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Jean Marie RÉNIER

[ 1502 ] RENIER Jean, Marie, René Missionnaire Cochinchine Occidentale - SAIGON -------------------- [1502] Jean, Marie, René RENIER naquit le 29 Octobre 1853 à LA POTHERIE, paroisse de CHALLAIN-LA-POTHERIE, diocèse d'Angers, département du Maine-et-Loire. Il fit ses études au Collège de Combrée, et au Grand Séminaire d'ANGERS où il fut ordonné prêtre le 23 Décembre 1876. Il exerça le ministère dans son diocèse pendant quelques années.
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    [ 1502 ] RENIER Jean, Marie, René

    Missionnaire

    Cochinchine Occidentale - SAIGON
    --------------------

    [1502] Jean, Marie, René RENIER naquit le 29 Octobre 1853 à LA POTHERIE, paroisse de CHALLAIN-LA-POTHERIE, diocèse d'Angers, département du Maine-et-Loire. Il fit ses études au Collège de Combrée, et au Grand Séminaire d'ANGERS où il fut ordonné prêtre le 23 Décembre 1876. Il exerça le ministère dans son diocèse pendant quelques années.

    Le 31 Décembre 1880, il entra prêtre au Séminaire des Missions Etrangères, où il passa une année, et reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de la Cochinchine Occidentale (SAIGON), qu'il partit rejoindre le 26 Octobre 1881.

    Pour l'étude de la langue viêtnamienne, il fut de suite envoyé comme auxiliaire à M.DELPECH, chargé de la grande chrétienté de MAC-BAC ; de là , il fit un court stage à l'Ecole TABERD, encore tenue par les missionnaires. En 1883, sur sa demande, il devint socius de M.POINAT, chargé de la chrétienté de DA-TRANG. Ce poste très isolé, limitrophe des régions montagnardes, avait été fondé par les anciens missionnaires pour échapper plus facilement aux investigations des mandarins, pendant les persécutions. De 1885 à 1887, M. RENIER resta seul titulaire de ce poste, M.POINAT miné par la fièvre des bois, ayant été obligé de rentrer en France pour rétablir sa santé. En 1887, M.RENIER, atteint par la fièvre des bois, accepta le poste de BI+N-HOA, mais au bout de deux ans, il dût rentrer au pays natal.

    A son retour, en 1891, il fut nommé à CHO-DUI, un faubourg de SAIGON, avec un solide noyau de chrétiens et une nombreuse population flottante. M.RENIER développa les écoles, s'occupa avec zèle et prudence des chrétiens tièdes, et de ceux qui vivaient en dehors des lois du mariage chrétien.En 1899, Mgr. MOSSARD l'envoya à MY-THO remplacer M. MOULINS, qui était resté 25 ans dans ce poste et que l'Evêque appelait à la Cathédrale de SAIGON.

    MY-THO, de par sa situation, était devenu comme une sorte de Procure où s'arrêtaient les confrères des basses provinces,du Cambodge et du Laos. La ville s'était développée et quand M.RENIER y arriva, cette chrétienté était divisée en deux sections, qui autrefois avaient formé deux paroisses distinctes, puis avaient été réunies ensemble. Il y avait le HAUT-MY-THO ou VINH-TUONG avec presbytère pour le vicaire, une église, et un hôpital indigène tenu par les Soeurs de St.Paul. Il y avait aussi le BAS-MY-THO, où résidait le missionnaire, chef du district. Là se trouvaient une grande église, une grande Sainte Enfance avec crèche tenue aussi par les Soeurs de St.Paul. Avant l'arrivée des Français, les chrétiens s'étaient établis près de l'église ; par la suite, le nombre de Français augmentant, ils avaient émigré vers le HAUT-MY-THO.

    A l'arrivée de M.RENIER, la grande église du BAS-MY-THO et son clocher, orgueil du quartier, avaient besoin d'urgentes et grosses réparations. Après entente entre l'Administration et Monseigneur, on résolut de démolir cette église. car il sembla inopportun d'engager des gros frais, là où ne se trouvaient plus les chrétiens.Le missionnaire abandonna son logement au dessus de la grande sacristie, adossée à la grande église, se transporta dans le HAUT MY-THO, habita la modeste case de son vicaire. Plus tard, celle-ci fut cédée aux Frères des Ecoles Chrétiennes .Alors, succesivement, M.RENIER logea dans deux pauvres paillotes, jusqu'à l'inauguration de son nouveau presbytère où il passa les seize dernières années de sa vie. Le grand typhon de 1904 endommagea très gravement la Sainte Enfance qui ne fut pas rebâtie, et la Crèche fut transférée à VINH-TUONG.

    \Ce grand et beau vieillard, à la barbe blanche, à l'aspect vénérable, rond d'allures et d'une franche gaieté,mettant à l'aise tout le monde" fut un pasteur intelligent, dévoué, inlassable. Il dota la paroisse d'une belle église, d'une école tenue par les Frères, d'un pensionnat dirigé par les Soeurs de St;Paul. Il vit la léproserie de CULAORONG et l'hôpital de l'Administration confiés aux Soeurs, la reconstruction de la chapelle Sainte Anne, la création de l''église de NGU-HI+P. Il était le curé écouté, et la grande autorité morale de la ville et de la province

    Le jour de Pâques 1922, M.RENIER, malgré la fatigue, célébra la messe. Se sentant à bout de forces, il partit le mercredi 19 Avril 1922, pour la clinique du Dr.ANGIER à SAIGON . Celui-ci se rendit compte que l'état du malade était désespéré. M.DELIGNON, provicaire, vint lui administrer les derniers sacrements. Dans la matinée du 24 Avril 1922, M.RENIER rendait paisiblement son âme à Dieu. Les funérailles furent célébrées le lendemain 25 avril ; un imposant cortège accompagna sa dépouille mortelle au cimetière du Tombeau d'ADRAN.

    RÉNIER

    Jean-Marie

    (1853 - 1922)

    [1502]


    Références biographiques
    CR 1881 p. 103. 1895 p. 221. 1896 p. 216. 1899 p. 206. 219. 1915 p. 108. 1922 p. 111. 236. 1929 p. 151. BME 1922 p. 318. EC1 N° 13.




    Mars 1994



    Mémorial RENIER Jean, Marie, René page

    Mémorial RENIER Jean, Marie, René page


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    • Numéro : 1502
    • Année : None