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Charles de Thomas SAINT-PHALLE (1700-1766)

[148]. SAINT-PHALLE (DE), Charles-Thomas, naquit vers 1700 ou 1703, dans le diocèse de Sens, selon nos catalogues, ou dans le diocèse d'Autun, selon les catalogues de Saint-Sulpice. Il était fils du marquis Georges de Saint-Phalle et de Madeleine Briçonnet, de la famille du cardinal G. Briçonnet, archevêque et duc de Reims, premier ministre de Charles VIII. Il fut prieur de Saint-Hilaire et de Saint-Ouen, seigneur de Munois, près de Sainte-Reine en Bourgogne, et abbé commendataire de Joigny.
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    [148]. SAINT-PHALLE (DE), Charles-Thomas, naquit vers 1700 ou 1703, dans le diocèse de Sens, selon nos catalogues, ou dans le diocèse d’Autun, selon les catalogues de Saint-Sulpice. Il était fils du marquis Georges de Saint-Phalle et de Madeleine Briçonnet, de la famille du cardinal G. Briçonnet, archevêque et duc de Reims, premier ministre de Charles VIII. Il fut prieur de Saint-Hilaire et de Saint-Ouen, seigneur de Munois, près de Sainte-Reine en Bourgogne, et abbé commendataire de Joigny.

    Il entra en philosophie à Saint-Sulpice le 5 octobre 1722, et passa son examen de baccalauréat en théologie. Il resta quelques mois au Séminaire des M.-E., et en partit le 2 septembre 1727, pour s’embarquer à Lorient le 3 octobre suivant à destination du Tonkin occidental. A cette époque, de Martiliat qui était son parent écrivait­ : « C’est un très bon prêtre, plein de piété et de doctrine­ ; il quitte des bénéfices et des parents, qui sont en Bourgogne, sans les avertir. »

    Ne pouvant se rendre immédiatement dans sa mission, il travailla d’abord à Canton, puis à Chao-tcheou, revint à Canton et aida provisoirement le procureur, M. Guignes. Vers 1732, il réussit à passer dans la mission du Tonkin occidental et résida à Dong-xuyen. Il se trouva en désaccord sur plusieurs points de morale avec les autres missionnaires qui lui paraissaient trop rigides. C’est sans doute par suite de ces différends, qu’il se fixa durant quelque temps dans le vicariat du Tonkin oriental.

    Vers 1736 ou 1737, atteint de neurasthénie, il se rendit à Macao d’où il écrivit à Mgr Hilaire de Jésus, le vicaire apostolique du Tonkin oriental, exposant ses divergences de vues avec les missionnaires du Tonkin occidental, principalement avec le supérieur, Néez, et avec Cordier. À la même époque il quitta la Société des M.-E.

    Revenu en France en 1741, il composa plusieurs rapports qu’il porta à Rome, où ils furent mal accueillis. Il adressa au gouvernement français un rapport intitulé­ : Proposition du R. P. Saint-Phalle de renouer les relations avec le Tong-king, 1747­ ; et quelques années plus tard, une Lettre d’envoi d’un mémoire sur le royaume du Tong-king et abrégé de la relation de ce royaume, 1753. Il écrivit aussi des mémoires demeurés manuscrits et dont se servit l’abbé Richard pour son ouvrage­ : Histoire naturelle, civile et politique du Tonquin. Il mourut à Paris, rue Neuve-Sainte-Geneviève, paroisse Saint-Etienne-du-Mont, le 21 mars 1766. Une note dit qu’à cette époque il était âgé de 63 ans.

     

    Notes bio-bibliographiques

    — Bull. Soc. acad. indo-ch., ii, 1882-83, p. 103. — L’Exploration, xvi, 1883, p. 19.

    Hist. nat. civ. et pol., i, p. x. — Liste des anc. élèv. du sém. de Saint-Sulpice, i, p. 182, n° 2794.

    • Numéro : 148
    • Pays : Chine Vietnam
    • Année : 1727