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Victor QUINTON (1866-1924)

QUINTON Victor-Charles (Mgr)
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    [1880] Victor-Charles Quinton naquit le 4 Novembre 1866 à Carelles, au hameau de la Cointerie, paroisse de Gorron diocèse de Laval, département de la Mayenne. Il fut baptisé le lendemain de sa naissance. Il était le quatrième enfant de Joseph  Quinton et de Victoire Garnier. L'une de ses soeurs, Léonie, de deux ans plus âgée que lui, fut religieuse de la Charité d'Evron. Il commença ses études à Carelles. Après une année d'initiation à la langue latine chez  M. l'abbé Arnoul, curé de Carelles, il continua ses études au Petit Séminaire de Mayenne. Il entra au Séminaire des Missions Etrangères le 15 Septembre 1885. Tonsuré le 26 Septembre  1886, il reçut les ordres mineurs le 24 Septembre 1887, devint sous-diacre  le 22 Septembre 1888, diacre le 3 Mars 1889, fut ordonné prêtre le 21 Septembre 1889 et reçut sa destination pour la Cochinchine Occidentale, qu'il partit rejoindre  le 23 Décembre 1889. Après un séjour à Baria, où il apprit le viêtnamien sous la direction de M. Combalbert, il fut nommé au Séminaire de Saigon.

    En 1896, Mgr Depierre  détacha le Petit Séminaire du Grand., et chargea Mr. Quinton  de fonder un nouvel établissement à  Anduc, dans les environs de Mytho. Quelques années plus tard, l'insalubrité du lieu obligea Mr. Quinton à transférer ailleurs ses séminaristes. À Tandinh, où il vint s'établir dans un magnifique enclos aménagé par lui, il était  l'homme le plus heureux du monde, aimant ses élèves,  aimé des séminaristes et des confrères.

     

    En 1902, le Petit Séminaire fut  de nouveau réuni  au Grand, et Mr. Quinton le suivit à Saigon, où il demeura jusqu'en 1909, époque à laquelle  Mgr. Mossard  le nomma Curé de Thala .

     

    Mr. Quinton aimait ardemment la jeunesse. Il était un maitre accompli, instruisant les séminaristes comme professeur, les dirigeant comme directeur, les interessant par son savoir-faire, sa bonne humeur. et le côté pratique de son enseignement. Tout en faisant ses cours de Philosophie, il remplit les fonctions de Procureur de la Mission, s'occupant  spécialement de l'infirmerie des Confrères âgés.

     

    À Thala, Mr. Quinton prit un soin particulier des jeunes gens. Comme trait distinctif de son apostolat, il aimait  et savait se faire aimer, donnant largement aux pauvres de sa paroisse !.Il était un homme d'action et un grand travailleur.

     

    En 1912, le Saint Siège nomma Mgr. Quinton, évêque de Laranda et coadjuteur de Mgr. Mossard. " ... Depuis  le 19 Décembre, jour àù cette nouvelle m'est parvenue, je suis tout bouleversé....Monseigneur m'a appelé à Saigon pour voir les confrères. J'y suis venu; mais je me trouve tout drôle dans ma chambre à l'Évêché. Je pense que j'aurai bien du mal à oublier ma chère brousse de Thala....Une chose me console un peu, c'est que je ne suis pas destiné à être immédiatement Vicaire Apostolique ; je suis le coadjuteur de Mgr. Mossard. Comme Dieu merci, Monseigneur est en assez bonne santé, j'espère bien n'avoir pas à assurer tout seul la responsabilité de toute la Mission...."

     

    Mgr. Quinton vécut et travailla de concert  avec Mgr. Mossard jusqu'en  1920. Il devint alors Vicaire Apostolique de Saigon.

     

    Travailleur acharné , Mgr. Quinton  aimait lire, écrire, réfléchir.. Il dirigeait ses subordonnés dans  l'emploi des moyens qu'il jugeait les plus propres au développement numérique et moral des chrétiens de sa Mission.Il propagea  la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus.. Dans ses mandements de Carême, il revenait souvent sur les devoirs des parents envers leurs enfants ; dans ses visites pastorales et dans ses tournées de confirmation, il voulait se rendre compte par lui-même de tout ce qui interesse l'entretien tant matériel que spirituel de chaque chrétienté..

     

    Il  avait une prédilection spéciale pur les enfants des écoles. Il avait à coeur  de développer le niveau intellectuel et moral des  jeunes.  Il fit  des démarches nombreuses  et pressantes en France , pour  obtenir des maitres capables de fonder des écoles d'enseignement supérieur., sujet sur lequel il a laissé de longues instructions. "Ut Vitam habeant"  fut sa devise épiscopale.

     

    En Avril 1924, il dut  s'aliter.et fut hospitalisé à la clinique Angier , à Saigon. Sur l'ordre des médecins, il s'embarqua pour la France à la fin de mai 1924. Dès son arrivée en France, il entra à la clinique St. Michel à Paris. Il la quitta le 2 Août, pour se rendre en convalescence au Séminaire de Bièvres.. C'est là qu'il mourut  le 4 Octobre 1924.

     

    Références biographiques

    AME 1890 p. 164. 1905 p. 299. 1913 p. 171. 207. 1914 p. 3. 99. photo p. 48. 1915-16 p. 7 (art.). 1917-18 p. 97. 1919-20 p. 478. 1921 p. 18. 1922 p. 103. 149. 1924 p. 30. 237. 1937 p. 57.

    CR 1889 p. 255. 1900 p. 208. 1908 p. 394. 1912 p. 6. 1913 p. 3. 227. 228. 1914 p. 93. 187. 1915 p. 108. 1916 p. 228. 1917 p. 97. 207. 1919 p. 171. 194. 220. 1920 p. 54. 103 sq. 110. 1921 p. 88. 192. 197. 1922 p. 109. 259. 1923 p. 117. 150. 1924 p. 93. 135. 144. 1925 p. 103. 105. 1926 p. 116. 117. 189. 201. 1928 p. 116. 200. 1933 p. 309. 1947 p. 150.

    BME 1922 p. 34. 50. 638. 696. 699. 1923 p. 322. 449. 579. 740. 1924 p. 462. 605. 614. 669. 680. 729. 746. 747. 808. 1925 p. 308. 785. 1926 p. 319. 1928 p. 121.

    EC1 N°  22. 65. 66. 67. 68. 69. 70. 71. 94.

    APF 1925 p. 46.

    MC 1915 p. 148. 1924 p. 503.

     

    • Numéro : 1880
    • Pays : Vietnam
    • Année : 1889