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René SANIER (1928-1968)

SANIER René (1928-1968) [4070] SANIER René, Justin, Alphonse, est né le 25 octobre 1928 à Beaumarie, dans le diocèse d'Arras (Pas-de-Calais). Le 12 mai 1940, il fait sa communion solennelle dans l'église de son village. Après son certificat d'études primaires, il passe trois ans au Collège public de Montreuil-sur-Mer et il obtient son brevet. À 16 ans, il commence à travailler au bureau de l'enregistrement de la ville.
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    [4070]  SANIER René, Justin, Alphonse, est né le 25 octobre 1928 à Beaumarie, dans le diocèse d'Arras (Pas-de-Calais). Le 12 mai 1940, il fait sa communion solennelle dans l'église de son village. Après son certificat d'études primaires, il passe trois ans au Collège public de Montreuil-sur-Mer et il obtient son brevet. À 16 ans, il commence à travailler au bureau de l'enregistrement de la ville.

     

    Enfermé du matin au soir entre les quatre murs de ce bureau, René Sanier manque d'air... En juillet 1945, à 17 ans, il s'engage dans la marine. Trois ans plus tard, il est désigné pour servir en Indochine. Il fait campagne à bord d'un dragueur de mines. Démobilisé en juillet 1951, il entre au Séminaire des vocations tardives à St Omer. Son séjour en Indochine n'a-t-il pas contribué à l'éveil de sa vocation au service des Missions ? Il ne l'a jamais dit. Après un an au Grand Séminaire d'Arras, il demande à entrer aux Missions Étrangères. Il est admis en septembre 1953. Le 28 juin 1957, il est agrégé à la Société. Ordonné prêtre le lendemain, il reçoit sa destination pour la mission de Kontum, sur les Hauts plateaux du Viêt-nam.

     

     

    Après les accords de paix signés à Genève en juillet 1954, le Viêt-nam est divisé en deux parties : un Viêt-nam nord, communiste, et un Viêt-nam sud démocrate. Mais déjà, dès fin 1954 des agents Viêt-cong (communistes) se manifestent ici ou là sur le territoire du Viêt-nam sud et s'en prennent aux autorités sudistes. Néanmoins, le travail missionnaire a repris toute son activité : on reconstruit et on construit. La sécurité revenue autorise les déplacements des missionnaires pour contacter les chrétientés plus ou moins délaissées et approcher les villages qui veulent entendre parler du christianisme; en particulier dans le sud de la mission, au sein de l'ethnie Rhadée. C'est dans ce climat que le Père Sanier arrive à Kontum en novembre 1958. Pendant deux années, il se consacre à l'étude de la langue vietnamienne d'abord à Banam au Cambodge chez le Père Vulliez, puis dans trois villages différents aux environs de Kontum pour la pratique. Mais ces changements fréquents ne favorisent pas l'adaptation des missionnaires. Après les petites communautés de Ngo Trang, Thanh Binh et Phuto puis l'école des catéchistes à Kontum, le Père Sanier fut envoyé à Ban Mê Thuot, chez les Rhadés pour étudier leur dialecte. C'était en 1962.

     

    Quatre ans après son arrivée, le Père Sanier ressort fort troublé par ses diverses mutations et les raisons qui les ont accompagnées. En octobre 1962, il est à la Maison régionale à Saigon pour un remplacement. Il continue l'étude du Vietnamien. Puis, comme il faut un professeur au Petit Séminaire de la mission, il revient à Kontum. C'est sans doute pour faire le point qu'il rentre en congé en France en 1965. Il ne reste pas inactif et accepte une affectation temporaire à l'école missionnaire de Ménil-Flin.

     

    En 1966, il est de retour à Kontum, et reprend sa place au Petit Séminaire. Mais le Père Sanier, tout en s'appliquant à sa tâche de "professeur" s'évadait chaque fois que l'occasion se présentait. Ces évasions étaient nécessaires. Il fallait casser un rythme de vie monotone.

     

    En 1968, il quitte le Petit Séminaire et va s'installer à Kontum-Konom, dans une maison abandonnée. Il y vient en fin de journée, après les heures de cours. Et c'est une occasion pour lui d'apprendre le Banhar. Il noue des contacts avec les "élites" fonctionnaires qui ont leur domicile au village. Il devine que ces chrétiens sont un peu délaissés et il envisage de les prendre en charge. À cette époque, on notait un peu partout la tendance à laisser de côté la paroisse traditionnelle pour s'orienter vers des communautés, des groupes plus restreints et plus homogènes. Il parle de son projet au vicaire général qui l'accueille favorablement. Il s'installe alors à Plai Tonia, non loin de l'école publique de Kontum : maîtres et élèves doivent être "évangélisés". Le Père Sanier va aussi à l'hôpital et à la prison. Ce projet était en cours de réalisation : déjà une chapelle, l'ancienne église de Kon-Roland avait été démolie et reconstruite à Plai Tonia. De nombreuses choses avaient été mises en route. Mais le 13 mai 1968, le Père Sanier meurt, victime de la guerre alors qu'il se rendait en pays Sedang pour visiter quelques confrères.

     

     

     

    Références bibliographiques

     

    CR 1957 p. 96. 1962 p. 63. 1963 p. 75. 1966 p. 82. 84. 1967 p. 65. 66. 1968 p. 143.

    BME 1953 p. 723. 1957 p. 780. 1958 p. 182. 753. 1072. 1959 p. 79.

    EPI 1964 p. 235. 1965 p. 118. 1966 p. 151.

    Enc PdM. 13P4.

    R.MEP. 1966 n° 143 p. 67.

    EC1 N°  623. 631. 644. 648. 753. 757. 767.

    NS. 9P258. 10P295. 16P54. 56. 57. 23P267. 269. 126/C2.

    • Numéro : 4070
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1958