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Etienne PAUMARD

[52]. PAUMARD, Etienne, né vers 1640 à Laval (Mayenne), partit le 17 janvier 1676 du Séminaire des M.-E. pour le Siam. Il eut beaucoup de peine à apprendre la langue et ne la parla jamais bien ; il rendit cependant des services par sa charité et ses connaissances médicales. Il soigna le roi du Siam et son premier ministre, Constance Phaulcon, ainsi que plusieurs grands mandarins, et les malades d'un hôpital établi à Juthia. On lui donna pendant quelque temps le titre d'aumônier de Constance Phaulcon. Chargé de la paroisse de Mergui, il y construisit une petite église.
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    [52]. PAUMARD, Etienne, né vers 1640 à Laval (Mayenne), partit le 17 janvier 1676 du Séminaire des M.-E. pour le Siam. Il eut beaucoup de peine à apprendre la langue et ne la parla jamais bien ; il rendit cependant des services par sa charité et ses connaissances médicales. Il soigna le roi du Siam et son premier ministre, Constance Phaulcon, ainsi que plusieurs grands mandarins, et les malades d'un hôpital établi à Juthia. On lui donna pendant quelque temps le titre d'aumônier de Constance Phaulcon. Chargé de la paroisse de Mergui, il y construisit une petite église.
    En 1688, lors de l'insuccès de l'expédition française commandée par Desfarges, il fut, avec Chevreuil qui était souffrant, le seul des missionnaires français laissé en liberté, parce qu'il avait guéri un mandarin d'une très grave maladie ; il en profita pour envoyer des provisions aux prisonniers : prêtres, soldats ou commerçants. Il mourut peu après, le 20 octobre 1690, à Juthia, et fut enterré près de Geffrard et de Monestier, dans l'église des Jésuites portugais, dit B. Vachet. Le premier Mémorial, p. 353, cite ce pieux extrait d'une de ses lettres adressée aux directeurs du Séminaire des M.-E. : \ L'expérience que je fais du ministère évangélique ne conserve pas seulement l'estime que vous m'en avez inspirée, elle l'augmente même chaque jour d'une manière très consolante et très sensible. L'esprit humain ne saurait exprimer ni concevoir les grâces surabondantes, que la divine bonté fait à ceux qui n'ont d'autre désir, ni d'autre ambition, que de chercher et d'étendre le royaume de Dieu et sa justice, et qui s'abandonnent avec une pleine confiance à la conduite de sa Providence. "
    Notes bio-bibliographiques. - Relat. des miss. et des voy. 1676-1677, pp. 168 et suiv., 207 et suiv., 240.
    Hist. gén. Soc. M.-E., Tab. alph. - Lett. à l'év. de Langres, p. 277. - Hist. de l'ét. du Christ., ii, pp. 298 et suiv. - Journ. du voy. de Siam, pp. 239, 266, 310, 364. - Hist. du roy. de Siam, ii, pp. 190, 196. - Un avent. à Siam, p. 29. - Descrip. du roy. Thai, ii, pp. 162 et suiv., 187 et suiv. - Collect. des Mém., lxiii, p. 331.


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    • Numéro : 52
    • Année : None