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Paul SOUVIRON (1768-1797)

[309]. SOUVIRON, Paul, né le 31 octobre 1768 (et non vers 1769), dans la paroisse Sainte-Croix, à Oloron (Basses-Pyrénées), fit ses études au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris ; au moment de la Révolution, il émigra en Angleterre où il fut ordonné prêtre, probablement à Londres en 1793. Il fit, dans cette ville, la connaissance des directeurs du Séminaire des M.-E., et résolut de se consacrer à l'apostolat.
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    [309]. SOUVIRON, Paul, né le 31 octobre 1768, dans la paroisse Sainte-Croix, à Oloron (Basses-Pyrénées), fit ses études au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris­ ; au moment de la Révolution, il émigra en Angleterre où il fut ordonné prêtre, probablement à Londres en 1793. Il fit, dans cette ville, la connaissance des directeurs du Séminaire des M.-E., et résolut de se consacrer à l’apostolat.

    Destiné au Se-tchoan, il s’embarqua au mois d’avril 1795, et arriva à Macao le 9 juin 1796. Il édifia le procureur M. Letondal, qui écrivait de lui­ : « Pendant neuf mois que je vécus avec lui, je n’entendis jamais sortir de sa bouche une seule parole qui pût blesser le moins du monde la charité. »

    Il quitta Macao le 2 mars 1797, accompagné de cinq chrétiens. Neuf jours après, le 11 mars, il fut arrêté dans la province du Kouang-tong, par le commissaire d’une douane auquel il avait été dénoncé. Emprisonné à Canton, il comparut plusieurs fois devant les mandarins. Son arrestation eut beaucoup de retentissement, et causa de grands ennuis à Macao où les Chinois savaient qu’il avait séjourné.

    Il mourut en prison, à Canton, le 13 mai de la même année, d’une fièvre maligne qu’il avait contractée pour s’être servi de son mouchoir, après l’avoir prêté à un de ses compagnons de captivité atteint de cette maladie. Deux mois après, son corps fut trouvé entier, flexible, nullement défiguré, et n’exhalant aucune mauvaise odeur, quoiqu’il eût été inhumé dans une fosse peu profonde et à l’époque des grandes chaleurs.

    Est-ce à cette époque que ses ossements furent transférés à Macao­ ? Nous l’ignorons. Mais, à cette époque ou à une autre, le transfert eut lieu, car c’est à Macao, comme il conste par les registres de l’évêché de cette ville, que M. Lemonnier, procureur général des M.-E., alla les recevoir des mains de Mgr E.-B. da Sousa Ennes en 1877, et les apporta dans la chapelle du sanatorium de Béthanie, à Hong-kong, où ils reposent actuellement.

     

     

    Notes bio-bibliographiques.

    C.R., 1877, p. 46.

    N. L. E., iii, Son emprisonnement, pp. 270 et suiv., 288­ ; iv, pp. 31, 178, 210, 233.

    — Bull. rel. Bayonne, 1896, n° 2, p. 20.

    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. — Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 649. — Lett. à l’év. de Langres, p. 216. — Chron. dioc. d’Oloron, an. 1793, p. 470.

     

    • Numéro : 309
    • Pays : Chine
    • Année : 1795