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Jean Baptiste RANFAING

[433]. RANFAING, Jean-Baptiste, né à Bruyères-en-Vosges (Vosges) le 9 janvier 1808, fit ses études au petit séminaire de Senaide et au grand séminaire de Saint-Dié, où il reçut le sacerdoce le 16 juin 1832. Il exerça le ministère, d'abord en qualité de vicaire à Mandray pendant un an environ, et ensuite comme curé à Savigny pendant deux ans. Il entra au Séminaire des M.-E. le 25 août 1836, et partit pour le Siam le 20 février 1837.
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    [433]. RANFAING, Jean-Baptiste, né à Bruyères-en-Vosges (Vosges) le 9 janvier 1808, fit ses études au petit séminaire de Senaide et au grand séminaire de Saint-Dié, où il reçut le sacerdoce le 16 juin 1832. Il exerça le ministère, d'abord en qualité de vicaire à Mandray pendant un an environ, et ensuite comme curé à Savigny pendant deux ans.
    Il entra au Séminaire des M.-E. le 25 août 1836, et partit pour le Siam le 20 février 1837.
    Envoyé en 1839 dans la chrétienté annamite de Chantaboun où il devait passer toute sa carrière apostolique, il y débuta avec Claudet, et y souffrit de l'hostilité des païens qui, à cette époque, traitaient assez mal les chrétiens. En 1840, il obtint plusieurs conversions, entre autres celle d'une sorcière, ce qui fit beaucoup de bruit dans le pays. En même temps, il rendit ses chrétiens plus pieux ; il leur inculqua la dévotion du Chemin de la Croix, et établit une confrérie de la Sainte-Vierge. Il s'occupa également de la conversion des Chinois fixés à Chantaboun. En 1845, il commença à recueillir des fonds pour construire une église à la place de la pauvre paillotte qui en tenait lieu ; il entreprit cette construction vers 1855 et la termina en peu de temps. Il établit plus d'ordre et de piété dans le petit couvent des religieuses Amantes de la Croix, fondé depuis longtemps dans sa paroisse.
    Les Européens qui passèrent à Chantaboun reçurent chez lui l'hospitalité la plus cordiale ; et l'explorateur Mouhot lui a, en toute justice, consacré quelques lignes de reconnaissant souvenir. Il s'éteignit dans cette paroisse, le 12 février 1885 ; son corps fut inhumé dans l'église qu'il avait construite, au pied de l'autel de la Sainte Vierge. Sa paroisse où il avait trouvé 500 chrétiens en comptait alors 1 500.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1882, p. 82 ; 1904, p. 214 ; 1909, p. 198. - A. P. F., xiv, 1842, Description de Chantaboun, p. 295. - Sem. rel. Saint-Dié, 1882, Ses noces d'or, p. 279 ; 1885, Sa mort, p. 276. - Le Tour du Monde, 1863, 2e sem., pp. 258, 267.
    Le sec. Emp. en Indo-Ch., pp. 329 et suiv., 438.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1885, p. 173.


    • Numéro : 433
    • Année : None