographiques

    C.R., 1892, p. 229.

    A. S.E., xviii, 1866, p. 185.

    M. C., x, 1878, p. 332.

    — Annuair. petit sém. Saint-Pé, 1889, pp. 271, 410. — Journ. de Lourd., 1888, n° de juin. — Madras mail, 1888, n° du 11 mai.

    Hist. miss. Inde, Tab. alph. — Vingt ans dans l’Inde, p. 166. — Le culte de N.-D. de Lourd., pp. 1, 281.

    Portrait

    — Le culte de N.-D. de Lourd., p. 232.

    • Numéro : 819
    • Pays : Inde
    • Année : 1863