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Jean-François-Régis SOUVIGNET (1854-1900)

[1546]. SOUVIGNET, Jean-François-Régis, naquit le 21 octobre 1844 à Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire), et fit ses études au petit séminaire de sa commune natale. Après avoir reçu la tonsure au grand séminaire du Puy, il entra au Séminaire des M.-E. le 11 octobre 1879, reçut la prêtrise le 23 septembre 1882, et partit le 22 novembre suivant pour la Mandchourie. Nieou-tchouang fut son premier poste ; deux ans plus tard, il fut envoyé dans celui de Kiu-ma-tsai-heu, ensuite à Siao-che-toou-heu, et, six ans après, à Hou-lan, province de Hei-long-kiang.
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    [1546]. SOUVIGNET, Jean-François-Régis, naquit le 21 octobre 1844 à Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire), et fit ses études au petit séminaire de sa commune natale. Après avoir reçu la tonsure au grand séminaire du Puy, il entra au Séminaire des M.-E. le 11 octobre 1879, reçut la prêtrise le 23 septembre 1882, et partit le 22 novembre suivant pour la Mandchourie. Nieou-tchouang fut son premier poste­ ; deux ans plus tard, il fut envoyé dans celui de Kiu-ma-tsai-heu, ensuite à Siao-che-toou-heu, et, six ans après, à Hou-lan, province de Hei-long-kiang. Installé définitivement, en 1895, dans cette ville où aucun missionnaire n’avait encore pu résider, il construisit une église, ouvrit des écoles, et enregistra plusieurs centaines de baptêmes d’adultes. En 1897, il fut attaqué dans sa résidence par des soldats chinois, qui le frappèrent cruellement et le laissèrent pour mort. Quand il revint à lui, il fit doucement cette réflexion­ : « J’avais deux ou trois pintes de mauvais sang­ ; j’en suis débarrassé­ ; c’est une bénédiction du bon Dieu. » En 1898, il appartint à la Mandchourie septentrionale, créée à cette époque Vicariat apostolique.

    En 1900, lors de la révolte des Boxeurs, il se trouvait éloigné de Hou-lan­ ; apprenant que ses chrétiens étaient menacés, il partit aussitôt pour aller leur porter secours. Peu après son arrivée dans sa résidence, il fut massacré, le 30 juillet de la même année. Après sa mort, un soldat lui ouvrit la poitrine, en arracha le cœur, et mit à la place le bréviaire que le missionnaire avait caché sous sa soutane.

     

    Notes bio-bibliographiques

    C.R., 1885, p. 16­ ; 1886, p. 7­ ; 1889, p. 6­ ; 1890, p. 5­ ; 1891, p. 5­ ; 1893, p. 11­ ; 1894, p. 18­ ; 1897, p. 7­ ; 1898, p. 7­ ; 1899, p. 84.

    A. P. F., lxxiii, 1901, Son massacre, p. 325.

    M. C., xxxii, 1900, Son massacre, p. 455­ ; xxxiii, 1901, Détails sur son massacre, p. 255.

    A. M.E., 1900, pp. 266, 279­ ; 1902, p. 80.

    — Sem. rel. Le Puy, 1882-83, p. 614­ ; 1884-85, pp. 59, 92, 104, 137, 154, 167­ ; 1886-87, p. 217­ ; 1900-01, Notice, p. 6­ ; Ib., pp. 264, 582.

    Comp.-rend. de la 7e réun. anc. él. Monistrol, 1901, 28 mai.

    Les miss. cath. franç., iii, pp. 376, 382.

    Portrait

    A. M.E., 1902, p. 80.

    • Numéro : 1546
    • Pays : Chine
    • Année : 1882