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Michel SAVARY (1729-1783)

[199]. SAVARY, Michel-François, naquit le 30 avril 1729 à Monts (Calvados). Dans son acte de baptême, son père est qualifié de bourgeois de Caen. Il quitta le Séminaire des M.-E. le 27 octobre 1753 pour le Tonkin occidental, et fut envoyé dans le Nghe-an, près de M. Deveaux.
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    [199]. SAVARY, Michel-François, naquit le 30 avril 1729 à Monts (Calvados). Dans son acte de baptême, son père est qualifié de bourgeois de Caen. Il quitta le Séminaire des M.-E. le 27 octobre 1753 pour le Tonkin occidental, et fut envoyé dans le Nghe-an, près de M. Deveaux.

    Plusieurs persécutions partielles ayant eu lieu de 1755 à 1757, il fut obligé de se cacher­ ; en 1758, il fut officieusement averti par le gouverneur de la province d’avoir à se tenir sur ses gardes. Il montra une grande activité dans l’administration de ses chrétiens, les visitant souvent et leur prêchant des retraites, ainsi qu’aux religieuses Amantes de la Croix, assez nombreuses dans son district. En 1760, il faillit être arrêté et ne dut son salut qu’à une fuite précipitée.

    Malgré ces alertes, il s’occupa de divers travaux agricoles, et enseigna la culture du café à quelques chrétiens qui ne la continuèrent pas.

    Les démêlés des prêtres des M.-E. avec les Jésuites ne le laissèrent point indifférent, d’autant plus que dans le Nghe-an, lui-même eut des difficultés avec l’un d’eux, le P. Villiani.

    En 1764, il fut nommé provicaire pour la partie méridionale de la mission­ ; il avait alors sous sa direction 11 prêtres indigènes, et comptait, dans la région qui lui avait été confiée, 12 maisons d’Amantes de la Croix.

    À cette époque, le pays était troublé par la guerre des Tay-son­ ; Savary, de concert avec quelques missionnaires de Cochinchine, forma le projet de fonder, dans le Bo-chinh qui était relativement tranquille, un séminaire pour recevoir des élèves de la Cochinchine et du Tonkin. Ce projet n’aboutit pas. Le missionnaire fut de ceux qui défendirent Mgr Pigneau de Béhaine du reproche de trop s’occuper de politique.

    Il mourut à Trang-den, dans le Nghe-an, le 19 mars 1783, laissant une mémoire vénérée. Il y a trente ans à peine, on disait que les chrétiens qui l’avaient surnommé « saint Michel », allaient encore prier sur son tombeau.

     

    Notes bio-bibliographiques

    — N. L. E., vi, pp. 130 et suiv., 242, 264, 327 et suiv. — Sem. rel. Bayeux, 1871, p. 149.

    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph.

    • Numéro : 199
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1753