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André, Charles de RAMOND-LALANDE

[306]. RAMOND-LALANDE (DE), Charles-André-Toussaint-Bruno, né à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 1er novembre 1761, vint à Paris en 1780. Après deux années passées au collège du Plessis, il entra à Saint-Sulpice et ensuite à la Maison de Sorbonne. En 1793, le 1er mai, il fut nommé directeur du Séminaire des M.-E. par deux directeurs réfugiés à Amiens. Par suite des circonstances sa réception n'eut pas lieu ; il est donc assez difficile de le considérer comme ayant véritablement fait partie du Séminaire et de la Société des M.-E.
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    [306]. RAMOND-LALANDE (DE), Charles-André-Toussaint-Bruno, né à Montauban (Tarn-et-Garonne) le 1er novembre 1761, vint à Paris en 1780. Après deux années passées au collège du Plessis, il entra à Saint-Sulpice et ensuite à la Maison de Sorbonne. En 1793, le 1er mai, il fut nommé directeur du Séminaire des M.-E. par deux directeurs réfugiés à Amiens. Par suite des circonstances sa réception n'eut pas lieu ; il est donc assez difficile de le considérer comme ayant véritablement fait partie du Séminaire et de la Société des M.-E. ; néanmoins, il n'y fut pas absolument étranger ; à ce titre, nous avons inscrit son nom dans le Mémorial.
    Pendant la Révolution, il exerça à Paris un ministère aussi actif que périlleux ; arrêté le 26 messidor, an II, il resta en prison jusqu'au 15 brumaire, an III (14 juillet au 5 novembre 1794). Il loua en 1796 la Sainte-Chapelle, et en compagnie de son ami Borderies, le futur évêque de Versailles, y ouvrit un lieu de culte aux personnes qui ne voulaient pas fréquenter les offices constitutionnels de Notre-Dame.
    En 1802, nommé curé de Saint-Thomas-d'Aquin, il en remplit les fonctions pendant 21 ans.
    Il fut appelé au siège de Rodez par ordonnance du 8 août 1817, et préconisé dans le consistoire du 1er octobre ; mais le Concordat de 1817 n'ayant pas été exécuté, l'effet de la nomination fut suspendu durant six ans. Enfin, sacré à Sainte-Geneviève le 13 avril 1823, il fit, trois mois plus tard, son entrée dans son diocèse. Il y publia des statuts que plusieurs ont jugés sévères.
    Transféré à l'archevêché de Sens, par ordonnance du 9 janvier 1830, il mourut à Paris le 10 avril de la même année, avant de prendre possession de son nouveau siège.
    Armes. - Ecartelé aux 1 et 4 de gueules, à la croix d'or ; aux 2 et 3 d'azur, à la cloche d'argent [Ce sont les armes de sa famille].
    Bibliographie. - Mandements, Statuts diocésains.

    Notes bio-bibliographiques. - Am. de la Rel., lxiii, 1830, Sa mort, p. 277.
    Hist. de la par. Saint-Thomas d'Aq., p. 99. - L'église Saint-Thomas d'Aq., p. 65. - Hist. Egl. Rouergue, p. 559. - Hist. Egl. Montauban, ii, fasc. 8, pp. 24, 70. - L'épiscop. franç., Tab. alph.
    Portrait. - Peint à l'huile, est dans la galerie de l'évêché de Rodez. - Hist. de la par. Saint-Thomas d'Aq., p. 99.


    • Numéro : 306
    • Année : None