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Louis Polycarpe Jean RIVIÈRE

RIVIERE Louis (1867 - 1928) [1873] RIVIÈRE Louis, Polycarpe, Jean, est né à La Bruyère (Haute-Loire), le 24 janvier 1867. Après ses études au Petit Séminaire de Monistrol, il entra laïc au Séminaire des Missions Etrangères, le 8 septembre 1885. Ordonné prêtre le 21 septembre 1889, il partit le 11 décembre suivant pour Coïmbatore.
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    RIVIERE

    Louis

    (1867 - 1928)

    [1873] RIVIÈRE Louis, Polycarpe, Jean, est né à La Bruyère (Haute-Loire), le 24 janvier 1867. Après ses études au Petit Séminaire de Monistrol, il entra laïc au Séminaire des Missions Etrangères, le 8 septembre 1885. Ordonné prêtre le 21 septembre 1889, il partit le 11 décembre suivant pour Coïmbatore.

    Après avoir commencé l'étude de l'anglais à Coïmbatore, le Père Rivière alla s'initier à l'étude de la langue tamoule et aux us et coutumes du pays, à Karunatampally. Une fois mis suffisamment en forme, il fut envoyé à Ootacamund, où il ne manqua point d'initiative, même brusquée, dans la diversité de son actif ministère.

    Le climat s'étant montré lui aussi rebelle, il passa chez les peu malléables anniers" d'Erichambady, où il construisit une église tout en maîtrisant de son mieux l'indiscipline de la corporation.

    Transféré à Erode, sa patience eut à faire face à la Propagande protestante. A défaut de sensationnelles et nombreuses conversions, il eut de nouveau à souffrir d'un climat très chaud. Passé de là à Dharapuram, il fut bientôt appelé par la confiance de son évêque à prendre la direction du Petit Séminaire. Cette fois, le Père Rivière se trouva pour dix ans dans son élément peut-on dire, ayant toujours aimé la jeunesse et travaillé généreusement à assurer le recrutement sacerdotal. La mobilisation de 1914 fit de lui, par surcroit, le procureur de la Mission. Mais bientôt il fut particulièrement heureux d'abandonner les livres de comptes à leur rayon pour aller prendre en charge le poste de Coonor.

    Son enthousiasme et son zèle n'avaient point faibli, son expérience s'était enrichie. Il se devait de devenir l'animateur spirituel des plantations du district en utilisant la motorisation au lieu du cheval, de la mule ou du char à boeuf classiques. Mais vers 1926, des infirmités lui imposèrent leur "halte-là". Un bref séjour à l'hôpital Sainte Marthe à Bangalore ne produisit qu'une légère amélioration ; il lui fallut rentrer en France, où il bénéficia de deux transfusions de sang. Mais le repos forcé et le froid du pays firent reprendre la route des Indes au Père Rivière. Apparemment, il rentra en bonne forme dans sa Mission. C'était en janvier 1928. Après une rechute, il retourna à Coonor en mars. Au mois d'août, il dut redescendre à Coïmbatore. Il dut se rendre compte, d'après les progrès de son anémie, qu'il était guetté par la mort. Il ne lui restait qu'à s'y préparer de son mieux, ce qu'il fit. Après avoir reçu les derniers sacrements à l'hôpital gouvernemental, il fut transporté à la Mission, où il donna le spectacle d'une filiale soumission à la Sainte Volonté de Dieu.

    Le 21 septembre 1928, au 39ème anniversaire de son ordination sacerdotale, son âme prit son envol définitif vers la Terre des Vivants. Il était dans sa 62ème année. Une gentille pointe d'originalité n'avait cessé de relever sa bonne simplicité et sa droiture de Féal.





    Références biographiques
    AME 1890 p. 164. 1902 p. 266. 1928 p. 251. CR 1889 p. 255. 1893 p. 261. 1894 p. 295. 1895 p. 318. 319. 1896 p. 317. 1899 p. 285. 1901 p. 254. 257. 1902 p. 277. 1903 p. 289. 1905 p. 267. 1908 p. 261. 1909 p. 240. 1919 p. 112. 1922 p. 154. 1928 p. 216-219. 1938 p. 241. BME 1923 p. 64. 1927 p. 125. 1928 p. 126. 700. EC1 N° 121. 132. 140. 142. 144. 161.

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    • Numéro : 1873
    • Année : None