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Etienne SCHMITT (1867-1944)

SCHMITT Jacques (1867 - 1944)
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    [2015] SCHMITT Etienne, Jacques, est né le 6 février 1867 à Hargarten-aux-Mines, dans le diocèse de Metz. Sa mère mourut et c'est son père, maître de forge, qui éleva son enfant. Ayant reçu l'appel divin, le petit Etienne entra au Petit Séminaire de Montigny les Metz. Pour ses bonnes études et ses examens, il reçut les éloges les plus mérités de ses supérieurs. Puis il alla au Grand Séminaire d'Issy-les-Moulineaux, dirigé par les Pères Sulpiciens. Il reçut la tonsure le 15 juillet 1886. Il fit alors sa demande d'admission au Père Delpech, supérieur du Séminaire des Missions Etrangères, et entra au Séminaire de la rue du Bac le 13 septembre 1889. Il fut ordonné prêtre le 3 juillet 1891 et partit pour l'Inde le 14 septembre où il rejoignit sa Mission de Mysore.

     

    Son évêque, Mgr. Kleiner, l'envoya au Collège Saint Joseph, pour l'étude de l'anglais. Il dut prendre bientôt la direction du Collège, pour succéder à M. Vissac, et resta principal de ce Collège jusqu'en 1915. C'était un Collège prospère, avec 395 élèves, dont 213 internes dans la section européenne, et 646 dans la section indienne.

     

    Vint la guerre de 1914-1918. Le Père Schmitt, qui était originaire d'Alsace-Lorraine, dut aller se réfugier à Pondichéry, territoire français. Puis il partit pour l'Europe. A Paris, il trouva un emploi à l'Ecole Fénélon, puis en 1921, il fut nommé directeur au Séminaire de la rue du Bac. Il y enseigna l'Ecriture Sainte jusqu'en 1936. A partir de 1930, il donna aux séminaristes des cours d'anglais une fois par semaine. Comme directeur de conscience, il eut de nombreux dirigés, qu'il savait accueillir, comprendre, réconforter. Sa spiritualité était un peu exigeante et rigoriste, mais les dirigés avaient une haute estime pour leur directeur. Il disait la Messe avec une grande piété, et il travaillait dans sa chambre, toujours debout, devant un bureau à sa hauteur. Durant ses loisirs, il aimait jardiner.

     

    En 1936, il quitta le professorat, pour devenir membre de l'administration centrale de la Société. Tous les matins, il allait dire la Messe au cours Valton, non loin de la rue du Bac. Les jeunes filles l'apprécièrent beaucoup comme confesseur. Pour telle jeune fille devenue grande, il était le "prêtre idéal". Dans la journée, il se mettait au confessional de notre chapelle, rendant ainsi un grand service à de nombreuses personnes de l'extérieur.

     

    Comme il prenait de l'âge, ses forces commencèrent à décliner. Malgré la fatigue, il continua d'aller à l'église Saint François-Xavier, où il passait des heures au confessional. Le 21 janvier 1944, en revenant de cette église, il fut renversé par une auto en voulant traverser la chaussée. Après des soins urgents dans un hôpital, il revint à la rue du Bac, où il mourut le 2 février. La cérémonie de sépulture eut lieu à la rue du Bac, et de là, son cadavre fut emmené au cimetière Montparnasse. Le 5 février, les jeunes filles du cours Valton offrirent une Messe et prièrent de tout leur coeur à ses intentions.

     

    Le Père Schmitt ne fut pas un missionnaire de brousse, il appartenait plutôt au groupe de ceux qu'on appelait "les messieurs de Bangalore". Il fut un homme d'une grande rectitude sacerdotale et missionnaire.

     

     

     

     

    Références biographiques

    AME 1892 p. 580. 1901 p. 214. 1921 p. 32. 1923 p. 209. 1924 p. 41. 88. 1929 p. 268.

    CR 1892 p. 273. 1916 p. 255. 1926 p. 163. 1929 p. 232. 1940 p. 114. 115. 1947 p. 232.

    BME 1922 p. 15. 218. 225. 230. 1923 p. 113. 115. 1925 p. 913. 1926 p. 262. 1929 p. 767. 1935 p. 68. 676. 1936 p. 845. 1940 p. 293. 643. 830. 1953 p. 588.

    ECM 1942 p. 92.

    EC1 N°  1. 9. 90. 102. 104. 184. 417. 426. 436.

    RHM 1924 p. 146.

     

    • Numéro : 2015
    • Pays : Inde
    • Année : 1892