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Jean Marie Julien Eutrope POTTIER

[751]. POTTIER, Jean-Marie-Julien-Eutrope, né le 30 avril 1822 à Saint-Ouen-de-la-Rouërie (Ille-et-Vilaine), fit ses études au lycée de Rennes et au grand séminaire de cette ville, et fut ordonné prêtre le 30 mai 1850. Vicaire à Saint-Aubin-d'Aubigné, aumônier des troupes françaises à Rome, missionnaire dans l'île de Gorée où il fut curé de Sainte-Marie, il revint en France en 1858, et entra au Séminaire des M.-E. le 20 septembre de cette même année.
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    [751]. POTTIER, Jean-Marie-Julien-Eutrope, né le 30 avril 1822 à Saint-Ouen-de-la-Rouërie (Ille-et-Vilaine), fit ses études au lycée de Rennes et au grand séminaire de cette ville, et fut ordonné prêtre le 30 mai 1850. Vicaire à Saint-Aubin-d'Aubigné, aumônier des troupes françaises à Rome, missionnaire dans l'île de Gorée où il fut curé de Sainte-Marie, il revint en France en 1858, et entra au Séminaire des M.-E. le 20 septembre de cette même année.
    Il partit le 16 août 1859 pour le Coïmbatour, débuta dans le district de Dharapouram, et administra successivement Palghat et Wellington. Il construisit les églises ou chapelles de Matour, Naglour (Eglises, grav., Hist. miss. Inde, v, pp. xcix, ciii.) et Nerour. En 1869, il conçut le plan d'une Congrégation de Frères enseignants, et obtint de son évêque Dépommier l'autorisation de la fonder ; il n'y réussit pas. En 1873, il fut mis à la tête du district d'Atticodou. En 1877-1878, lors de la grande famine, il baptisa 1 200 païens. Epuisé et malade en 1892, il dut quitter la vie active ; il se consacra alors aux œuvres de charité.
    Il possédait à Wellington une propriété qu'en souvenir de son pays il avait nommé Armor villa ; il la donna pour qu'on y établît le sanatorium Saint-Théodore. Il mourut à Wellington le 15 juin 1902, et fut enterré dans le cimetière du sanatorium.
    Il avait vécu très pauvrement ; du riz assaisonné de poisson salé et de piment, avec une banane, tel était le menu ordinaire de ses repas. En voyage, il couchait par terre sur sa natte, et souvent le marchepied de l'autel de la paillote décorée du nom d'église lui servait d'oreiller. Les vieillards malheureux étaient l'objet de sa prédilection ; il les recevait chez lui, leur fournissait le nécessaire, les exhortait à se convertir, et s'il les voyait sourds à sa voix, il leur remettait une obole en leur disant : \ Quand tu seras plus malheureux et plus malade, reviens ici, tu seras nourri, soigné, dorloté, et aussi... enterré ; et le bon Dieu te donnera le bonheur sans fin. "
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1884, p. 148 ; 1885, p. 131 ; 1886, p. 217.
    Hist. miss. Inde, Tab. alph.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1902, p. 405.


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    • Numéro : 751
    • Année : None