Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels

Dieudonné Charles PITON

[1902] PITON Dieudonné, Charles, est né le 12 novembre 1861 à La Pommeraye (Maine-et-Loire) dans le diocèse d'Angers. Entré laïc au Séminaire des Missions Etrangères le 13 septembre 1886, il y est ordonné prêtre le 28 septembre 1890 et part le 29 octobre suivant pour le Yunnan. Après l'étude de la langue chinoise, il est chargé en 1895 du district de Ta-Pin-tsé. La peste bubonique se répand alors dans le pays, et le P. Piton met sa paroisse sous la protection de la Sainte Vierge. En 1906, il établit le centre de son district à Mo-So-Yn, et de là sillonne toute la région.
Add this
    [1902] PITON Dieudonné, Charles, est né le 12 novembre 1861 à La Pommeraye (Maine-et-Loire) dans le diocèse d'Angers. Entré laïc au Séminaire des Missions Etrangères le 13 septembre 1886, il y est ordonné prêtre le 28 septembre 1890 et part le 29 octobre suivant pour le Yunnan. Après l'étude de la langue chinoise, il est chargé en 1895 du district de Ta-Pin-tsé. La peste bubonique se répand alors dans le pays, et le P. Piton met sa paroisse sous la protection de la Sainte Vierge. En 1906, il établit le centre de son district à Mo-So-Yn, et de là sillonne toute la région. En 1908, il ouvre plusieurs stations nouvelles, entre autres celles de Ly-Kiang, Yin-Long, Ho-kin et Kien-Tchouan. En 1910, suivant les instructions de Pie X, il encourage les chrétiens à la communion fréquente, et a la joie de voir le chiffre des communions annuelles quadrupler par rapport aux années précédentes. Ses efforts d'évangélisation sont peu à peu couronnés de succès: c'est ainsi qu'en 1912, il accueille 400 nouveaux catéchumènes. En 1913, il accuse 26 baptêmes d'adultes. Dans la nuit du 4 au 5 janvier 1924, une vingtaine de brigands enlèvent le P. Piton, après avoir incendié sa résidence et l'école de Mo-So-Yn. Malgré les souffrances que lui causent ses rhumatismes, il doit suivre ses ravisseurs à pied, puis à cheval, jusqu'à la montagne de Lo-pin-chan, située au sud-ouest de Louy-Kouy-Hien. Il faut alors parvenir un billet à son confrère, le P. Savin qui alertent les autorités provinciales. Des hommes de troupe sont envoyés pour le délivrer, mais en vain. Des pourparlers sont aussi engagés par le délégué du gouvernement provincial avec le chef des pirates, Yangytien, mais également sans résultat. A partir du 20 février 1925, le chef des pirates interrompt de lui-même les pourparlers. A défaut d'autre information le P. Piton est présumé mort le 31 décembre 1924.

    Références bibliographiques

    AME 1891 p. 292. 1900 p. 212. 1914 p. 120. 1921 p. 178sq. 1924 p. 112. 1925 p. 160. 1936 p. 245. 1938 p. 149. CR 1890 p. 219. 1895 p. 151. 1898 p. 113. 1905 p. 94. 1906 p. 102. 103. 1907 p. 135. 1908 p. 141. 1909 p. 11. 1910 p. 110. 1912 p. 142. 1913 p. 146. 1919 p. 48. 49. 1921 p. 52. 1924 p. 56sq. 1925 p. 63. 64. 197. 1933 p. 263. 320. 362. BME 1924 p. 113. 179. 249. 329. 457. 530. 597. 666. 730. 799. 1925 p. 50. 109. 168. 234. 300. 318. 366. 1926 p. 705. 1949 p. 517. MC 1924 p. 199. 1948 p. 10. RHM 1925 p. 605. 606. 1929 p. 449. EC1 N° 55. 66. 68. 76. 80. 82. 83. 85.



    • Numéro : 1902
    • Année : None