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Joseph SAUNIER (1886-1920)

SAUNIER Joseph (1886 - 1920) [3189] SAUNIER Joseph, Marie, Gustave, est né le 27 novembre 1886 à Damvant, canton de Porrentruy, diocèse de Bâle (Suisse). Il fit ses études primaires dans un établissement congréganiste, et ses études secondaires dans un Institut enseignant. Il entra aux Missions Étrangères le 16 septembre 1911, et fut ordonné prêtre le 29 mai 1915. Il partit pour la Mission du Kiengchang le 30 août 1916.
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    [3189]  SAUNIER Joseph, Marie, Gustave, est né le 27 novembre 1886 à Damvant, canton de Porrentruy, diocèse de Bâle (Suisse). Il fit ses études primaires dans un établissement congréganiste, et ses études secondaires dans un Institut enseignant. Il entra aux Missions Étrangères le 16 septembre 1911, et fut ordonné prêtre le 29 mai 1915. Il partit pour la Mission du Kiengchang le 30 août 1916.

     

    On l'envoya d'abord à Sichang pour apprendre le chinois, puis à Kientchéou en 1917. Ce pays était infesté de brigands qui s'adonnaient au pillage et au vol. Les chrétiens eux-mêmes se croyaient forcés de piller et ne se souciaient pas beaucoup de religion. Pourtant, M. Saunier réussit à s'imposer par son courage et la jeune chrétienté put jouir d'une paix relative.

     

    En 1918, M. Saunier fut transféré au poste de Tchangpintse. La rivière Yalong coule à près de 200 mètres au-dessous de la plaine du Kiengchang. Deux montagnes proches l'une de l'autre, et d'une altitude de plus de 3000 mètres, l'enserrent étroitement. Tchangpintse est au fond de ce couloir sur la rive droite. Les familles sont dispersées au hasard des moindres terrasses ou du plus petit lopin de terre cultivable. Les sentiers longent presque toujours des précipices. Dans cette ambiance sauvage, les gens ont souvent recours à la vendetta. Ils ont une idée très imprécise de la civilisation et une connaissance très superficielle de la religion.

     

    M. Saunier se mit courageusement à l'oeuvre. Il ouvrit une école, où le catéchisme était bien enseigné, mais faute de personnel enseignant l'école périclita vite, ce qui causa beaucoup de chagrin au missionnaire. En compensation il entreprit d'interminables chevauchées par les sentiers de son district. À l'exemple des Saints, il joignit la prière et la pénitence à l'action. Il réussit à gagner quelques néophytes, dont il fit de vrais et solides chrétiens.

     

    Cette vie périlleuse et difficile de broussard le fatigua beaucoup. Le 8 mai 1920, au retour d'une randonnée, la fièvre le saisit. Il voulut gagner Tetchangou, où, près de M. Burnichon, il trouverait médecins et remèdes. Le voyage fut pour lui un vrai calvaire, mais la joie de se trouver auprès d'un confrère sembla lui redonner quelques forces. Le lendemain il put dire la Messe. Le soir, il se coucha pour ne plus se relever.

     

    À la nouvelle de l'état de M. Saunier, son évêque Mgr Bourgain arriva pour constater que le malade souffrait d'une typhoïde avancée. M. Saunier, après avoir reçu le sacrement des malades, entra en agonie. Au bout de cinq heures, vers 11 heures du soir, le 22 mai 1920, il rendit son âme à Dieu. Sa vie missionnaire en Chine ne dura que quelques années, mais il se donna tout entier à un ministère souvent pénible, et souvent sans grands résultats spirituels. Il offrit sa vie pour sa mission. Tous ces sacrifices attireront certainement des grâces abondantes sur nos missions de Chine.

     

     

    Références bio-bibliographiques

    AME 1915-16 p. 180. 1919-20 P. 528.

    CR 1916 P. 183. 1920 P. 29. 151. 1938 P. 76.

     

    • Numéro : 3189
    • Pays : Chine
    • Année : 1916