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François Marie ROUGE

[390]. ROUGE, François-Marie, né le 18 janvier 1802 à Taninges (Haute-Savoie), élève du petit séminaire de Mélan et du grand séminaire de Chambéry, entra diacre au Séminaire des M.-E. le 6 février 1831, reçut l'ordination sacerdotale le 2 avril suivant. Destiné au Tonkin occidental, il quitta Paris le 22 août 1831. A son arrivée en mission, la persécution venait d'éclater ; il fut obligé de se cacher, de fuir d'asile en asile, et faillit plusieurs fois être arrêté. Dans quelques-unes de ses lettres, il a raconté les périls de son existence mouvementée.
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    [390]. ROUGE, François-Marie, né le 18 janvier 1802 à Taninges (Haute-Savoie), élève du petit séminaire de Mélan et du grand séminaire de Chambéry, entra diacre au Séminaire des M.-E. le 6 février 1831, reçut l'ordination sacerdotale le 2 avril suivant. Destiné au Tonkin occidental, il quitta Paris le 22 août 1831. A son arrivée en mission, la persécution venait d'éclater ; il fut obligé de se cacher, de fuir d'asile en asile, et faillit plusieurs fois être arrêté. Dans quelques-unes de ses lettres, il a raconté les périls de son existence mouvementée.
    Envoyé en 1835 au Lac-tho qu'il désirait vivement évangéliser, il arriva le 8 novembre. Un mois ne s'était pas écoulé, qu'il mourait le 3 décembre 1835, à Lao-ca (Dong-gianh) province de Hoa-binh. Il fut enterré à Da-chom. En annonçant sa mort, Retord écrivait ces lignes éloquentes :
    \ Ah ! donnez, donnez-moi du moins des lis et des fleurs pourprées, pour que je les répande à pleines mains sur la tombe de ce saint prêtre, sur cette tombe ignorée, cachée avec soin dans un lieu solitaire, de crainte que le mandarin ne vienne exhumer ses cendres et trouver, dans le tombeau d'un mort, une raison d'Etat pour persécuter les vivants ! Voilà comme la vie d'un missionnaire s'en va vite : elle passe comme le messager qui porte à pas rapides des nouvelles pressantes, comme la flèche qui fend l'air et tend à son but ; mais ce but c'est l'éternité ! "
    Notes bio-bibliographiques. - A. P. F., vii, 1834-35, p. 497 ; viii, 1835-36, p. 391 ; ix, 1836-37, pp. 385, 390 ; x, 1837-38, pp. 299, 301.
    Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 647. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, p. 413.


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    • Numéro : 390
    • Année : None