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Paul François Augustin PERRIER

PERRIER Paul 1870-1916 Setchouan orienta CHINEl 2101. Paul, François, Augustin Perrier, né le 11 octobre 1870, aux Bouchoux (Jura), diocèse de Saint- Claude, fit ses études primaires dans sa paroisse et ses études secondaires au petit séminaire de Nozeroy. Il entra aux Missions Etrangères le 17 octobre 1889, fut ordonné prêtre le 1er juillet 1894 et reçut sa destination pour le Setchouan oriental. Parti le 15 août 1894, il arriva à Tchungking le 9 décembre.
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    PERRIER Paul 1870-1916
    Setchouan orienta CHINEl


    2101. Paul, François, Augustin Perrier, né le 11 octobre 1870, aux Bouchoux (Jura), diocèse de Saint- Claude, fit ses études primaires dans sa paroisse et ses études secondaires au petit séminaire de Nozeroy. Il entra aux Missions Etrangères le 17 octobre 1889, fut ordonné prêtre le 1er juillet 1894 et reçut sa destination pour le Setchouan oriental. Parti le 15 août 1894, il arriva à Tchungking le 9 décembre.

    Mgr Chouvelllon lenvoya étudier la langue chinoise dans une famille chrétienne à Pekochou, mais il ny fut pas très heureux. Près de lui, deux confrères, M. Zeller, supérieur du Probatorium et M. Landes, curé du district, adoucirent la rigueur de son isolement.

    Nommé vicaire de M. Désombe à Lytoupa, sous-préfecture de Chunshien, on lenvoya comme curé de Tchen kiaouan où il resta quatre ans à exercer son ministère.

    En 1898, les persécuteurs se déchaînèrent entraînant destruction des chrétientés, massacre dun prêtre indigène et de nombreux chrétiens, pillage des résidences des missionnaires. A Loeultin, dans les montagnes, un noyau de néophytes hésitant dans leur foi, le Père Perrier eut recours à Saint-Antoine de Padoue, promettant dériger une statue si cette foi se concrétisait ; le résultat fut probant, les conversions se multiplièrent permettant de créer un florissant district.

    En 1900, M. Perrier de retour à Lytoupa, comme curé de la paroisse, où il resta jusquen 1915, date de son départ pour la France. A Lytoupa, à deux lieues de la ville sous-préfecture, résident des descendants danciennes familles qui embrassèrent le catholicisme à la fin du XVIII° siècle. Révolte des Boxers que le vice-roi du Setchouan sut mater ; des relations de politesse sétablirent entre missionnaires et mandarins. De nombreux païens se convertirent, le Père Perrier les aida dans leur procès. Le protestantisme, très ancré dans cette région, donnait beaucoup de tracas aux missionnaires ; le Père Perrier, comprenant que sans instruction religieuse, les néophytes pouvaient retrouver un certain paganisme, envoya des vierges indigènes visiter les familles de catéchumènes mais ces femmes très exposées au milieu de ces païens, il fonda une école où ces vierges reçurent linstruction religeuse nécessaire à leur apostolat.

    Ayant besoin de collaborateurs instruits, il fonda, avec lagréement de lévêché, deux écoles, lune pour les classiques chinois, école qui reçut lestampille officielle du gouvernement, lautre pour les livres chrétiens et les catéchismes de persévérance, réussissant à avoir beaucoup de conversions. A Lytoupa, léglise agrandie, deux chasses contenant les reliques du bienheureux Simon Lieou, martyrisé à Chushien, furent sculptées. Le Père Perrier, à son arrivée à Lytoupa, établit lapostolat de la prière, puis la communion réparatrice du premier vendredi du mois. Ayant une mule pour voyager, il se rendait ainsi au chevet des malades et des mourants.

    Plusieurs événéments tragiques vinrent assombrir son ministère ; en 1905, deux élèves de lEcole normale se noyèrent dans le fleuve, en 1906, un rebelle tenta de brûler la Mission et de massacrer le Père Perrier. Grâce au mandarin, la révolte fut étouffée mais ces épreuves affectèrent le Père qui, à quarante ans, semblait un vieillard. Sa foi profonde le soutenait, il vouait une grande dévotion à lEucharistie et à la Sainte-Vierge et ses relations avec autrui étaient gaies, lévêque lui confia trois jeunes missionnaires afin de leur apprendre la langue et la vie apostolique.

    Bien que robuste, il tomba malade, souffrant de migraines et de dysenterie ; hospitalisé à lhôpital de Tchungking, les médecins diagnostiquèrent une dysenterie chronique. En 1914, au moment de la mobilisation, il souhaitait rentrer en France, les médecins ly autorisèrent en 1915, à la suite du conseil de révision, pour suivre un traitement quil ne pouvait avoir en Chine. Il partit le 8 décembre 1915 pour arriver à Marseille le 8 mars 1916. Il rendit visite à son père et décida de se soigner en Suisse. Arrivé à Lausanne, il fut hospitalisé dans une clinique le 18 mai. Malgré les soins, son état empira et il séteignit paisiblement le 7 septembre. Les obsèques eurent lieu à la chapelle de la clinique alors quà Lytoupa, les chrétiens se réunirent pour loffice des morts, en présence de toute la communauté.

    Références biographiques.
    An.ME.94P196 /10P272-273. -C.R.94 P304 /00P83 /01P95 /04P100 /06P81/08P84 /09P8992/10P88/10P8 8/11P77/12P99/13P111 /14P47 /16P65-,262+ /19P36 /121-21P185. B.ME.24P593


    • Numéro : 2101
    • Année : None