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Paul Aimé Marcel POUCLET

[3514] POUCLET Paul, Aimé, Marcel Missionnaire Saïgon ----- Paul, Aimé, Marcel POUCLET naquit à Saint Gilles sur Vie, diocèse de Luçon, département de la Vendée, le 11 Mai 1909. Après ses études primaires à Saint Gilles, il entra, en octobre 1922, au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers; il y parcourut le cycle des études secondaires qu'il termina en Juillet 1928. En octobre de cette même année, il passa au grand séminaire de Luçon, où il resta un an.
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    [3514] POUCLET Paul, Aimé, Marcel

    Missionnaire

    Saïgon
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    Paul, Aimé, Marcel POUCLET naquit à Saint Gilles sur Vie, diocèse de Luçon, département de la Vendée, le 11 Mai 1909. Après ses études primaires à Saint Gilles, il entra, en octobre 1922, au petit séminaire de Chavagnes-en-Paillers; il y parcourut le cycle des études secondaires qu'il termina en Juillet 1928. En octobre de cette même année, il passa au grand séminaire de Luçon, où il resta un an.

    Le 1er Juin 1929, il fit sa demande d'admission au Séminaire des Missions Etrangères. Celle-ci fut agrée le 26 août 1929; le 12 septembre suivant, il entra à Bièvres. Il reçut la tonsure le 29 juin 1932, les premiers ordres mineurs le 24 novembre 1932, les seconds ordres mineurs, le 17 décembre 1932. Sous-diacre le 2 juillet 1933,diacre le 23 décembre 1933,il fut ordonné prêtre le 1er Juillet 1934, reçut sa destination pour le Vicariat Apostolique de Saïgon, qu'il partit rejoindre le 16 septembre 1934 et s'embarqua à Marseille le 21 septembre 1934.

    Arrivé à Saïgon, Mgr Dumortier dirigea M. Pouclet vers la paroisse de Cai-Mon où il resta de novembre 1934 au 18 février 1936, afin d'apprendre la langue viêtnamienne. Il faut reconnaitre qu'il ne devint jamais un viêtnamisant distingué, estimant peut être que la langue française assez répandue en Cochinchine, lui suffirait. Le 18 février 1936, il fut nommé professeur au petit séminaire de Saïgon; il enseigna pendant un an, puis fut envoyé en paroisse à Xuân-Hiêp, près de Vinh-Long. En juillet 1937, il retrouva sa chaire de littérature française dans les hautes classes, au petit séminaire de Saigon.

    En septembre 1939, il fut mobilisé et mis en affectation spéciale, un mois après. Rappelé début février 1940, comme sergent au 11ème RIC, à Battambang (Cambodge), il prit part aux opérations contre le Siam; en mai 1941, il fut mis en congé illimité, et rejoignit le séminaire où il reprit ses cours.

    Dans la nuit du 5 au 6 mai 1944, les Alliés bombardèrent Saïgon; le quartier du Séminaire fut touché. Dès le lendemain,les élèves du petit séminaire furent renvoyés pour un temps, dans leurs familles. Enfin, au début du mois d'août 1944, les cinq premières classes du petit séminaire reprirent leurs études à Cai-Nhum.

    Le 13 Juillet 1945,à Cai-Nhum, les japonais arrêtèrent MM.Boismery,Bellocq, supérieur du petit séminaire, Pouclet, professeur,Nhan et Sinh curé et vicaire de cette paroisse, accusés d'avoir hébergé et soigné trois marins français. Ils furent conduits à Vinh-Long puis enfermés à la prison provinciale de Can-Tho. Le 6 Août 1945,M.Pouclet fut mis dans les cages de la gendarmerie japonaise où il resta jusqu'au 14 aout 1945. Après avoir été placé en résidence surveillée au presbytère de Can-tho, il rentra à Saigon le 15 septembre 1945. En mars 1946, il partit en France pour son congé régulier.

    En Août 1946, le petit séminaire rouvrit ses portes à Saïgon. M. Pouclet regagna sa mission en novembre 1946, il retrouva sa chaire de professeur et devint préfet des études. Le 18 septembre 1950, il fut nommé supérieur de l'établissement et garda cette charge jusqu'en avril 1962. Il partit alors en France pour son congé régulier.

    Le 14 janvier 1963, il regagna Saigon. La direction et l'enseignement dans ce petit séminaire ayant été confiés au clergé viêtnamien, M.Pouclet prit avec Mgr. Piquet un engagement pour trois années scolaires, et il alla enseigner au petit séminaire de Nhatrang, les mêmes matières qu'il avait professées à Saigon. Il connut là les mêmes joies et les mêmes succès, car il était fort apprécié de ses élèves. Au terme de son contrat, il quitta Nhatrang, prit un bref \congé culturel" du 11 avril 1967 au 11 juillet 1967, et il revint enseigner le français à l'école Ste Thérèse de Cholon, dirigée par M. Paul Richard. Il y resta jusqu'à fin mai 1970, puis prit son congé régulier.

    Le 21 Novembre 1970, il repartit au Viêtnam. Mgr. Seitz l'engagea pour le service des hautes classes de son petit séminaire replié à Dalat, en raison de l'insécurité de la région de Kontum. Les élèves logeaient dans un foyer; ils allaient prendre les cours au Collège d'Adran, tenu par les Frères des Ecoles Chrétiennes. C'est dans cet établissement que M. Pouclet enseigna la littérature française de 1970 au mois de mars 1975. A cette date, les évènements politiques rendant la région de Dalat peu sûre obligèrent à évacuer rapidement vers Saigon, élèves et professeurs. Après un voyage pénible vers Nhatrang et par la mer, M. Pouclet arriva à Saïgon le 30 mars 1975 et le 4 avril suivant, il regagna la France par avion. La situation au Sud Viêtnam était telle qu'il n'était plus question d'enseigner.

    Après un temps de repos chez sa soeur à Nantes, Il remplaça durant le mois de Juin 1975, M.Leblanc Joseph à l'hôpital St. Jacques de Nantes. Puis il fut nommé intérimaire à l'hôpital de Fontenay-le-Comte où il passa un an. En Juillet 1976, on lui proposa d'assurer le service religieux dans le Foyer-Logement de Mareuil sur Lay. Il y resta jusqu'en octobre 1982.

    Des signes de fatigue et un comportement insolite se manifestant,on lui suggera de se retirer à la maison de retraite du Marilais destinée aux prêtres, ou mieux d'aller à Montbeton. Tout était prêt pour rejoindre Montbeton,quand, le 28 Novembre 1982, il dût être hospitalisé d'urgence à Luçon. Le docteur diagnostiqua un cancer au poumon, avec un commencement d'envahissement au cerveau. C'est là qu'il s'éteignit le 26 décembre 1982, à 0h25. Trois jours auparavant, en toute lucidité, il avait reçu le sacrement des malades. Ses obsèques eurent lieu à Mareuil le 28 décembre, suivies de l'inhumation au cimtière de cette ville.

    Passionné de littérature,M. Pouclet avait presque achevé un travail de recherche sur "le Christ dans la Littérature" et en avait commencé un autre sur "la Vierge dans la Littérature". Les conditions du départ de Dalat ne lui permirent pas d'emporter ces documents. C'était un philatéliste averti, un musicien connaisseur. Il jouait souvent de l'orgue à la cathédrale de Saigon. En 1937, il avait remonté cet instrument acheté d'occasion en France par M.Tricoire et destiné à la cathédrale de Saïgon. Mais surtout M.Pouclet fut un excellent professeur, aimé de tous ses élèves qui lui gardaient une affectueuse vénération, même si parfois il se montrait dur et exigeant.Il a consacré toute sa vie à la formation du clergé viêtnamien.
    POUCLET

    Paul

    (1909 - 1982)

    [3514]

    Références biographiques
    AME 1934 p. 127. photo p. 222. 1935 p. 253 (art.). CR 1934 p. 233. 1957 p. 52. 1958 p. 52. 1961 p. 54. 1962 p. 65. 1963 p. 73. 1964 p. 37. 1965 p. 73. 1966 p. 87. 93. 1969 p. 76. BME 1929 p. 576. 1934 p. 659. 660. 813. 892. 1936 p. 152 (art.). 1937 p. 884. 1938 p. 371 (art.). 579 (art.). 1940 p. 818. 1941 p. 348. 565. 693. 1948 p. 214. 219. 1949 p. 19. 1950 p. 203. 1951 p. 68. 499. 1954 p. 910. 1054. 1955 p. 370. 1956 p. 561. 1957 p. 266. 1959 p. 278. 979. 1961 p. 675. EPI 1962 p. 490. 1964 p. 235. 1966 p. 137. Enc. PdM. 2P2. ECM 1945 p. 254. 1946 p. 59. Hir. N° 112. 120. EC1 N° 179. 293. 444. 449. 564. 573. 654. 715. 726. 775. NS. 6/C3. 22P149. 32/C2. 37/C2. 38P49. 44P238. 52P147. 55P249. 64/C2. 65P211. 66/C2. 85/C2. p. 130. 131. 133. 90P305. 91P334. 170/C2. A-82/123ss.


    Septembre 1994
    Mémorial POUCLET Paul, Aimé, Marcel


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    • Numéro : 3514
    • Année : None