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Augustin PIERRE

[539]. PIERRE, Augustin, né le 8 août 1820 à Fontaine-Etoupefour (Calvados), entra laïque au Séminaire des M.-E. le 7 novembre 1844. Prêtre le 29 mai 1847, il partit le 1er août de la même année pour la mission de Pondichéry. Après un court séjour à Pratacoudi, il passa à Periavalatchéri. Il occupa ensuite successivement les postes de Atour, Paleam, Cottapaleam, Vadouguerpatti, Yeriour, Panikancoupam, Conancouritchy, Akkravaram. En 1851, il éleva un oratoire dans le district de Paleam.
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    [539]. PIERRE, Augustin, né le 8 août 1820 à Fontaine-Etoupefour (Calvados), entra laïque au Séminaire des M.-E. le 7 novembre 1844. Prêtre le 29 mai 1847, il partit le 1er août de la même année pour la mission de Pondichéry. Après un court séjour à Pratacoudi, il passa à Periavalatchéri. Il occupa ensuite successivement les postes de Atour, Paleam, Cottapaleam, Vadouguerpatti, Yeriour, Panikancoupam, Conancouritchy, Akkravaram. En 1851, il éleva un oratoire dans le district de Paleam. En 1855, il s'occupa de l'évangélisation du Colimaley ; mais, atteint de la fièvre, il dut s'éloigner pendant un certain temps de cette région insalubre. Quand il y retourna, en 1863, le même mal interrompit encore ses travaux.
    En 1865, étant revenu en France, il exerça provisoirement le ministère dans son diocèse, à La Cressonnière, puis dans la paroisse de Saint-Julien, à Caen. Il fit un appel en faveur de sa mission dans une brochure écrite par un de ses amis, et intitulée : Pacifiques conquêtes au XIXe siècle, relatant les bienfaits des missions. Il repartit de France pour l'Inde en juin 1866.
    Il renouvela ses tentatives d'apostolat parmi les habitants des montagnes, d'abord dans le Patchimaley où il alla en 1869, et dans le Colimaley en 1872. L'insalubrité du climat le força une fois de plus à s'éloigner. Il passa ensuite dans de nombreux districts ; nous ne pouvons les citer tous ; en voici quelques-uns : Panikancoupam, Cocoudi, Akkravaram, Cortampet, Irundai, Salem, Nelliancoulam, Erayour.
    En 1902, il tomba gravement malade et se rendit à Pondichéry, où il languit pendant plus d'une année. Le 21 octobre 1903 au soir, on lui fit comprendre qu'il allait paraître devant Dieu : \ Je vous remercie, dit-il, pour combien de temps pensez-vous que j'en ai encore ? - On ne peut pas savoir, vous pouvez aller jusqu'à demain matin. - Entendu, murmura-t-il, vous êtes bien bon, je vous remercie. " Le lendemain, 22 octobre, il expira. C'était un missionnaire de beaucoup de piété et de grande imagination, ayant plus d'initiative pour entreprendre des uvres, que d'habileté et de persévérance pour les faire réussir ou pour les entretenir.
    Notes bio-bibliographiques. - C.-R., 1889, p. 210. - M. C., xxv, 1893, p. 42. - Sem. rel. Bayeux, 1866, pp. 55, 66, 101, 286, 338, 506 ; 1867, p. 7 ; 1868, p. 725 ; 1869, p. 699 ; 1877, p. 553 ; 1878, p. 89 ; 1892, pp. 53, 215, 359 ; 1903, p. 734. - Sem. rel. Rennes, 1865-66, p. 209.
    Hist. miss. Inde, Tab. alph - Vingt ans dans l'Inde, p. 135.
    Notice nécrologique. - C.-R., 1904, p. 342.


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    • Numéro : 539
    • Année : None