Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Louis SAHUC (1929-1992)

SAHUC Louis (1929 - 1992)
Add this

    [3996]  SAHUC Louis, Lucien, est né le 27 mai 1929 à Aiguilhe, diocèse du Puy (Hte Loire). Il fit ses études primaires et secondaires au Puy, au pensionnat de N.D. de France. Il partit alors pour Paris, où il désirait faire sa classe de philosophie universitaire. Il fait état de son engagement dans la JEC, puis après avoir fait la connaissance du Père Mourgue, il entre au Séminaire des Missions Étrangères, le 29 septembre 1947. Il fut ordonné prêtre le 30 mai 1954, et reçut sa destination pour Rangoon, en Birmanie. Mais il dut d'abord aller faire un stage en Angleterre pour apprendre l'anglais. Le visa de Birmanie se fit attendre, et ce n'est que deux ans plus tard, en 1956, qu'il put partir pour la Birmanie, le 6 juin 1956.

     

    En Birmanie.

     

    Peu de temps après son arrivée à Rangoon, il fut envoyé à Thonzé, l'un des deux postes au nord du diocèse et centre d'un immense district avec une centaine de villages. Il se mit à l'étude du birman sous la direction du curé, le Père Etchébehère. Il contracta malheureusement une dysenterie amibienne rebelle, qui le força à aller à Moulmein, où le Père Lucien Brun l'accueillit à Sainte Marie, et où il pourra refaire ses forces avec des soins appropriés. Fin 1957, il alla parachever son initiation au ministère chez Mgr Léon, vicaire général, puis en mars 1958, il fut appelé à l'archevêché de Rangoon pour remplacer à la Procure le Père Casseaux, durant son congé en Europe.

     

    Après le retour du Père, il fut nommé vicaire dans son ancien poste de Thonzé. Puis, en 1960, Mgr Bazin le nomma à la paroisse universitaire St Augustin et à la paroisse St Jude. En octobre1961, il alla exercer son ministère à Twante, un poste de brousse. En 1963, il retourna en ville pour épauler le Père Ogent à la paroisse St Jean, près de la grande pagode. En 1964, il partit en congé régulier en France.

     

    En Thaïlande.

     

    Durant son absence, le gouvernement birman ordonna aux missionnaires étrangers de quitter le pays. Le Père Sahuc fut envoyé alors en Thaïlande, à Bangkok. Une fois de plus, il dut apprendre une nouvelle langue, le Thaï. C'est à Bangsaké, près de la capitale, qu'il apprit cette langue pendant les neuf premiers mois de 1966. Il continua ses études à Bangkok avec le Père Joly dans la paroisse N.D de Fatima.

     

    En 1967, survint la division du diocèse avec la formation du grand diocèse de Nakhon Sawan, qui couvre 13 provinces. Comme ce nouveau diocèse est confié aux Missions Étrangères avec Mgr Langer comme évêque, le Père Sahuc est transféré dans un poste à l'extrême nord du diocèse. Il trouve là couvent et écoles, mais seulement 150 chrétiens. En 1969, il fut envoyé dans le secteur de Saraburi-Lopburi, à l'extrémité sud du diocèse où il trouva environ 200 catholiques.

     

    En 1970, il fut transféré au centre de la mission cariane, au milieu d'une population non-birmane vivant dans les hautes montagnes. Il fait de longs voyages fatigants. C'est un peu le bout du monde, et la mission n'en est qu'à ses débuts. Pour le Père Sahuc, il s'agit surtout de faire connaître la religion chrétienne, de détruire le royaume des esprits et transformer le noyau de païens animistes en un groupe de bons chrétiens.

     

    De nouveau le Père Sahuc se rendit en France où il se reposa en 1971.

     

    Revenu en Thaïlande, il retourna dans la mission cariane, et travailla, avec ses confrères, à la libération spirituelle de ces tribus, travail de longue haleine, mais qui porta ses fruits plus tard. Puis en 1974, il retourna en France pour la troisième fois, depuis ses débuts missionnaires. Il ne reviendra qu'en septembre 1974, et il est envoyé dans un poste sur la frontière birmane, à l'est, près de la Mission d'Ubontani. Il se fixa à Lomsak, un nouveau poste dont il devient le premier curé. Les consolations n'abondent pas. Le Père exerça là un apostolat de présence et d'écoute des populations, en attendant que l'Esprit Saint fasse jaillir sa lumière. Enfin, en 1976, pour des raisons de famille, il dut rentrer en France.

     

    En France.

     

    Le Père Sahuc va passer les dernières années de sa vie en France. Il est versé au service de son diocèse du Puy. Nous le voyons d'abord vicaire à Lampdès, puis curé à Saint Préjet d'Allier, Monistrol et Champels. À Monistrol, il restaura la vieille église et le 6 juillet 1981, l'évêque du Puy vint bénir l'église restaurée.

     

    Le 16 septembre 1983, il repartir en touriste en Thaïlande. Il est heureux de rencontrer de nombreux prêtres locaux. Il revient en France le 29 octobre de la même année et alla restaurer, à Champels, la chapelle médiévale de N.D d'Estours. L'année suivante, il devint curé de Lavoûte sur Loire où il mène une activité pastorale débordante, dans tous les secteurs.

     

    Le matin du 17 mars 1992, il est terrassé par une crise cardiaque profonde qui causa sa mort. Il fut un bon pasteur et un excellent confrère. Il conserva jusqu'au bout, tout brûlant, le souffle missionnaire qui l'avait conduit en Asie, en Birmanie et en Thaïlande, ses chers pays d'adoption dont il garda jusqu'au bout la nostalgie.

     

     

     

    Références bio-bibliographiques

    CR 1954 p. 88. 1960 p. 72. 1961 p. 74. 75. 1963 p. 96. 1964 p. 63. 1965 p. 127. 1967 p. 96. 1969 p. 100. 102. AG80-81 p. 113.

    BME 1953 p. 909. 1954 p. 817. 1956 p. 576. 813. 910. 1957 p. 767. 880. 975. 1958 p. 79. 271. 565. 1959 p. 94. 875. 1960 p. 1022. 1961 p. 686. 764. 943.

    EPI 1966 p. 151.

    R.MEP 1966 n° 143 p. 57.

    Hir n° 130/2 - 143.

    EC1 N°  545. 560. 598. 601. 750. 757.

    EC2 N° 2P55 - 7P217 - 43P206 - 51/C2 - 58/C2 - 75/C2 - 98/C2 - 112P317- 124P342 - 178/C2 - 179/C2 - 198/243 - 210/279 - 215/71ss.

    • Numéro : 3996
    • Pays : Birmanie
    • Année : 1956