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Jean François ROBERT

[707]. ROBERT, Jean-François, naquit le 20 octobre 1828 à Saint-Crépin (Hautes-Alpes). Ses études faites dans son diocèse, il y fut ordonné prêtre le 20 juin 1852, et exerça le ministère, en qualité de vicaire, à Ceillac, 1853-1854 ; à Monétier-les-Bains, 1855-1856.
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    [707]. ROBERT, Jean-François, naquit le 20 octobre 1828 à Saint-Crépin (Hautes-Alpes). Ses études faites dans son diocèse, il y fut ordonné prêtre le 20 juin 1852, et exerça le ministère, en qualité de vicaire, à Ceillac, 1853-1854 ; à Monétier-les-Bains, 1855-1856.
    Entré au Séminaire des M.-E. le 3 juillet 1856, il partit le 27 août de l'année suivante pour le Tonkin méridional. La violente persécution déchaînée par Tu-duc le força bientôt d'en sortir ; il se réfugia avec Mgr Gauthier et M. Marc-Dassa sur un navire français, le Primauguet, puis en Cochinchine Occidentale. Il apprit l'annamite à Saïgon, accomplit ses premiers travaux apostoliques à Thu-dau-mot, où il resta de 1861 à 1864, et passa quelque temps à Hong-kong. En juin 1865, rien ne s'opposant plus à son départ pour le Tonkin, il prit la mer ; arrêté une première fois par des pirates et débarqué par eux sur le littoral d'Haï-nan, il revint à Hong-kong, s'embarqua de nouveau, et, cette fois, parvint à destination. Il commença ses travaux dans la paroisse d'Ha-tinh ; il s'appliquait à relever les ruines des chrétientés, lorsqu'en 1866, on le chargea de remplacer Mgr Croc dans le Bo-chinh. Il remplit cet intérim à la satisfaction générale, et y construisit le premier presbytère en pierres de la mission.
    En 1871, vers la fin de septembre, Mgr Gauthier lui confia l'œuvre de la Sainte-Enfance ; l'année suivante, il le chargea de fonder à Con-gai, dans le Nghe-an, un établissement du même genre, mais plus vaste. Lors de la persécution de 1874, son évêque l'envoya à Saïgon.
    A son retour au Tonkin, il fut placé à Huong-phuong, et, en janvier 1878, nommé supérieur du petit séminaire, à Xa-doai ; la maladie ne lui permit pas de conserver longtemps cette fonction ; mais il continua à demeurer au milieu de ses élèves. Le 16 février 1888, il succomba à Xa-doai, unanimement regretté. On l'appelait \ le bon papa Robert ", et on l'entourait de vénération.
    Notes bio-bibliographiques. - Ann. de N.-D. Laus, 1888, p. 364. - Am. de la Rel., clxxxiii, 1859. p. 219.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1888, p. 223.


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    • Numéro : 707
    • Année : None