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Léon RONCIN

LEON RONCIN [3891] RONCIN Léon Armand fut supérieur général de la Société MEP de 1974 à196O. Ses parents étaient domiciliés à Varades en Loire-Atlantique; mais il naquît à Longué, dans le Maine-et-Loire, le 6 septembre 1924. Après des études primaires à Varades, en 1936 il entre au petit séminaire à Guérande puis rejoint celui de Notre-Dame des Couëts.
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    LEON RONCIN


    [3891] RONCIN Léon Armand fut supérieur général de la Société MEP de 1974 à196O. Ses parents étaient domiciliés à Varades en Loire-Atlantique; mais il naquît à Longué, dans le Maine-et-Loire, le 6 septembre 1924. Après des études primaires à Varades, en 1936 il entre au petit séminaire à Guérande puis rejoint celui de Notre-Dame des Couëts.

    Il entre au Séminaire des Missions Etrangères le 1er octobre 1943. Suite à une mauvaise pleurésie, il doit interrompre ses études et passer de longs mois au Sanatorium de Thorenc. Il est ordonné prêtre le 3O avril 195O. Le 3O juin 195O il reçoit sa destination pour Osaka. Mais sa santé étant encore fragile, il est nommé professeur au petit séminaire de Menil-Flin. A la fin de l'année scolaire il va passer quelques mois en Angleterre pour étudier l'anglais. Il s'embarque pour le Japon le 21 décembre 1951 et arrive à Kobé le 21 janvier 1952.

    Dans un premier temps il réside dans la paroisse de Nakayamaté. Il étudie le japonais et s'initie à la culture japonaise. En septembre 1954, il est nommé vicaire d'un prêtre japonais, le P. Nishimura, à Shukugawa. Le 3O janvier 1956, il est nommé vicaire du P. Duchesne à Shimoyamaté, puis curé de cette même paroisse en février 196O. Il participe à l'Assemblée générale de 196O en tant que délégué des confrères. En 1962, il est nommé supérieur local du groupe de Kobé.

    En 1964, il succède au Père Delbos comme supérieur régional et doit donc quitter Shimoyamaté pour la maison régionale de Tokyo. La Région du Japon comptait alors encore plus de cent confrères. Il prend très à coeur ses nouvelles fonctions, rendant visite à chaque confrère. En 1966, il est élu Président de la Conférence des Supérieurs majeurs du Japon. A partir de cette même année, il s'investit dans la préparation de l'Assemblée Générale de 1968 avec beaucoup de générosité et de compétence.

    Au cours de cette Assemblée il est élu premier assistant et vicaire du général du Père Quéguiner. Cette fonction lui donne maintes occasions de découvrir la vie et les activités de la Société dans divers pays d''Asie, mais aussi à Madagascar et en France. Il prend une part prépondérante à la préparation dy Synode de Hongkong de 1971 et à celle de l'Assemblée de 1974.
    En 1974, il est élu supérieur général. Le nombre des Assistants a été réduit de quatre à trois. Or, l'animation de la Société sera particulièrement délicate et son administration exceptionnellement lourde pendant la durée de son mandat. 115 missionnaires qui travaillaient au Vietnam, au Cambodge ou au Laos sont expulsés ! Il faut les accueillir, les aider à assumer cette épreuve, leur proposer un nouveau départ vers un autre pays ou un point de chute en France même. Le Père Roncin et son Conseil ne ménagent pas leur peine pour dialoguer avec ces confrères et explorer diverses possibilités pour de nouveaux engagements missionnaires. C'est ainsi que de Nouveaux Groupes" sont constitués et se mettent à la disposition de divers diocèses en Indonésie, en Nouvelle-Calédonie, à l'Ile Maurice, au Brésil. Un autre problème préoccupe le Père Roncin et son Conseil: l'absence de vocations. Plus aucun candidat ne se présente à partir de 1976 ! Dans ses lettres communes, comme à l'occasion de ses visites aux confrères, le Père Roncin s'efforce de rappeler l'essentiel, "l'unique nécessaire", "la foi au Christ seul Sauveur" (1976). A ceux qui sont inquiets pour l'avenir de la Société et de la Mission en Asie, il rappelle "les raisons toujours nouvelles que nous d'être missionnaires".

    C'est cependant avec soulagement que le Père Roncin vit approcher l'Assemblée générale de 198O et l'expiration de son mandat. Dès la fin de l'Assemblée, il demande à repartir au Japon. En octobre 198O, il est de nouveau à Kobé et il se remet à l'étude du japonais. En avril 1981, il assure le remplacement d'un confrère à la paroisse St Jean-Marie Vianney de Sanda. En novembre 1981 il va aider le Père Tavernier à Tarumi. Il lui succède en avril 1982 et restera curé de cette paroisse jusqu'à sa mort. Il participe àl'Assemblée générale de 1986.

    Ce second séjour du P. Roncin au Japon ne fut pas marqué par la facilité, mais par un merveilleux approfondissement de sa foi. A la demande des confrères il a rédigé un jour des notes émouvantes sur son ministère de curé. Mais Il lui arrivait aussi de confier se à un ami par lettre: " Pour moi, de plus en plus, l'évangélisation c'est l'affaire de l'Esprit (...) Peut-être fallait-il en arriver là pour que le Seigneur puisse faire quelque chose. Peut-être faillait-il être écrasé pour que les autres puissent tenir debout. Alors l'aventure continue à petit pas: avec un peu d'espérance. Il suffit d'en avoir assez pour une journée."

    Le Père Roncin souffrait de troubles digestifs depuis plusieurs années. Il est hospitalisé en février 1991 et subit une opération qui lui procure quelques mois de répit. Mais la tumeur qu'on avait décelée était trop avancée pour que les docteurs puissent donner espoir à son entourage. Il meurt àl'hôpital du Kaisei le 3O juin au terme d'une période de grandes souffrances. Les obsèques sont célébrées à Nakayamaté... Il est inhumé le.... à .....
    Il mourut à l'hôpital du Kaisei, à Kobé, le 30 juin au terme d'une période de grandes souffrances. Les obsèques furent célébrées à Nakayamaté.





    Références biographiques
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    • Numéro : 3891
    • Année : None