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Alphonse REVAUD

[ 2945 ] REVAUD Alphonse Missionnaire Mandchourie Septentrionale - Kirin ------------- Alphonse REVAUD naquit le 1 février 1883 à St.Michel Mont-Malchus ou Mont-Mercure, diocèse de Luçon, département de la Vendée. Après ses études primaires dans sa paroisse, il parcourut le cycle secondaire au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers.
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    [ 2945 ] REVAUD Alphonse

    Missionnaire

    Mandchourie Septentrionale - Kirin

    -------------

    Alphonse REVAUD naquit le 1 février 1883 à St.Michel Mont-Malchus ou Mont-Mercure, diocèse de Luçon, département de la Vendée. Après ses études primaires dans sa paroisse, il parcourut le cycle secondaire au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers.

    Le 18 septembre 1902, il entra laïque au séminaire des Missions Etrangères.où il étudia la philosophie et la théologie jusqu'en 1906. Tonsuré le 26 septembre 1903, minoré le 24 septembre 1904, il partit le 6 décembre 1906 continuer sa formation cléricale et ses études théologiques au Collège Général de Penang, pour échapper à la loi de la conscription militaire nouvellement décrétée pour les clercs. C'était le temps du Combisme.

    Sous-diacre le 10 mars 1907, diacre le 25 mai 1907, ordonné prêtre le 7 juillet 1907, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de la Mandchourie septentrionale (Kirin) qu'il partit rejoindre le 10 juillet 1907. La tempête l'empêcha d'aborder à Hong-Kong, où l'attendait sa soeur religieuse de St.Paul de Chartres.

    Dès son arrivée en mission, vers le mois d'août 1907, M.Revaud se mit à l'étude de la langue chinoise à l'évêché de Kirin. En 1909, Mgr. Lalouyer l'envoya à Kouan-tcheng-tze pour aider M.Gérard, chef de ce district. Nommé ensuite à la tête du district de Tchou-kia-tcheng,il y développa les écoles fréquentées tant par les enfants que par les catéchumènes. Soucieux d'intensifier la vie spirituelle de ses chrétiens, il leur enseigna l'importance de l'Eucharistie.

    En novembre 1912, M.Revaud fut chargé de l'oeuvre des catéchistes, tout en étant directeur-professeur au petit séminaire. Vers le mois d'octobre 1913, il fut nommé curé de Houlan, près de l'importante ville de Harbin. Mobilisé dès 1914, il rentra en France. Son affectation d'abord dans un hôpital parisien, lui permit de venir assez régulièrement au séminaire des Missions Etrangères, puis il devint interprète des travailleurs chinois venus en France. Lors d'une révolte de ces derniers, il sut, par son doigté et son savoir-faire, calmer les esprits et éviter le pire.

    A la fin de la guerre, M.Revaud retourna en Mandchourie, où le district de A-che-heu (A-je-heu), non loin de Harbin, lui fut confié. Malgré le brigandage qui sévissait partout et ravageait sa région, il visita fréquemment ses postes éloignés dans les montagnes. Il poursuivit et acheva la construction de l'église de A-che-heu entreprise par M. Lacquois en 1918. En 1923; profitant d'une paix relative, il construisit à Pin-tcho-ou, une résidence pour son vicaire, et refit l'oratoire du poste de Mai-heu. Très liant avec tout le monde, il n'en rencontra pas moins quelques difficultés avec les autorités locales xénophobes. En 1924, il mena à bonne fin la construction du clocher de l'église d'A-che-heu.

    A la mi- mars 1927, placé à la tête de la grande et ancienne chrétienté de Siao-pa-kia-tze, et aidé par M.Duhart, M.Revaud succéda à M.Graber contraint en décembre 1926 de prendre un repos prolongé. En septembre 1927, atteint d'une douloureuse furonculose, M.Revaud dut rentrer en France où il arriva en septembre 1927. Le 12 octobre 1928, partiellement soulagé, il revint en Mandchourie, accompagnant Mgr. Gaspais, et reprit son poste de Siao-pa-kia-tze qui comptait environ 1.500 chrétiens. Là, était établie la maison-mère des soeurs chinoises du Saint Coeur de Marie, et le noviciat; il y avait aussi des écoles importantes. Dans les derniers jours d'octobre 1930, à la suite d'une sérieuse indisposition et d'une grande fatigue, il alla se soigner à la procure de Kirin, puis se reposer à Harbin.

    De 1931 à 1935, le pays occupé par les troupes japonaises, etait loin d'être pacifié. Beaucoup de soldats chinois devenus brigands se livraient au pillage. En 1932, sa chrétienté fut plusieurs fois menacée; pour se protéger, ses chrétiens creusèrent autour du village, un large et profond fossé de quatre kms de long, placèrent nuit et jour sur les remparts, une garde armée et se mirent sous la protection de Ste Thérèse de Lisieux. Un camion blindé patrouillait, dès que les brigands étaient signalés. Ainsi Siao-pa-kia-tze fut le seul centre de la région à ne pas avoir souffert du banditisme. Cela incita plusieurs villages voisins à demander leur entrée en catéchuménat.

    M.Revaud s'attacha à développer la vie spirituelle de ses fidèles; dans ce but, du 21 au 30 octobre 1933, avec l'aide de six prédicateurs, il donna à sa paroisse une retraite spirituelle avec sermons-dialogues, et conférences contradictoires. Elle se termina, le dimanche du Christ-Roi, par l'inauguration d'un calvaire au milieu du village, et l'institution de l'heure sainte. En 1935, Siao-pa-kia-tze fut proclamé illage modèle". En 1937, M.Revaud créa une association pour développer le culte de l'Eucharistie chez les enfants; une belle cloche sortie des ateliers de Zikawei prit place dans le clocher de son église, puis à la Toussaint, il bénit la grande croix plantée au centre du nouveau cimetière. Le dimanche de la Passion de cette même année, une émission radiodiffusée retraça pendant une heure, l'historique de sa chrétienté.

    Le 1 mai 1938, M.Revaud, ayant enfin obtenu son visa des autorités russes, prit le transsibérien, à Harbin et arriva en France le 10 mai suivant; le 23 décembre 1938, il repartit pour la Madchourie, retrouvant sa chrétienté de Siao-pa-kia-tze.

    Vers octobre 1940, la maladie contraignit M.Revaud à prendre un repos prolongé, et peu après, à se décharger de son district; resté à Siao-pa-kia-tze, il aida M. Rouger son successeur, jusqu'en 1944; il se retira alors à la procure de la mission. En 1948, à l'arrivée des communistes, il partit en avion avec d'autres confrères âgés à la procure de Shanghai. Enfin, le 1 avril 1948, il arriva en France.

    En 1949, M.Revaud accepta une aumônerie à Libourne. Puis après une grave opération, il se retira aux Herbiers à la maison de retraite des prêtres de Vendée. Le 4 août 1963, alors qu'il circulait en vélo-moteur, une automobile le heurta. Transporté dans une clinique de Cholet, il y décéda le 6 août 1963. Il fut inhumé dans le cimetière de sa paroisse natale.


    Références biographiques

    AME 1907 p. 381. 1915-16 p. 77. 1925 p. 189. 1937 p. 253. CR 1907 p. 325. 1909 p. 81. 1910 p. 377. 1912 p. 80. 1914 p. 159. 1921 p. 40. 1923 p. 49. 1924 p. 225. 1925 p. 42. 1927 p. 37. 1930 p. 62. 1931 p. 62. 66. 1932 p. 72. 1933 p. 54. 1934 p. 41. 1935 p. 41. 1937 p. 41. 1939 p. 36. 1940 p. 21. 1948 p. 19. 211. 218. BME 1925 p. 232. 1928 p. 747. 1931 p. 142. 1933 p. 367. 851. 926. 1934 p. 42. 43. 1935 p. 336. 419. photo p. 586. 1938 p. 42. 323. 392. 495. 1940 photo p. 118. 1941 p. 97. 1957 p. 561. EPI 1963 p. 880. 1964 p. 306. 1941 p. 97. 1957 p. 561. EC1 N° 139. 140. 142. 153. 162. 380. 391. 462. 619. 729. 733.


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    • Numéro : 2945
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