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Robert SÉMINEL (1902-1955)

SEMINEL Robert (1902 - 1955) [3365] SEMINEL Robert, est né le 14 mars 1902, à Amiens. Il fit ses études secondaires au Collège de la Providence de cette ville. Après avoir étudié la philosophie à l'école Bossuet, il entra au Grand Séminaire Saint Sulpice. Tout en poursuivant ses études théologiques, il trouva le temps d'étudier le droit civil. En août 1927, déjà diacre, il entrait au Séminaire des Missions Etrangères. Il fut ordonné prêtre à Amiens, le 29 juin 1928.
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    [3365] SEMINEL Robert, est né le 14 mars 1902, à Amiens. Il fit ses études secondaires au Collège de la Providence de cette ville. Après avoir étudié la philosophie à l'école Bossuet, il entra au Grand Séminaire Saint Sulpice. Tout en poursuivant ses études théologiques, il trouva le temps d'étudier le droit civil. En août 1927, déjà diacre, il entrait au Séminaire des Missions Etrangères. Il fut ordonné prêtre à Amiens, le 29 juin 1928.

     

    En septembre de cette même année, il débarquait au Sud-Viêt Nam, et était envoyé pour apprendre la langue à Caimon, grosse chrétienté du diocèse actuel de Vinh Long. Le 24 février 1931, son évêque, Mgr. Dumortier, l'envoya au Petit Séminaire de Saïgon comme professeur de rhétorique et chargé de l'économat du Grand et Petit Séminaire. En 1934, il était nommé directeur du Petit Séminaire. Il le resta jusqu'à la fin de décembre 1942. A cette date, pour certaines activités qui lui valurent plus tard la Médaille de la Résistance, il fut envoyé à Phanthiêt par l'Amiral Decoux. A son retour, à la fin de 1943, il fut nommé curé de la vieille chrétienté de Thungu, à 8 kms de Mytho. Ce fut pour lui une joie de se remettre au travail paroissial. Mais le 23 juillet 1945, ce travail fut interrompu par les Japonais qui l'arrêtèrent sous l'inculpation d'avoir donné asile à des marins français. Il connut alors les brutalités de la gendarmerie japonaise à Mytho. Libéré le 23 août, il se rendit à Saïgon, et c'est de l'évêché qu'il assista à la manifestation du 2 septembre qui causa la mort du Père Tricaire, vicaire à la Cathédrale.

     

    À cette époque, le Père Soullard, curé de la Cathédrale, était un homme âgé et fatigué. Le Père Séminel était tout désigné pour l'aider. D'abord administrateur, il devient le curé effectif de la Cathédrale en décembre 1948. En 1950, il remplace le Père Soullard comme provicaire, et en mai, il est désigné par ses confrères pour les représenter à l'Assemblée générale. Il est de retour à Saïgon le 31 octobre. En janvier 1952, il est décoré de la Légion d'Honneur, et est nommé Supérieur local. En juin 1953, il fête ses noces d'argent sacerdotales au milieu de ses paroissiens. Mais subitement, un matin du mois de janvier 1955, il tombe gravement malade. Une première attaque le laissa diminué. D'autres attaques survinrent et, très vite, il déclina pour s'éteindre le 14 avril, assisté de sa belle-soeur et de son frère Philippe, avocat à Saïgon.

     

    C'est avec peine que tous ceux qui ont approché le Père Séminel l'ont vu partir. Sa grande qualité fut l'amour de son travail doublé de la préoccupation qu'il avait de l'âme de ses fidèles. Sa culture très étendue lui permettait de donner à ceux qui venaient le trouver des conseils pratiques et justes. Grâce à lui, de nombreuses oeuvres virent le jour. Il réussit, avec l'aide des autorités civiles, à fonder un organisme qui avait pour mission de prendre en charge l'enfance malheureuse. Ce fut la "Fondation Jules Brevie", qui est devenue par la suite la F.O.E.F.I (Fédération des Oeuvres de l'Enfance française d'Indochine). Il contribua aussi à la fondation des conférences de Saint Vincent de Paul au Viêt Nam. L'instruction religieuse des jeunes fut toujours son grand souci. C'est pourquoi, avec le concours de nombreux catéchistes, il organisa à l'intention des lycéens et collégiens des leçons adaptées à tous les âges. Il fonda une librairie catholique et su obtenir la restauration de la Cathédrale, abîmée par la guerre. Sous son impulsion, un Congrès Eucharistique fut célébré à Saïgon, les 7, 8 et 9 décembre 1951 qui réunit 80.000 fidèles. Il fut vraiment le serviteur bon et fidèle qui a fait fructifier les talents que le Maître lui avait confiés.

     

     

    Références biographiques

    AME 1928 p. 169. 1929 p. 51. 269. 133. 180.

    CR 1928 p. 171. 1932 p. 209. 1933 p. 161. 162. 287. 1955 p. 47. 79.

    BME 1927 p. 456. 1928 p. 575. photo p. 720. 1929 p. 503. 1931 p. 311. 1934 p. 133. 222. 1935 p. 367. 1936 p. 155. 156. 1938 p. 98. 409. 580. 1940 p. 279. 626. 819. 1941 p. 693. 694. 1948 p. 214. 220. 1949 p. 18. 1950 p. 203. 399. 513. 577. 754. photo p. 583. 1951 p. 68. 129. 130. 498. 1952 p. 185. 425. 573. 772. 1953 p. 47. 1954 p. 75. 910. 1955 p. 349. 350. 478. 1956 p. 71. 92.

    EC1 N°  131. 157. 161. 385. 396. 481. 483. 486. 518. 527. 578.

    ECM mai 1942 p. 57.

    • Numéro : 3365
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1928