Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

jean marie julien POIRIER

[1181]. POIRIER, Jean-Marie-Julien, naquit le 23 juin 1848 au hameau du Bignon, commune de Sainte-Colombe (Ille-et-Vilaine). Du grand séminaire de Rennes, il passa tonsuré au Séminaire des M.-E. le 6 septembre 1871, et fut ordonné prêtre le 20 septembre 1873. Parti le 5 novembre suivant pour la Cochinchine orientale, il commença sa formation apostolique à Trung-tin, dans le Quang-ngai, puis alla évangéliser les Bahnars, et résida à Ro-hai, ensuite à Kon-trang.
Add this
    [1181]. POIRIER, Jean-Marie-Julien, naquit le 23 juin 1848 au hameau du Bignon, commune de Sainte-Colombe (Ille-et-Vilaine). Du grand séminaire de Rennes, il passa tonsuré au Séminaire des M.-E. le 6 septembre 1871, et fut ordonné prêtre le 20 septembre 1873. Parti le 5 novembre suivant pour la Cochinchine orientale, il commença sa formation apostolique à Trung-tin, dans le Quang-ngai, puis alla évangéliser les Bahnars, et résida à Ro-hai, ensuite à Kon-trang.
    Rappelé en pays annamite, il fut, de 1877 à 1880, procureur de la mission ; en 1880, on lui confia le district de Phu-tuong, dans le Quang-nam, qui renfermait 12 chrétientés et 2 670 catholiques. Il y obtenait de consolants résultats, lorsque la maladie suspendit ses travaux. Après un séjour à Hong-kong, il administra le district de Vanban, dans le Quang-ngai ; les succès qui couronnaient ses efforts irritèrent les païens ; on arrêta quelques-uns de ses néophytes, et, quand il réclama, on l'assaillit à coups de bâtons et de lances. Remis en liberté, il continua ses travaux ; ce ne fut pas pour longtemps.
    En 1885, lorsque la conquête du Tonkin par la France excita contre les catholiques la haine des mandarins et des lettrés, la persécution éclata. Le village de Bau-goc, où Poirier habitait, fut cerné dans la nuit du 14 au 15 juillet. Le missionnaire, aussitôt prévenu, passa le reste de la nuit à confesser ses chrétiens et à les préparer à la mort ; il continua pendant la journée du 15 et la nuit suivante. Le 16, à deux heures du matin, il célébra sa dernière messe, y communia tous ses fidèles, puis, à l'aube il leur donna une absolution générale, dès qu'il vit les massacreurs se préparer à l'attaque. Il resta dans son presbytère à genoux, devant une image pieuse ; deux coups de feu l'atteignirent, et aussitôt les bandits se ruèrent sur son cadavre et le précipitèrent dans les flammes. Des 400 chrétiens qui étaient encore à Bau-goc, une douzaine seulement échappèrent au massacre.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1884, p. 103. - A. P. F., lvii, 1885, p. 351. - M. C., xvii, 1885, Sa mort, p. 385 ; xxi, 1889, p. 547. - Miss. Quinhon. Mém., 1907, ii-i, pp. [2 et suiv.]. - Sem. rel. Rennes, 1889, p. 345.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Nos miss., Notice, p. 207.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1885, p. 214.
    Portrait. - A. P. F., lvii, 1885, p. 327.


    • Numéro : 1181
    • Année : None