Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Jean BaptisteRené RABEAU

[314]. RABEAU, Jean-Baptiste-René, naquit le 19 novembre 1766 à Denazé (Mayenne). Il fit ses études au collège de Château-Gontier et au grand séminaire d'Angers, où il reçut le sacerdoce en 1789. Aussitôt après, on le nomma vicaire à La Chapelle-Craonnaise : il y passa trois années. En 1792, ayant refusé de prêter le serment constitutionnel, il fut arrêté et déporté à Jersey, d'où il passa à Londres en 1796. C'est là que s'éveilla sa vocation à l'apostolat chez les infidèles ; il sollicita son admission auprès de M.
Add this
    [314]. RABEAU, Jean-Baptiste-René, naquit le 19 novembre 1766 à Denazé (Mayenne). Il fit ses études au collège de Château-Gontier et au grand séminaire d'Angers, où il reçut le sacerdoce en 1789. Aussitôt après, on le nomma vicaire à La Chapelle-Craonnaise : il y passa trois années. En 1792, ayant refusé de prêter le serment constitutionnel, il fut arrêté et déporté à Jersey, d'où il passa à Londres en 1796. C'est là que s'éveilla sa vocation à l'apostolat chez les infidèles ; il sollicita son admission auprès de M. Alary, directeur du Séminaire des M.-E., réfugié en Angleterre. Les épreuves qu'il venait de subir suppléant au noviciat ordinaire, il fut agréé et immédiatement destiné au Siam.
    Le 27 mars 1800 il s'embarqua à Gravesend, et, en novembre 1801, il arriva à Bangkok où il eut à s'occuper du groupe des Cambodgiens, prisonniers de guerre. Il résida à la paroisse Sainte-Croix. Il fut vers 1809 nommé provicaire, et chargé de Jong-selang.
    La guerre ayant à cette époque éclaté entre les Birmans et les Siamois, les premiers vinrent assiéger Jong-selang ; le missionnaire, avec le prêtre indigène Jean Pasqual, se réfugia dans la citadelle, soignant les malades et prêchant la foi ; il baptisa trois adultes, dont deux talapoins, et vingt petits enfants.
    Quand les Birmans quittèrent Jong-selang, Rabeau s'embarqua sur un de leurs navires ; en route, les matelots, tous musulmans, ayant voulu massacrer leur capitaine qui était chrétien, le prêtre s'interposa avec énergie ; il fut aussitôt jeté à la mer (golfe du Bengale) avec celui qu'il cherchait à sauver. Il mourut ainsi victime de sa charité en avril ou mai 1810. Il était l'oncle du cardinal Meignan, mort archevêque de Tours en 1896.
    Notes bio-bibliographiques. - N. L. E., v, Les Birmans à Jong-selang, p. 585 ; Ib., Sa mort, p. 591. - A. M.-E., 1913, p. 93.
    Nouv. des miss. or. 1794-1807, p. 236. - Estrat. del. lett., ii, p. 228. - Brev. Not. sul. sta., p. 39.
    Hist. gén. miss. cath., ii, 2e part., p. 642. - Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, pp. 302 et suiv. - Descrip. du roy. Thai, ii, pp. 284 et suiv.
    Biographie. - Un prêtre déporté en 1792. Episodes de l'Histoire de la Révolution et de l'Histoire des Missions, par l'abbé Meignan, chanoine honoraire, professeur titulaire d'Ecriture-Sainte à la Sorbonne. - Ch. Douniol, libraire-éditeur, 29, rue de Tournon, Paris, 1862, in-12, pp. x-409.
    Un prêtre déporté en 1792, par Mgr Meignan, évêque de Châlons. Nouvelle édition. - Ch. Douniol, 29, rue de Tournon, Paris, 1878, in-12, pp. xli-409.


    • Numéro : 314
    • Année : None