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Joseph PONSOT

[377]. PONSOT, Joseph, originaire de Vy-le-Ferroux (Haute-Saône), où il naquit le 3 mai 1803. Il fit ses études à Luxeuil et au grand séminaire de Besançon, reçut la prêtrise le 19 septembre 1829, et entra au Séminaire des M.-E. le 28 octobre suivant. Parti pour le Se-tchoan le 21 janvier 1830, il ne put arriver dans sa mission qu'en février 1832. Après avoir étudié la langue à Tchong-king, il administra le district de Ho-pao-tchang, composé de 1 500 chrétiens dispersés dans 15 stations. Quelques années plus tard, en 1840, il dirigea le collège de Mou-pin.
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    [377]. PONSOT, Joseph, originaire de Vy-le-Ferroux (Haute-Saône), où il naquit le 3 mai 1803. Il fit ses études à Luxeuil et au grand séminaire de Besançon, reçut la prêtrise le 19 septembre 1829, et entra au Séminaire des M.-E. le 28 octobre suivant. Parti pour le Se-tchoan le 21 janvier 1830, il ne put arriver dans sa mission qu'en février 1832. Après avoir étudié la langue à Tchong-king, il administra le district de Ho-pao-tchang, composé de 1 500 chrétiens dispersés dans 15 stations. Quelques années plus tard, en 1840, il dirigea le collège de Mou-pin. Cette même année, le 28 août, Grégoire XVI, par le bref Cum ad augendam (Jus Pont. de Prop. Fid., v, p. 253), érigea le Yun-nan en vicariat apostolique, et par le bref Cum per similes (Ib., v, p. 254), du même jour, il confia au supérieur du Séminaire des M.-E. le soin de choisir un évêque pour la mission nouvellement créée. Après entente avec Mgr Pérocheau, Ponsot fut nommé vicaire apostolique et évêque de Philomélie. On raconte que, en recevant la nouvelle de sa nomination, il aurait prononcé ces paroles : Lætatus sum in his quæ dicta sunt mihi. C'est peut-être une légende. Il fut sacré le 12 juin 1843, à Tsong-king tcheou, par Mgr Pérocheau assisté de Renou, le futur apôtre du Thibet.
    La mission du Yun-nan comptait à cette époque environ 4 000 chrétiens habitant trente stations ; on donna au nouvel évêque, pour l'aider, un ou deux prêtres chinois. Ponsot se fixa à Long-ki, dirigea son vicariat, tout en administrant les chrétientés voisines de sa résidence, et commença l'établissement d'un séminaire. En 1846 ou 1847, il fit acheter une petite propriété à Yun-nan fou, afin d'y essayer la fondation d'une chrétienté. En 1849, il choisit pour coadjuteur J.-P. Chauveau. En 1850-1851, il fit la visite de tout son vicariat. Parti de Long-ki le 8 octobre 1850, il suivit cet itinéraire : Tchao-tong, Tchang-tsin, Lang-ngi-tsin, Ma-chang, Hoang-kia-pin, Yun-nan hien, Tchen-lan, Lo-fong, Ngan-ning ; le 28 février 1851 il était à Yun-nan fou ; il passa ensuite à Tchen-kiang, Kiu-tsin, Tchao-tong, Ko-koui, Ta-ouan-tse, et rentra à Long-ki le 6 mai 1851.
    En 1853, il fit construire un oratoire à Tchen-fong-chan, et y installa le séminaire qui y resta un certain nombre d'années.
    En 1860, il tint à Long-ki un synode, dont l'objet se divise en trois parties : 1° Des sacrements et de quelques coutumes chinoises sur l'adoption ; 2° De l'évangélisation des Chinois et des races chinoises ; de l'uvre des baptêmes d'enfants ; des séminaires ; 3° Des obstacles aux conversions : opium, prêts à intérêt ; il se termine par une exhortation à la patience et à la douceur envers les pénitents, et au zèle à supprimer les superstitions. Le texte de ce synode est demeuré manuscrit. Pendant toute cette période et les années qui suivirent, le Yun-nan fut en proie à la guerre civile par la révolte des Mahométans et des Man-tse contre la domination chinoise. Les pillages et les massacres désolèrent le pays. En 1858, l'évêque comptait dans la province plus de 500 000 victimes. Lui et plusieurs de ses missionnaires furent obligés de se fortifier dans leurs résidences, et de prendre des mesures pour la défense de leurs chrétiens.
    En 1864, le prélat perdit son coadjuteur, Mgr Chauveau, qui devint vicaire apostolique du Thibet. Il continua de diriger seul sa mission et ne quitta plus Long-ki. En 1873, il fit imprimer à Hong-kong une petite brochure, portant le titre de Missionariorum Enchiridion, et renfermant pour les ouvriers apostoliques des conseils dont la plupart avaient, paraît-il, été rédigés par le missionnaire Fenouil, qui devait être son successeur.
    Ponsot mourut à Long-ki le 17 novembre 1880. Il comptait 51 ans d'apostolat et 39 d'épiscopat. Pendant sa longue administration, son vicariat avait presque toujours été en proie à la guerre civile ; les uvres s'y étaient peu développées. Le nombre des chrétiens avait cependant augmenté ; en 1860, on en comptait 6 000 ; en 1870, 9 000 ; et en 1880, 13 427.
    Armes. - D'azur au monogramme des M.-E.
    Bibliographie. - Missionariorum in provincia Yun-nan Enchiridion. - Imprimerie de Souza et Cie, Hong-kong, 1873, in-12, pp. 21.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1872, p. 33 ; 1874 (janv.), p. 31 ; 1874 (déc.), p. 12 ; 1875, pp. 18, 19 ; 1876, p. 14 ; 1877, p. 17 ; 1879, p. 29 ; 1880, p. 38 ; 1881, p. 39 ; 1886, p. 164 ; 1911, p. 279. - A. P. F., vi, 1833-34, p. 519 ; vii, 1834-35, pp. 674, 676 ; xxix, 1857, p. 351 ; xliii, 1871, Statistique de la mission du Yun-nan, p. 98 ; xlvii, 1875. Pacification du Yun-nan, p. 242 ; l, 1878, Progrès du catholicisme, p. 238.
    A. S.-E., i, 1843-48, p. 328 ; iii, 1850-51, p. 561 ; v, 1853, p. 66 ; vi, 1854, p. 405 ; vii, 1855, p. 377 ; ix, 1857, p. 295 ; x, 1858, p. 427 ; xvi, 1864, p. 109 ; xvii, 1865, p. 90 ; xx, 1868, Résultats de la Sainte-Enfance, p. 307 ; xxi, 1869, p. 181 ; xxiii, 1872, p. 228 ; xxvi, 1875, p. 386 ; xxviii, 1876, p. 157 ; xxxii, 1881, p. 171.
    M. C., i, 1868, Persécution à Keou-ya-pin, p. 114 ; ii, 1869, L'expédition du Mékong, p. 31 ; Ib., p. 99 ; iii, 1870, p. 38 ; iv, 1871-72, Les rebelles, pp. 15, 75 ; v, 1873, p. 122 ; vi, 1874, Prise de Ta-li, p. 28 ; vii, 1875, pp. 88, 593 ; viii, 1876, p. 536.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Hist. miss. Thibet, Tab. alph. - Voy. d'Explor., p. 534. - Huit ans au Yun-nan, pp. 19, 20. - Vie de Mgr de Marion-Brésillac, p. 463. - Arm. des Prél. franç., p. 267.
    Collect., 1er juin 1845 : n° 1673 ; 5 juill. 1846 : n° 2099 ; 23 juin 1847 : n° 1453 ; 20 sept. 1854 : nos 384, 400, 1321.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1881, p. 105.


    • Numéro : 377
    • Année : None