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Pierre Louis Marie PECKELS

[ 3463 ] PECKELS Pierre, Louis-Marie Missionnaire Moukden - Yingkow - Hwalien ------------- Pierre, Louis-Marie, PECKELS naquit le 14 juillet 1904, à Charleville, (Charleville-Mézières), diocèse de Reims, département des Ardennes. Son père, après des études de droit à Paris, se maria dans cette ville et eut un fils nommé Paul. Peu après son épouse décéda. Il revint à Charleville et se remaria en 1896. De ce second mariage naquirent huit enfants. Pierre était le sixième.
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    [ 3463 ] PECKELS Pierre, Louis-Marie

    Missionnaire

    Moukden - Yingkow - Hwalien

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    Pierre, Louis-Marie, PECKELS naquit le 14 juillet 1904, à Charleville, (Charleville-Mézières), diocèse de Reims, département des Ardennes. Son père, après des études de droit à Paris, se maria dans cette ville et eut un fils nommé Paul. Peu après son épouse décéda. Il revint à Charleville et se remaria en 1896. De ce second mariage naquirent huit enfants. Pierre était le sixième.

    De 1909 à 1921, ce fut le temps des études : primaires d'abord au collège Saint Rémi à Charleville, secondaires ensuite pendant la 1ère guerre mondiale, et dans des conditions défavorables, l'évacuation ayant conduit la famille à Rennes puis à Dijon. Au début de 1919, la famille revint à Charleville; Pierre continua ses études secondaires au collège Saint Rémi, passa son baccalauréat, et se dirigea vers le grand séminaire de Reims en octobre 1922.

    Sous-diacre le 11 juin 1927, diacre en décembre 1927, ordonné prêtre le 2 juin 1928, il fut affecté au petit séminaire diocésain comme surveillant pendant trois années scolaires. Sa santé s'étant amélioré, il demanda à son évêque et obtint l'autorisation de quitter le diocèse pour aller travailler dans les missions.

    Le 12 Septembre 1931, M. Peckels entra au séminaire des Missions Etrangères pour y accomplir une année de probation. Le 10 avril 1932, en tant que doyen de la communauté de Paris, il présenta les vux de \Bonne Fête", à M. Léon Robert, "l'ombre de Mgr.le Supérieur Général". Au soir du 29 juin 1932, il reçut sa destination pour le vicariat apostolique de Moukden (Mandchourie méridionale) qu'il partit rejoindre, le 18 septembre 1932. Il s'embarqua à Marseille à bord du paquebot "Général Metzinger" jusqu'à Kobé, puis sur un bâteau japonais jusqu'à Dairen, et enfin il termina son voyage en train.

    Le 15 novembre 1932, M. Peckels arriva à Moukden; pour apprendre le chinois, et faire sa formation missionnaire, il fut envoyé à Chan-tchoang-tse, chez M. Jean Chabanel, renommé pour son mépris du confort. Malgré un travail acharné et méthodique, il rencontra des difficultés dans l'étude de la langue; il compensa cet handicap par son zèle, et son dévouement légendaire. En juillet 1935, il fut nommé vicaire à San-t'ai-Tse, dans la plaine, au sud-ouest de Moukden. Cette paroisse, composée de "vieux chrétiens" avait résisté aux Boxeurs lors de la persécution de juillet-août 1900. Elle était administrée par M.Chometon, provicaire de la mission.

    En 1936, la santé de M.Pierre Cambon, procureur, donnant quelques inquiétudes, Mgr.Blois nomma M. Peckels assistant-procureur; ce dernier s'installa à Moukden. Il exerça ces fonctions pendant 10 ans, et se lia de profonde amitié avec M.Pierre Cambon ; il devint son infirmier, et déploya à son égard, et jusqu'à sa mort, le 5 janvier 1949, des trésors de charité et de délicatesse.
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    En 1946, M. Peckels quitta la procure, et fut nommé curé de Leaoyang, grande ville au sud de Moukden, sur la ligne du transmandchourien. Fatigué, après une année passée dans ce district de "vieux chrétiens fervents", il fut obligé de rentrer en France où il arriva le 9 juin 1947. Malgré la nouvelle situation politique en Mandchourie, il repartit le 30 avril 1948, parvint à Shanghai où il trouva un avion pour l'amener à Moukden.

    Affecté à la procure de la mission où il remplaça M. Eugène Chagny, il fut confronté à la famine organisée par les communistes et à leur entrée dans la ville de Moukden, le 1er novembre 1948. Par décret du 14 juillet 1949, par division de l'archidiocèse de Moukden, Rome créa le nouveau diocèse de Ying-Kow confié à Mgr. Vérineux. Ce dernier choisit M.Peckels comme vicaire général. Mais, ni l'un ni l'autre ne mirent le pied dans ce nouveau diocèse.

    A Moukden, jusqu'au 15 août 1951, ce fut un calme relatif auquel succédèrent arrestation, réclusion, interrogatoires, jugement par conseil de guerre, et expulsion. Le 22 octobre 1951. Mgr. Vérineux, M. Peckels et plusieurs autres confrères arrivèrent à Hong-Kong. Après un temps de repos à Béthanie, et une opération à l'hôpital de Hong-Kong, M.Peckels s'embarqua le 8 décembre 1951, sur le "Félix Roussel" à destination de Marseille où il arriva le 7 janvier 1952.

    Alors qu'il était vicaire auxiliaire à N.D. de Charleville depuis quelques mois, il reçut la visite de Mgr. Vérineux l'invitant à venir l'aider à fonder une nouvelle mission à Hwalien (Formose). M.Peckels répondit positivement à cette offre ; il fut affecté à cette nouvelle préfecture apostolique, en décembre 1952 ; le 30 janvier 1953, il s'embarqua à Marseille à bord du paquebot la "Marseillaise" pour Hong-Kong où il arriva le 24 février 1953, et y retrouva Mgr.Vérineux. Celui-ci le choisit comme vicaire délégué. Le 17 mars 1953, tous deux atterrirent sur l'aérodrome de Hwalien.

    M.Peckels organisa la procure de cette nouvelle préfecture apostolique, et fut chargé aussi du district et de la chrétienté de Ka-Lai-Wan, située à proximité de l'aérodrome. Sous son impulsion, ce district se développa très rapidement, nombreux furent les catéchumènes et les baptêmes, construction et bénédiction de chapelles. En janvier 1957, laissant à M.Ducotterd les livres de comptes, il quitta ses fonctions de procureur pour se consacrer entièrement à son district de Ka-Lai-Wan avec ses six chrétientés. En avril 1958, il fut nommé consulteur et vice-supérieur de la région de Formose.

    Nommé à la tête du district de Fenglin, à une trentaine de kms au sud de Hwalien, succédant à M.Duris, M. Peckels prit possession de son poste le 1er juin 1958; le 7 mai 1959, il inaugura un premier jardin d'enfants au village Amitsu de Fonsili, à proximité de la ville de Fenglin. En mai 1960, en raison de la tenue à Paris de l'Assemblée Générale, il remplaça M.Boschet dans ses fonctions de supérieur régional et de curé de la paroisse du Sacré-Cur, puis il endossa la charge de supérieur de la mission pendant l'absence de Mgr. Vérineux. Le 25 août 1960, il présida le concours inter-district de catéchisme, et remit la coupe du vainqueur au district de T'ien-P'u. Lors des fêtes de Noël 1960, il visita les militaires basés dans l'île de Quemoy. Le 2 février 1961, ayant regagné son poste de Fenglin, il organisa un catéchuménat pour les soldats en traitement à l'hôpital militaire.

    Après un congé en France du 7 janvier 1962 au 30 janvier 1963, il retrouva son district de Fenglin avec ses six chrétientés amitsu totalisant alors 1.196 fidèles. Le 25 mai 1964, les deux premières recrues amitsu firent profession dans l'Institut Sainte Marthe. En 1965, il ouvrit un nouveau poste, et bâtit un nouveau centre paroissial, et ajouta à ses fonctions, celle d'économe régional.

    A son retour de congé en France du 21 avril 1969 au20 janvier 1970, M.Peckels fut affecté à la paroisse Saint François-Xavier dans la banlieue nord de la ville de Hwalien. Il reconstruisit chapelle et résidence. Mais peu après, il sentit ses nerfs craquer; il se vit contraint à rentrer en France où il arriva le 7 août 1976.

    Il se retira à Lauris. Refusant de rester inactif, il fit des copies en braille pour l'Institut des Jeunes Aveugles de Paris. Il accepta de faire des remplacements dans des communautés ou des hôpitaux. Pendant l'été de 1977, il avait promis de remplacer l'aumônier chez les Frères à N.D.de la Blache, non loin de Pont Saint Esprit. C'est de là qu'il revint à Lauris, le 27 juin 1977 au soir, sans doute pour prendre quelques affaires. Il signala son retour, gagna sa chambre, mais ne vint pas au repas du soir. Le lendemain matin, il ne parut ni à la messe ni au petit déjeuner; le Supérieur de la maison le trouva étendu sur le plancher de sa chambre. Il avait été subitement terrassé sans avoir eu le temps d'appeler.

    Ses funérailles furent célébrées à Lauris, et présidées par M. Claude Roy, supérieur régional de Formose, en congé en France.


    (3463) PECKELS Pierre, Louis-Marie

    Notices biographiques. - AME 1931 p. 138. 1932 p. 141, 246. 1935 p. 144. - CR 1932 p. 311. 1951 p. 21. 1952 p. 23. 1954 p. 22. 1958 p. 36. 1961 p. 40. 1962 p. 49. 1963 p. 59. 1964 p. 30. 1965 p. 55. 1966 p. 61-2. 1967 p. 49. 1968 p. 135, 236. 1969 p. 51-3-4. 1974-76 p. 93-4. - BME 1932 p. 694, 722, 969. 1933 p. 46-7. 1934 p. 488. 1935 p. 575. 1939 p. 727 ph 786. 1949 p. 508. 1950 p. 190 ph. 1951 p. 219-20, 646, 707. 1952 p. 48, 59, 131. 1953 p. 68, 218-21, 385, 475, 575, 779, 888, 991. 1954 p. 263-64, 473, 507-66, 781, 1124. 1955 p. 37, 341, 454, 538 ph 777, 899, 1084. 1956 p. 69, 164-65, 355, 554, 777, 978 ph . 1957 p. 352, 463, 756-57. 1958 p. 68, 174, 255, 559-60, 851-54, 973. 1959 p. 264, 630-31, 973, 422 ph. 1960 p. 458, 637, 723, 833. 1961 p. 150, 309, 492, 859. - EPI 1962 p. 399. 1963 p. 270. 1964 p. 418-22, 708-13. 1965 p. 117, 251. - EC1 n° 219-47-52, 455-62-81, 507-11-28-32, 640. - EC2 n° 20C2 p. 171. 24 p. 302. 28 C2. 31 p. 147. 35 p. 274. 84 p. 108. 100 C2. 110C2. 176/585. - MASIE 1951 p. 188. 1953 p. 32. 1954 p. 372. - MEM 1977 p. 45.

    Mémorial PECKELS Pierre, Louis, Marie page 3
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    • Numéro : 3463
    • Année : None