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Jean François RIGAUD

[798]. RIGAUD, Jean-François, vint au monde le 2 juin 1834 à Arc-et-Senans (Doubs). Après avoir fait ses études à Marnay, à Vesoul, et au grand séminaire de Besançon, il entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 27 septembre 1860. Il y reçut l'ordination sacerdotale le 21 décembre 1861, et partit pour le Se-tchoan oriental le 31 mars 1862. Il fit naufrage dans les mers de Chine, aborda avec ses compagnons à Haï-nan, d'où une barque chinoise les conduisit à Macao (Voir CAMBIER).
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    [798]. RIGAUD, Jean-François, vint au monde le 2 juin 1834 à Arc-et-Senans (Doubs). Après avoir fait ses études à Marnay, à Vesoul, et au grand séminaire de Besançon, il entra sous-diacre au Séminaire des M.-E. le 27 septembre 1860. Il y reçut l'ordination sacerdotale le 21 décembre 1861, et partit pour le Se-tchoan oriental le 31 mars 1862. Il fit naufrage dans les mers de Chine, aborda avec ses compagnons à Haï-nan, d'où une barque chinoise les conduisit à Macao (Voir CAMBIER).
    Il dirigea les districts de Yuin-tchang hien, 1863-1865, et de Ta-tsiou hien, 1865-1867. Envoyé à Yeou-yang tcheou où M. Mabileau avait été massacré en 1865, il fut, malgré la prudence qui dictait toutes ses démarches, en butte à la haine des païens qui s'acharnèrent contre lui. Dans la matinée du 2 janvier 1869, une bande armée entre dans la ville, attaque l'enceinte murée qui entoure l'église et les autres établissements de la paroisse. Les mandarins laissent faire. Le préfet empêche même les chrétiens de se défendre en leur disant que, s'ils demeurent tranquilles, il répond de les sauver. C'était une perfidie, et l'attaque continue. Comme la porte solidement barrée ne cède pas, les païens la font sauter avec de la poudre, et alors commence le massacre. M. Rigaud est à genoux devant l'autel avec ses deux élèves Pierre Lieou et Paul Tsin. Au moment où les meurtriers portent la main sur lui, il se lève et retombe frappé de deux coups de poignard. Il était déjà mort lorsqu'on lui trancha la tête.
    Dans le Memorandum chinois (1871), la cause de la mort de M. Rigaud est très inexactement racontée, comme le prouve M. Gennevoise dans la réponse qu'il fit à ce factum rempli d'erreurs.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1884, p. 52 ; 1904, p. 103. - A. P. F., xli, 1869, p. 262 ; xlii, 1870, pp. 114, 120. - A. S.-E., xxi, 1869, p. 157. - M. C., ii, 1869, p. 113 ; Ib., Cérémonie à Arc-et-Senans à l'occasion de son martyre, p. 287. - A. M.-E., 1910, pp. 265 et suiv. - Sem. rel. Lorraine, 1868-69, n° 18, Sa mort, p. 14. - Sem. rel. Lyon, 1869, 1er sem., p. 473. - Ann. franc-comt., xii, 1869, Discours sur l'apostolat et le martyre, etc., p. 81.
    Discours sur l'apostolat et le martyre de M. Jean-François Rigaud, missionnaire du Su-tchuen oriental, prononcé le 18 août 1869, dans l'église paroissiale d'Arc-et-Senans, par M. l'abbé Besson, supérieur du collège Saint-François-Xavier de Besançon. - Turbergue, libraire-éditeur, 33, rue Saint-Vincent, Besançon, 1869, in-8, pp. 31.
    Ce discours a été reproduit dans les Ann. franc-comt. (Voir ci-dessus), et dans la biographie de M. Rigaud.
    Lettre de Mgr Paulinier, archevêque de Besançon, sur la mort de M. Rigaud, 30 avril 1880, in-8.
    Hist. des relat. de Chine, Tab. alph. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Hist. miss. Kouang-si, Tab. alph. - Hist. miss. Kouy-tcheou, Tab. alph. - Souv. de Chine, p. 94. - Le Memorandum, p. 52.
    Biographie. - Un martyr franc-comtois en Chine. Le P. Jean Rigaud [s. n.] [avec portrait]. - Librairie Alfred Cattier, Marcel Cattier, éditeur, Tours, 1912, in-8, illustré, pp. 246.
    Cet ouvrage a été publié au même moment, par le même auteur et le même éditeur, sous le titre :
    Un disciple du curé d'Ars en Chine. Le P. Jean Rigaud, missionnaire et martyr, par l'abbé Letondal.
    Portrait. - Voir Biographie.


    • Numéro : 798
    • Année : None