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Marcel SIGNORET (1902-1950)

[3302] SIGNORET Marcel, Augustin, est né le 17 février 1902 à Gigondas (Vaucluse) dans le diocèse d'Avignon. Après ses études primaires à Gigondas et ses études secondaires au petit séminaire d'Avignon, il entre aussitôt au Séminaire des Missions Etrangères de Paris, le 20 octobre 1921. Il fait alors deux ans de service militaire à Aix-en-Provence, où il obtient le grade de maréchal des logis. De retour au séminaire, il y est ordonné prêtre le 19 décembre 1925 et part pour la mission de Lanlong, en Chine, le 6 avril 1926.
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    [3302] SIGNORET Marcel, Augustin, est né le 17 février 1902 à Gigondas (Vaucluse) dans le diocèse d’Avignon. Après ses études primaires à Gigondas et ses études secondaires au petit séminaire d’Avignon, il entre aussitôt au Séminaire des Missions Etrangères de Paris, le 20 octobre 1921. Il fait alors deux ans de service militaire à Aix-en-Provence, où il obtient le grade de maréchal des logis. De retour au séminaire, il y est ordonné prêtre le 19 décembre 1925 et part pour la mission de Lanlong, en Chine, le 6 avril 1926. Après une année d’étude de la langue chinoise, il est envoyé comme vicaire du P. Joseph Esquirol à Tchenfong. Un an plus tard il est nommé responsable du district de Paopaochou, où plusieurs centaines de chrétiens sont morts pendant la famine de 1924. Il y bâtit une résidence avec chapelle, presbytère, école de garçons et de filles. En 1929, l’important district de Wangmo étant devenu vacant par suite de la mort de son titulaire, le P. Signoret en est nommé curé en 1929, tout en continuant de s’occuper du district de Paopaochou. Bâtisseur infatigable, il remet à neuf la résidence de Wangmo détruite par un incendie, et visite sans cesse ses nombreux catéchumènes et chrétiens disséminés sur l’immense étendue de son district. En 1932, il est appelé à la procure régionale pour y assurer un intérim  et commence les travaux de reconstruction du petit séminaire de Kinkia-tchung, puis en 1933 revient prendre en charge son district de Wangmo, tout en étudiant la langue dioy, parlée dans une grande partie de la mission. En octobre 1934, il est nommé supérieur du petit séminaire de Kinkia-tchang. En 1937, il prend un congé en France, mais à peine est-il arrivé en France, que le supérieur général lui demande d’accepter pendant deux ans la charge de professeur au petit séminaire de Beaupréau. Il se prépare à revenir dans sa mission, quand éclate la deuxième guerre mondiale. Mobilisé dans l’artillerie de la ligne Maginot, il est fait  prisonnier et emmené en Allemagne, aux environs de Brunswick. Devenu aumônier, il assure le culte pour les détenus et leur donne l’occasion quand il le peut d’entendre des conférences sur des sujets les plus variés. Démobilisé le 11 avril 1945, il veut regagner sans plus tarder son poste au petit séminaire d’Anlung, mais il n’y a aucun moyen de transport pour se rendre en Chine. Il accepte alors pendant quelques mois le poste de curé de Sablet en Avignon. Le 23 mars 1946 il peut enfin s’embarquer et rejoindre sa mission après neuf ans d’absence. On lui  demande alors de remplacer temporairement le procureur qui vient d’être victime d’un grave accident. Il s’intéresse aussi aux nombreux lépreux et construit pour eux une léproserie sur le lac à moitié desséché de Tahaitse. Pour mener à bien une oeuvre aussi importante, il doit trouver des fonds, et écrit pour cela beaucoup de lettres et des articles dans les journaux. Deux fois la semaine, il s’impose de faire à pied les quinze kilomètres qui le séparent du chantier pour surveiller les travaux qui vont durer plus d’une année. Quand tout est terminé, il fait appel à la congrégation canadienne des Missionnaires de Notre-Dame des Anges, pour prendre la direction de la léproserie. Au début, les malades ne sont qu’une vingtaine: ils seront bientôt près d’un millier. Le P. Signoret fait face à tous les besoins avec beaucoup d’énergie et de dévouement, et organise efficacement la léproserie, où il est venu habiter. Le 27 janvier 1950, il est en train de se reposer chez lui,  alors que le personnel et les malades se disposent à prendre leur repas du soir. Soudain, trois individus surgissent et viennent lui demander s’il désire acheter du riz; sur sa réponse négative, ils lui demandent un collyre. Il les prie alors de s’adresser aux sœurs et fait le geste de rentrer à son bureau, mais l’un des bandits l’en empêche et un autre tire plusieurs coups de feu qui lui traversent les deux jambes et le corps. Quand la nouvelle de cette agression est connue, un peloton de soldats et des secours sont envoyés aussitôt à la léproserie, mais c’est trop tard, les assassins ont déjà quitté les lieux, et le P. Signoret vient de rendre le dernier soupir.

     


    Références bibliographiques

     

    AME 1926-27 p. 118. 1929 p. 166. 1936 p. 41.

    CR 1929 p. 96. 97. 1930 p. 113. 1931 p. 112. 116. 1932 p. 126. 1934 p. 81. 83. 1936 p. 87. 89. 1939 p. 84. 1940 p. 115. 1947 p. 39. 1948 p. 49. 1949 p. 62. 1951 p. 153.

    BME 1926 p. 191. 262. 379. 389. 1928 p. 49. 1929 p. 176. 177. 295. 750. 1930 p. 237. 1931 p. 65. 149. 290. 675. 1932 p. 45. 205. 1933 p. 776. 1935 p. 52. 432. 439. 516. 593. 662. 738. 1936 p. 449. 1937 p. 125. 354. 430. 431. 441. 445. 531. 724. 817. 870. 1940 p. 293. 832. 835. 1941 p. 130. 474. 1952 p. 547.

    ECM 1941 p. 26. 1943 p. 252. 1946 p. 117.

    MDA 1948 p. 94. 95. 1949 p. 31. 134. 137. 1950 p. 63. 85.

    MC 1928 p. 104. 1929 p. 44. 1937 p. 444. 1949 p. 39. 1950 p. 78. 1951 p. 60. 78.

    EC1 N° 102. 106. 361. 364. 410. 417. 426. 444. 478. 479. 499.

     

    • Numéro : 3302
    • Pays : Chine
    • Année : 1926