Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Marie SALMON (1845-1919)

SALMON Amédée (1845-1919)
Add this

    [983]  SALMON Amédée, Marie, naquit le 11 novembre 1845 à Buzençais, dans le diocèse de Bourges (Indre). Dès son enfance, il eut le bonheur de rencontrer un saint prêtre, l'abbé Jules Chevalier, futur fondateur des Missionnaires du Sacré Coeur d'Issoudin. Ses études secondaires terminées, il entra au Grand Séminaire d'Issy les Moulinaux. Il y reçut la tonsure le 10 juin 1855. Le 29 septembre suivant, il était reçu au Grand Séminaire des Missions Étrangères. Minoré le 22 décembre 1866, sous-diacre le 15 juin 1867, diacre le 21 décembre suivant, il est ordonné prêtre le 6 juin 1868. Ayant reçu sa destination pour la mission de Nagasaki, il partit le 15 juillet et débarqua au port de Nagasaki le 20 septembre 1868.

     

    C'était au lendemain de la découverte des "vieux chrétiens", dits "Kakure christian" (chrétiens cachés) : le Japon s'entrouvrait à l'action des missionnaires, bien que ceux-ci dussent se confiner dans les ports dits "ports ouverts". C'est ainsi que le Père Salmon, durant la période de l'étude de la langue, séjourna successivement à Nagasaki, Yokohama, Kobé, pour revenir à Nagasaki. En 1871, sa mère, qui désirait se consacrer aux missions, vint au Japon, y vécut quelques années près de son fils; mais en 1874, ses forces trahissant sa bonne volonté, elle dut retourner en France.

     

    Le Père Salmon l'accompagna. En 1875, il était de retour à Nagasaki : il y travailla quelques années. En 1880, les missionnaires, ayant obtenu un passeport, purent circuler à l'intérieur, et même s'y établir. C'est alors que le Père Salmon est envoyé à Shittsu avec le Père De Rotz.

     

    En 1887, son évêque le rappelle à Nagasaki pour remplir la charge de provicaire. Il y resta jusqu'à sa mort. Ayant la confiance de son évêque et de ses confrères, il cumula la charge de vicaire général, de procureur de la mission, de curé de la paroisse européenne, puis, de 1889 à 1918 celle d'aumônier des religieuses de l'Enfant Jésus.

     

    En 1912, il fit paraître un "abrégé des prières catholiques" (Kôkyôkai kitobun shôryaku), "les rudiments de la religion catholique" (Kôkyô shoho) qui connut six éditions.

     

    Dans les premiers mois de 1918, il dut garder la chambre : l'oppression que lui causait son asthme et une maladie de coeur l'obligeaient à rester dans un fauteuil. Le 24 février 1919, il fit une chute, ses forces déclinèrent rapidement, et, le 31 mars à 11h30 du soir, il s'éteignit tout doucement.

     

     

     

    Références bibliographiques

     

    AME 1895 p. 375. 1909 p. 103 (art). 1915-16 p. 99. 1917-18 p. 266. 1919-20 p. 192. 1926-27 p. 327.

    CR 1885 p. 187. 1886 p. 24. 1887 p. 41. 1888 p. 24. 1892 p. 39. 42. 1893 p. 60. 1894 p. 61. 1895 p. 65. 82. 1896 p. 58. 72. 1897 p. 52. 1898 p. 47. 1899 p. 23. 1901 p. 20. 28. 29. 1904 p. 17. 18. 1906 p. 26. 1911 p. 19. 1912 p. 28. 1913 p. 33. 1914 p. 3. 1915 p. 13. 212. 213. 1916 p. 13. 1917 p. 10. 1918 p. 5. 7. 1919 p. 6. 7. 206. 1927 p. 171.

     

     

    Bibliographie

     

    "Kôkyôkai kitobun shôryaku". Abrégé du livre de prières. 1912, 82 pages.

    "Kôkyô shoho". 6 éditions. 82 pages.

    • Numéro : 983
    • Pays : Japon
    • Année : 1868