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rené ernest émile POURIAS

[994]. POURIAS, René-Ernest-Emile, vint au monde le 15 septembre 1843 à Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire). Il fit ses études au collège de Combrée, et, après un court séjour au grand séminaire d'Angers, entra laïque au Séminaire des M.-E. le 13 septembre 1865. Il reçut la prêtrise le 6 juin 1868, et partit pour le Yun-nan le 16 août de la même année. Il fut d'abord chargé du district de Kiu-tsin qui était assez vaste, car il s'étendait jusqu'à Houang-nghi-ho, à quatre jours de marche. Il résida à Tsao-kia-yn.
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    [994]. POURIAS, René-Ernest-Emile, vint au monde le 15 septembre 1843 à Saint-Martin-du-Bois (Maine-et-Loire). Il fit ses études au collège de Combrée, et, après un court séjour au grand séminaire d'Angers, entra laïque au Séminaire des M.-E. le 13 septembre 1865. Il reçut la prêtrise le 6 juin 1868, et partit pour le Yun-nan le 16 août de la même année. Il fut d'abord chargé du district de Kiu-tsin qui était assez vaste, car il s'étendait jusqu'à Houang-nghi-ho, à quatre jours de marche. Il résida à Tsao-kia-yn. Il établit définitivement dans son district l'œuvre de la Sainte-Enfance, construisit un orphelinat en 1870, fonda en 1871 la station chrétienne de Cha-ho, et un peu plus tard celle de Tang-ka-ten. Lui-même a raconté cette partie de sa vie, dans des pages intitulées Huit ans au Yun-nan, publiées en 1881 sans nom d'auteur, dans les Missions Catholiques, et ensuite en volume.
    En 1876, il se rendit à Pékin où Mgr Ponsot l'envoyait traiter des intérêts de la mission ; de là, il alla au sanatorium de Béthanie, à Hong-kong. De retour au Yun-nan, il construisit, 1877-1878, la résidence épiscopale à Yun-nan fou. En 1881, il fut chargé d'administrer le district de Tong-tchouan ; en trois ans, il y fonda dix nouvelles stations. Il y bâtissait deux oratoires, lorsqu'il tomba malade. C'était en mars 1884 ; le 6 avril suivant, il mourut à Tong-tchouan.
    Une parfaite connaissance des mœurs de la Chine, et une aptitude particulière pour négocier avec les mandarins lui avaient acquis estime et influence parmi les païens et les lettrés ; son zèle et sa piété édifiaient les chrétiens.
    Bibliographie. - La Chine. Huit ans au Yun-nan, récit d'un missionnaire. - Société de Saint-Augustin, Desclée, de Brouwer et Cie, imprimeurs des Facultés catholiques de Lille, Lille, 1888, in-8, pp. viii-188.
    Comp.-rend. : M. C., xx, 1888, p. 252.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1877, p. 17 ; 1881, pp. 41, 44 ; 1882, p. 39 ; 1883, p. 42 ; 1886, p. 178. - A. P. F., liv, 1882, La station de Tong-tchouan, p. 347. - M. C., xiii, 1881, Mon district et huit ans de séjour au Yun-nan, pp. 365, 377, 390, 404, 416, 427, 436, 452, 463, 472, 486, 501, 512, 521, 534, 546, 571, 585, 593, 610, 617 ; xiv, 1882, Mon district (suite), pp. 17, 29, 44, 58, 66, 82, 92 ; xv, 1883, p. 121.
    Œuv. Prop. Foi, Angers, comp.-rend., 1877, p. 33 ; 1878-80, p. 10.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1884, p. 197.


    • Numéro : 994
    • Année : None