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Célestin QUINQUENEL (1892-1964)

QUINQUENEL Célestin (1892-1964) [3195] QUINQUENEL Célestin est né le 14 novembre 1892 à Mégrit, dans le diocèse de Saint Brieuc (Côtes du Nord). Il fait ses études primaires à Mégrit, puis ses études secondaires aux Cordeliers de Dinan. En 1911, il entre au Séminaire de Philosophie des Missions Étrangères, à Bièvres. Après un an d'études, il va continuer ses études au Séminaire de la Rue du Bac, à Paris.
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    [3195]  QUINQUENEL Célestin est né le 14 novembre 1892 à Mégrit, dans le diocèse de Saint Brieuc (Côtes du Nord). Il fait ses études primaires à Mégrit, puis ses études secondaires aux Cordeliers de Dinan. En 1911, il entre au Séminaire de Philosophie des Missions Étrangères, à Bièvres. Après un an d'études, il va continuer ses études au Séminaire de la Rue du Bac, à Paris.

    C'est alors la guerre de 1914. Il est mobilisé, part pour le front, et est blessé à la main droite. Réformé, il revient à Paris pour continuer ses études. Il est ordonné prêtre le 22 septembre 1917, et s'embarque pour l'Inde la veille de Noël 1917.

    Il arrive à Kumbakonam en février 1918. Il étudie le tamoul et l'anglais à l'évêché, sous la direction de son évêque, Mgr. Chapuis (MEP). Au bout de quelques mois, il est envoyé à Periavarasilli. Tout en se perfectionnant en tamoul, il s'adonne au ministère paroissial, avec l'aide de son voisin, le Père Pardinet.

    En 1920, on lui demande de venir à Kumbakonam prendre la direction de l'école industrielle où il ne restera qu'un an, car en 1921, son évêque lui confie la paroisse de Pullambadi où il restera jusqu'en 1926. Il se dévoue aux chrétiens de basses castes, insistant beaucoup sur la nécessité de catéchiser ces pauvres gens pour leur donner une instruction religieuse solide.

    En 1926, il est envoyé à l'autre extrémité du diocèse, dans la paroisse de Kakkavéri. Là, il doit se déplacer souvent, dans sa charette à boeufs, pour aller visiter les néophytes et chrétiens des villages. Puis, la bicyclette remplace la charette, permettant au Père de catéchiser ses gens dans les chapelles subsidiaires disséminées dans ce vaste district, divisé aujourd'hui en quatre paroisses. Il s'intéresse aux plus déshérités : les hors-castes, les blanchisseurs ou "dhobis", les "sakkilis", cordonniers et vidangeurs. Ce sont ses enfants préférés.

    À Kakkavéri, le Père traduit en tamoul la Passion d'Oberamergau. Encore aujourd'hui, chaque année pendant la semaine sainte, les jeunes gens de la paroisse continuent de représenter la Passion. Le spectacle se déroule pendant plusieurs nuits et des milliers de non-chrétiens viennent y assister.

    Le 19 janvier 1930, Mgr. Chapuis arrache le Père à ses ouailles pour l'envoyer comme professeur au Grand Séminaire de Pondichéry. À 38 ans, dans la force de l'âge, il devient professeur de morale et de pastorale. Il sait émailler ses cours d'anecdotes vécues par lui au cours de son ministère de brousse. Il sait donner la primauté à ce qui est essentiel à la vie apostolique. On lui confie également le poste d'économe du Séminaire. En 1934, le Séminaire quitta Pondichéry pour aller s'installer dans la banlieue de Bangalore, où un nouveau grand bâtiment a été construit à Malleswaram. Le Père Quinquenel continue ses cours, et comme économe, il a beaucoup de travaux à réaliser pour l'aménagement complet du bâtiment et pour tracer, à l'extérieur, cours de récréation, terrains de jeux et jardins.

    Il est aimé de tous pour son dévouement, sa disponibilité, son esprit de foi. Avec toutes ses qualités, il est un peu original, avec son esprit de contradiction. Quand on discute avec lui, il suffit d'avancer une affirmation pour qu'il dise immédiatement le contraire. Toutefois, tout se passe dans la bonne humeur, et quand il finit par se contredire lui-même, il éclate de rire et tout s'arrange.

    En janvier 1941, Mgr. Prunier, évêque de Salem, rappelle le Père à Salem pour lui confier la direction du Petit Séminaire. Le diocèse est nouveau, depuis que Kumbakonam a été donné au clergé indien. Les missionnaires français sont tous passés dans le diocèse de Salem.

    Le 2 janvier 1945, Mgr. Prunier dont les forces déclinent, nomme le Père Quinquenel vicaire général du diocèse. Il assumera cette fonction jusqu'à la mort de Mgr. Prunier, en 1947. Le nouvel évêque, Mgr. Selvanathar, le 11 mai 1949, lui demande d'aller s'occuper des nouveaux chrétiens de la région de Tiruchengou, dans le sud du diocèse. Il y passe près de 3 ans et en 1952, on l'envoie encore une fois au Séminaire de Bangalore.

    Après 3 années de professorat, il reprend une paroisse dans le diocèse, à Kagatur, où il moissonne pendant 3 ans encore.

    Sa santé est ébranlée par plusieurs crises cardiaques. Il se retire alors dans la paroisse de Mattigiri, à la limite de l'archidiocèse de Bangalore, près de la ville d'Hosur. Il y construit un couvent et un jardin d'enfants. À ses loisirs, il aime recevoir la visite des confrères du Séminaire de Bangalore. Il sait recevoir et mettre les petits plats dans les grands. Et la conversation qu'il a avec ses confrères est toujours très animées. Il aime raconter les souvenirs d'antan, quand il faisait ses premières armes à Kumbakonam. Il trouve toujours des anecdotes drôles concernant les vétérans de l'apostolat.

    Les crises cardiaques deviennent de plus en plus fréquentes et forcent le Père à venir se retirer à l'évêché de Salem. Le 19 août 1964, vers 13 heures, il est assailli par une nouvelle crise encore plus grave. Mgr. Selvanathar vient lui donner le sacrement des malades. Il va mieux et peut reprendre le rythme de ses occupations journalières. Le vendredi 4 septembre, une nouvelle crise le cloue dans son fauteuil. Malgré ses souffrances, il pense à la célébration du 47ème anniversaire de son ordination, le 22 septembre. Le 22 septembre il célèbre une dernière messe dans la soirée. Enfin, le 25 septembre, il expire paisiblement, assis dans son fauteuil. Son corps repose dans le petit cimetière des prêtres, à côté de l'évêché. À tous, le Père Quinquenel laisse le souvenir d'un vrai missionnaire, entièrement consacré à Dieu et tout dévoué au salut des âmes.

     

    Références bibliographiques

    AME 1917-18 p. 312. 313.

    CR 1917 p. 151. 1923 p. 170. 1927 p. 162. 1918 p. 163. 1932 p. 291. 1949 p. 147. 1950 p. 125. 1952 p. 88. 1960 p. 82. 1961 p. 87. 1962 p. 100. 1963 p. 110.

    BME 1922 p. 186. 1924 p. 62. 63. photo p. 300. 1930 p. 670. photo p. 306. 1931 p. 544. 1932 p. 228. 561. 719. 1934 p. 231.461. 591. 1933 p. 566. 642. 721. 1935 p. 452. 532. 1936 p. 145. 1937 p. 377. 457. 541. 673. 1938 p. 65. 279. 354. 416. 788. 1939 p. 444. photo p. 303. 1941 p. 207. 569. photo p. 414. 1948 p. 156. 787. 1949 p. 787. 1950 p. 134. 1951 p. 195. 775. 1952 p. 121. 146. 342. 767. 1953 p. 215. 797. 908. 1954 p. 486. 1956 p. 380. 1957 p. 376. 377. 1098. 1961 p. 394. 693.

    EPI 1962 p. 944. 1965 p. 120. 551. 571. notice p.341.

    EC1 N°  220. 222. 227. 746.

    • Numéro : 3195
    • Pays : Inde
    • Année : 1917